Les Chemins de la Liberté

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Titre Original : The Way Back

De : Peter Weir

Avec Jim Sturgess, Colin Farrell, Ed Harris, Saoirse Ronan

Année: 2011

Pays: Etats-Unis, Pologne, Emirats Arabe Unis

Genre : Aventure

Résumé :

En 1940, une petite troupe de prisonniers décide de s’évader d’un camp de travail sibérien.
Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet enfer ne sera que le début de l’aventure…
Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi puis les sommets de l’Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine.
Certains s’arrêteront en chemin, d’autres ne survivront pas aux épreuves. L’Inde – alors sous contrôle anglais – est le but ultime.
Mais la route est longue, les rencontres risquées, les conditions physiques épouvantables, et chacun a ses secrets…

Avis :

Peter Weir, c’est un cinéaste australien qui tourne très peu, mais qui vise bien souvent, pour ne pas dire tout le temps, juste. Sa filmographie est peuplée d’œuvres fortes, intenses, et démesurées. Quand je pense à Peter Weir, je ne peux que penser à des films comme « Le Cercle des poètes disparus« , « The Truman Show » et « Master & Commanders » qui sont d’excellents films, et les deux premiers sont même passés au rang de culte.

Son dernier film en date, c’est « Les chemins de la liberté« , un film que je définirais comme majestueux, aussi bien dans sa forme que par son sujet, original et inédit. Pour voir ce film, il aura fallu être patient, car Peter Weir tournant peu, le réalisateur aura mis huit années avant de faire son retour. Mais ce retour s’avère payant, puisque son film, quoiqu’un peu long, est d’une beauté à la hauteur des espérances.

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1940, dans un goulag quelque part en Sibérie, une bande de prisonniers arrive à s’évader. Pour ces hommes venus de tous horizons et injustement arrêtés, cette évasion signifie la liberté. Mais s’échapper de ce camp n’est que le début d’une très longue aventure. Car pour fuir le communisme, il va leur falloir parcourir plus de dix mille kilomètres à pied. Un voyage qui va les emporter des forêts glacées de Sibérie au désert aride et brûlant de Gobi. Puis de la Chine jusqu’au pied de l’Himalaya pour enfin finir en Inde. Cette évasion, une nuit de tempête, n’était alors que le commencement d’un dur chemin vers la liberté.

Ce que j’adore dans ce film, c’est l’histoire que Peter Weir a décidé d’aborder. Quand on y pense, la plupart des films ayant pour sujet la Seconde Guerre Mondiale traite avant tout de l’horreur du nazisme, mais peu de films abordent les méfaits du communisme, car le communisme à lui aussi fait ses camps de concentration, et je trouve qu’on n’en parle pas beaucoup. Peut-être parce que le sujet est plus dur, plus casse-gueule et moins connu. Quoi qu’il en soit, Peter Weir a décidé de le mettre en lumière, même si son film sera avant tout une fuite et une survie au travers un périple éprouvant.

Son scénario est très simple, mais de toute beauté, cette histoire de survie que nous raconte le réalisateur est prenante. Elle est faite de courage, d’espoir, de sacrifices, et même d’amour et de pardon. Alors que ce n’est pas le sujet du film, qu’elle n’est pas vraiment abordée, la motivation principale d’un des personnages pour sortir et se sauver de ce goulag, c’est l’amour. Et c’est vraiment touchant, car le réalisateur n’appuie aucunement sur cet aspect qui finit par s’imposer de lui-même. Le seul petit problème que j’aurais avec ce film, c’est qu’il est parcouru de longueurs. Comme il nous raconte une histoire vraie, le réalisateur ne se permet pas de réinventer les éléments de ce périple et dans un sens, il n’est pas arrivé grand-chose aux protagonistes, et le film est une succession d’endurance physique et mentale qui créée un certain suspens, mais créée aussi des longueurs, car il ne se passe pas grand-chose. Mais le problème ne vient pas du film, mais plutôt de nous. Habitué à ce que tout aille vite, qu’on ait tout, tout de suite, le fait que ce film prenne le temps de l’endurance, et ainsi prend le temps de montrer le temps qui passe et les kilomètres parcourus, fait que la sensation de longueur peu apparaître alors que le montage est bon.

Ce qui fait l’une des grosses forces du film et qui nous entraîne complètement dedans, c’est la beauté de ces paysages que Peter Weir nous fait traverser. Le réalisateur nous immerge dans la Sibérie menaçante ou dans le désert étouffant. On est dépaysé, le réalisateur nous fait voyager avec ses personnages et on peut nous aussi s’émerveiller devant la puissance de l’Himalaya.

Peter Weir choisit toujours ses castings avec soin et ici, c’est encore le cas, puisqu’il mélange acteurs connus, même très connus, et comédiens dont on ne connaît le visage et le tout forme une excellente brochette d’acteurs menée par un Jim Sturgess convaincant et très touchant dans sa détermination. Le reste du groupe est composé d’Ed Harris en vieux grincheux, Colin Farrell en brute sadique, mais pas tant que ça au final, Gustaf Skarsgard en amuseur de la galerie, Alexandru Potocean en artiste un peu rêveur et enfin au milieu de tous ces hommes, il y a la belle et innocente Saoirse Ronan. L’actrice est une belle bouffée d’air frais face au drame de l’histoire.

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En conclusion, Weir nous offre un bon film en guise de retour. Un film aussi majestueux que ses paysages. Un film peut-être un peu long sur certains passages, mais le film est une vraie leçon de courage qui démontre que tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie et que malgré les souffrances endurées, malgré le parcours interminable, la vie vaut le coup d’être vécue.

Note : 15/20

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Par Cinéted

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