Ghost Stories

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But du Jeu :

« Wu-Feng, Le Seigneur des Neufs Enfers a localisé l’urne funéraire qui contient ses cendres. Ses hordes marchent déjà sur le petit village de l’Empire du Milieu qui les cache. »
Les joueurs, des prêtres taoïstes, vont devoir protéger le village de l’armée des ombres qui se prépare à l’envahir. Chacun d’entre eux est doté de pouvoirs spéciaux spécifiques qui vont l’aider dans cette mission.
Le village est représenté par neuf tuiles qui représentent autant de lieux différents. Autour sont disposés les plateaux de chaque joueur où apparaîtront les fantômes sur les emplacements prévus à cet effet.

Avis :

Dans l’univers du jeu de société, il y a un modèle qui s’est fortement développé, c’est la coopération. Avec de gros jeux comme Horreur à Arkham ou encore Les Demeures de l’Epouvante, la coopération donne une dimension vraiment intéressante, qui permet aux amis de ne plus s’affronter, mais d’avancer ensemble vers un même but. Et, personnellement, je ne peux qu’applaudir ce but, ce message fédérateur, qui permet aux gens d’être ensemble et non plus de se faire la guerre ou de se tirer la bourre. Mais attention, la compétition est bien là puisqu’il faut vaincre un adversaire immatériel, le jeu en lui-même. Ce style a déjà fait ses preuves avec Les Chevaliers de la Table Ronde ou encore Sherlock Holmes Détective Conseil. Maintenant, ce que l’on peut remarquer, c’est qu’il faut une ambiance forte, un thème attirant. Ghost Stories s’en sort remarquablement bien, avec un univers japonais médiéval, peuplé de fantômes et autres esprits démoniaques à chasser. Alors êtes-vous prêts à défourailler de l’ectoplasme ?

Le but du jeu est très simple, mais il contient beaucoup de subtilités et les manières de jouer sont très différentes. Pour gagner, il suffit de battre le boss, qui se trouve dans une pile de fantômes que l’on pioche au fur et à mesure. Bien entendu, il faut survivre à l’attaque des différents monstres jusqu’au boss qu’il faut battre. Jusque là, rien de bien complexe. Mais le jeu va allier plusieurs éléments, qui en font un jeu complet où les choix seront très difficiles. En effet, le plateau se compose de neuf tuiles qui font des effets, comme guérir, ressusciter, affaiblir une catégorie d’esprits, etc. Mais sur ces tuiles, se trouvent des familles de villageois qu’il faut sauver. Si on arrive à sauver toute une famille, on gagne un objet qui donne des bonus. Seulement, autour du plateau, il y a les tuiles joueurs avec des couleurs (jaune, bleu, vert et rouge). A chaque tour, on pioche une carte fantôme et on la pose sur la case correspondant à la couleur. Les fantômes sont de plusieurs espèces comme les dévoreurs, les hanteurs ou encore les indestructibles. Et ces vilains esprits peuvent tuer des villageois se trouvant sur les tuiles. Du coup, il devient très difficile de gagner des armes bonus ou de sauver toute une famille. Mais c’est aussi dans ces moments-là que le jeu en coopération prend toute son ampleur. Car chaque joueur incarne un ninja avec un pouvoir bien défini. Par exemple, le joueur rouge peut se déplacer où il veut sur le plateau et non pas d’une case, alors que le joueur bleu peut faire deux actions au lieu d’une seule, ou encore le vert peut relancer les dés une fois. Bref, on a de quoi buter les fantômes, encore faut-il être chanceux aux dés. Pour les tuer, il faut lancer des dés de couleur, et tomber sur la couleur correspondant au monstre. Chaque monstre possède un certain nombre de points de vie et il faut donc autant de couleur pour l’exterminer. Bien entendu, des jetons bonus peuvent être récoltés et aident grandement à la tâche. Bref, le jeu est vraiment simple malgré toutes les règles et les actions possibles, mais ce qui le rend vraiment simple, c’est la coopération, permettant de réfléchir ensemble et d’anticiper les prochains coups. Mais attention, ce n’est pas pour autant que le jeu est simple, car tout joueur ne possède que 4 points de vie, et ils partent très vite si l’on rate ses jets de dés ou si l’on est vraiment malchanceux.

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Au niveau du matériel, c’est vraiment du bon boulot et on peut aisément remercier Repos Productions pour les jeux qu’ils sortent en ce moment et qui sont vraiment de très bonne qualité, un peu comme Days of Wonder. Le plateau de jeu avec les neuf tuiles est très pratique, et surtout les quatre plaques joueurs qui permettent une meilleure lisibilité des cartes monstres. Au niveau des jetons et des figurines en plastiques, là aussi, c’est plutôt pas mal, joli et clair. D’ailleurs, les figurines de l’extension Black Secrets sont sublimes. Par contre, puisqu’il faut trouver des défauts quand même, on pourra surement regretter les différents logos qui parsèment le jeu, rendant parfois leur compréhension un peu difficile pour les néophytes, surtout sur les cases de villages ou sur les gros monstres. Bon cela n’est pas calamiteux non plus, mais parfois un retour aux règles s’imposent et c’est pénible. Le jeu en lui-même ne semble pas trop difficile, assez équilibré car en deux parties, j’en ai gagné une et perdu une, donc, contrairement au jeu Les Chevalier de la Table Ronde, Ghost Stories semble un peu mieux fichu de ce côté-là.

Au final, Ghost Stories est un très bon jeu de coopération avec un impact visuel fort et une ambiance peu commune dans le monde des jeux de société. Si vous aimez les jeux de coopération, alliant chance, stratégie et dialogue pour répartir les tâches, alors ce jeu st pour vous. Par contre, si vous aimez faire des coups de pute à vos collègues, alors il vaut mieux éviter ce genre de plateau qui propose vraiment une entente cordiale pour vaincre le boss. Bref, un jeu vraiment attractif avec un bon gout de reviens-y, et les dernières cartes bonus avec des monstres comme Chuck No-Rice ou la parodie de Steven Seagal, c’est un régal ! (et voilà que je fais des rimes maintenant…)

Note : 17/20

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