octobre 24, 2020

Le Profiler

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Titre Original : When the Bough Breaks

De: Michael Cohn

Avec Ally Walker, Martin Sheen, Ron Perlman, Tara Subkoff

Année: 1993

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller

Résumé:

La détective Ally Walker enquête sur une série de meurtres d’enfants….

Avis:

Michael Cohn, un nom complètement inconnu ou presque. Il faut dire que le réalisateur américain n’aura pas brillé, malgré le fait qu’il ait quand même dirigé Martin Sheen, Sigourney Weaver, Sam Neil, ou Ron Perlman et Ally Walker. Le réalisateur qui a commencé en 1993 avec ce film n’a ensuite réalisé qu’un seul autre film sorti en 1997 et qui était une relecture horrifique de « Blanche Neige« , appelée « Blanche-Neige : Le plus horrible des contes« . C’est donc une carrière presque morte avant même de naître et vous n’en saurez pas plus, car il m’est impossible de trouver plus de documentations sur le réalisateur et le pourquoi de cet arrêt soudain, alors que ses deux films, sans être incroyables, sont efficaces et honnêtes.

La seule raison qui m’ait donné envie de découvrir ce film est la ressemblance évidente, frappante même, du film de Michael Cohn avec la série du même nom créée par Cynthia Saunders, avec Ally Walker à sa tête et qui est sortie trois ans plus tard. D’ailleurs, j’étais certain de trouver une sorte de préquel à la série que j’aime, mais non, même avec ses ressemblances frappantes, c’est bien un petit thriller honnête et bien foutu que j’ai trouvé et qui n’a rien à voir avec la série du même nom, si ce n’est que peut-être le scénariste a dû s’en inspirer…

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Alors que deux jeunes gens font la fête un soir de Juillet 1993 à Houston, ils tombent sur une main d’enfant coupée. Alertant les autorités, très vite, les policiers vont déterrer plusieurs autres mains avec toutes un chiffre marqué à l’intérieur de la paume. La police locale n’a pas souvent à faire à ce genre d’événement et bientôt le bureau d’enquête supérieur leur envoi l’enquêtrice Audrey McLeath. La jeune femme est une spécialiste des comportements criminels et est capable de définir le type d’individu recherché avec très peu d’éléments. Très vite, Audrey découvre un lien étrange entre ces mains retrouvées et Jordan, un jeune adolescent interné dans un hôpital psychiatrique.

Des meurtres qui font froid dans le dos, une enquête nébuleuse, une enquêtrice qui a de l’instinct, la même actrice principale pour le même métier, allant même pousser le bouchon jusqu’à porter le même titre, en me lançant dans ce « Le profiler« , j’étais presque à la maison. Un peu trop même, car j’avais peur que le film n’arrive pas à trouver sa place par rapport à la série, mais ce ne sera pas le cas, car le film me fait la surprise de n’avoir aucun rapport avec la série, ce qui fait que j’ai pu déguster ce petit thriller de manière complètement vierge.

À la découverte de « Le profiler« , même s’il est très influencé par « Le silence des agneaux« , la première chose qui me vient en tête, c’est que le film ressemble à beaucoup d’autres films dans son genre. Mais, même s’il ne se démarque pas des autres, ce n’est pas pour autant qu’il en sera mauvais. Bien sûr, on aura vu beaucoup mieux, mais on peut dire que l’on a vu bien pire. Ce petit film sera donc une enquête plutôt bien foutue et qui n’aura aucune prétention à réinventer le genre dans lequel elle navigue. Le réalisateur respecte les codes du genre, distille au compte-goutte ses indices et arrive à nous tenir en haleine jusqu’à la fin de son film. Si le film a des défauts, qu’il a même des incohérences assez grosses dans le scénario, il va se rattraper sur les vingt dernières minutes qui seront saisissantes, aussi bien dans l’intrigue, que dans la mise en scène. Ces vingt dernières minutes sont même si bien dans leur tension, qu’on est en droit de se demander si c’est le même réalisateur qu’il y a derrière la caméra. Alors que le film restait sympa avec ses erreurs, mais qu’il n’était pas forcément prenant, en une « infiltration », une découverte, la tension monte d’un coup et devient presque insoutenable et j’ai franchement adoré ce retournement de situation. Dommage que tout le film n’ait pas été ainsi, sinon il aurait pu donner quelque chose de carrément dément.

J’ai bien accroché aussi avec l’ambiance qui est sur tout le long respectable. Encore une fois, ce n’est pas incroyable, mais ça reste bien fait, sombre, mystérieux comme on aime trouver dans ce genre de film. Michael Cohn fait simple, ça fonctionne plutôt bien et c’est déjà ça. Bien sûr, on aurait aimé plus, mais au moins ici, il fait le minimum, et même avec les erreurs, ça reste sympa à suivre.

Enfin, le film est tenu par Ally Walker, qui trouve là un rôle plus que similaire à celui qu’elle va tenir dans la série « Profiler« . Nul doute de préciser que l’actrice est parfaite dans le rôle, ce qui en fait un élément terrible, mais aussi l’un des principaux défauts du film aussi, puisque hormis Tara Subkoff, qui incarne le jeune garçon interné, on ne verra qu’elle dans le film. À croire que le scénariste s’est vraiment concentré sur l’écriture de ce personnage et a oublié de développer les autres. Et d’un coup, on se retrouve avec de très bons acteurs, mais complètement sous exploités. Je pense notamment à Martin Sheen, Robert Knepper ou Ron Perlman, qui est quasi inexistant alors que son rôle a une grande importance.

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Donc ce « Le profiler » est loin d’être un grand film, il a pas mal d’erreurs, pas mal de maladresses, mais pourtant, je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment devant. Et au contraire, je l’ai trouvé plutôt sympa, j’étais content de trouver un film qui n’ait rien à voir avec la série. Content aussi de retrouver cette actrice, Ally Walker, que j’aime bien et qui est si rare. Et puis il y a ces vingt dernières minutes, qui à elles seules valent vraiment le coup d’œil.

Note : 12/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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