La Nuit des Morts-Vivants

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Auteurs : Jean-Luc Istin et Elia Bonetti

Editeur : Vents d’Ouest

Genre : Horreur

Résumé :

Le jour d’Halloween, Lizbeth quitte son mari et ses deux enfants pour accompagner son frère, Leland, à la sacro-sainte visite de la tombe où sont enterrés leurs parents adoptifs. Mais à peine arrivent-ils au cimetière qu’ils se font attaquer par un groupe de morts vivants ! Après une longue course-poursuite, Lizbeth et Leland trouvent refuge dans un hôtel sordide qui va se révéler être le seul rempart contre une horde de zombies avides de chair fraiche. Car l’épidémie s’est généralisée et plusieurs grandes villes sont déjà dévastées. Pas sûr que Lizbeth arrive à retrouver son mari et ses enfants en vie…

Avis :

S’il y a bien un thème récurrent dans la culture occidentale, c’est le zombie. Mangé à toutes les sauces, le zombie est au cinéma, en jeux vidéo, dans la littérature, à la télévision et parfois il inspire les musiciens pour écrire des morceaux ou avoir des noms de groupes qui déchirent (Zombies Eaters). Malheureusement, il faut avouer que depuis quelques temps, le zombie se répète sans cesse et ne propose pas vraiment de nouveautés. La preuve en est faite avec la dernière saison mi-figue mi-raisin de The Walking Dead (sans parler des comics qui se traînent) ou encore tous les films de série Z qui sortent par pelle dans les bacs à DVD. Il faut dire qu’il est difficile de passer derrière George Romero qui a posé les bases avec La Nuit des Morts-Vivants. Souvent repris, on trouve des suites non officielles et des remakes qui font très mal aux yeux. Cette fois-ci, c’est un scénariste français qui s’y colle avec un dessinateur italien pour proposer une nouvelle vision du célèbre chef d’œuvre de Romero.

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Lizbeth part avec son frère le jour d’Halloween pour se recueillir sur la tombe de ses parents adoptifs. Malheureusement pour eux, ils tombent sur une horde de zombies et partent se réfugier dans un immense hôtel. Sur la route, ils rencontrent Dante et Téo et font équipe pour lutter contre les zombies. Arrivés à l’hôtel, ils tombent sur le gérant, complètement fou, qui a décidé de tuer quiconque s’aventurait trop près. De son côté, le mari de Lizbeth, avec son fils et sa fille encore bébé, décide de partir à la recherche de sa femme, au milieu des zombies.

Rien de bien neuf donc dans cette réécriture signée Jean-Luc Istin, aussi dessinateur sur des séries comme Les Brumes d’Asceltis. Ici, il essaye de mettre l’histoire du film dans un contexte contemporain avec téléphones portables et toute la technologie actuelle. On retrouve la fameuse scène du cimetière, un peu plus dantesque que celle du film, avec beaucoup de zombies et la maison semble remplacée par un immense hôtel. Le principal changement provient de la quête du père avec ses enfants pour retrouver sa femme. Et si cela est plutôt intéressant en termes de dynamique et d’aspect gore et dramatique, il reste tout de même un léger doute sur la vraisemblance d’une telle quête. Pourquoi va-t-il mettre la vie de ses gosses en danger pour retrouver sa femme. Malheureusement, même s’il l’aime plus que tout, il essaye de mettre ses enfants à l’abri non ? Mais ne soyons pas mauvaise langue, l’histoire est tout de même stressante, surtout du point de vue du père qui a la lourde tâche de sauver sa progéniture, complètement inoffensive.

Du point de vue des personnages, il manque aussi quelques petites choses. Si le film se basait sur les actions débiles des hommes ainsi que sur le racisme, il n’y a point de noir ou d’autres ethnies dans ce récit. Alors certes, ce n’est que le premier tome, mais il manque réellement une dimension sociale ou politique à cette histoire. Si on retrouve l’aspect « l’homme est la pire des créatures » à travers les actes du gérant de l’hôtel, cela reste bien trop gros, voire inutile, car déjà vu dans des millions d’adaptations. Le dessin d’Elia Bonetti est assez bluffant, dans un style assez réaliste. Les dessins sont dynamiques, le trait est assez nerveux, mais on regrettera peut-être un aspect un peu trop clinique, mais cela est sûrement dû à la colorisation numérique. On reste tout de même dans du grand art, maîtrisé et plutôt bien pensé.

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Au final, La Nuit des Morts-Vivants version Istin et Bonetti ne réserve aucune surprise sur son déroulement. L’intrigue reste cousue de fil blanc et la seule question est de savoir si le père va réussir à retrouver sa femme tout en gardant ses petits enfants en vie. Seulement si cela apporte un élément dramatique à l’histoire, les raisons sont assez discutables. Un premier tome néanmoins nerveux et plaisant à la lecture mais qui ne laisse pas un souvenir impérissable. Reste à savoir ce que va donner la suite.

Note : 13/20

Par AqME

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