Mes Héros

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De : Eric Besnard

Avec Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Clovis Cornillac, Pierre Richard

Année : 2012

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

Maxime est un chef d’entreprise qui fait des heures supplémentaires pour sauver sa compagnie d’ambulances au risque de sacrifier sa femme et ses enfants. Apprenant que sa mère est en garde à vue, il va la sortir de prison… et se le fait aussitôt reprocher. Olga, sa mère, est en effet une femme de caractère. Il apprend qu’elle s’est à nouveau disputée avec son père et décide de la ramener chez elle. C’est l’occasion pour Maxime de passer un week-end loin de ses responsabilités. Chez ses parents, deux sexagénaires qui, depuis quarante ans, s’aiment autant qu’ils s’engueulent. Cette parenthèse joyeuse dans une vie agitée est l’occasion pour le fils de se rappeler d’où il vient. La vie a beau être éphémère et injuste elle peut aussi être envisagée comme une suite de petits bonheurs.
D’autant plus qu’ils ont un invité…

Avis :

L’année 2012 fut une excellente année pour le cinéma français. On peut même dire que c’était l’une des meilleures depuis un bon bout de temps. Au cours de cette année-là, on a pu trouver des films tels que « Et si on vivait tous ensembles ? » de Stéphane Robelin, « Cloclo » de Florent Emilio Siri, « Torpedo » de Matthieu Donck, ou « Les adieux à la reine » de Benoit Jacquot, « De rouilles et d’os » de Jacques Audiard, « Dans la maison » de François Ozon, et puis « David et Madame Hansen » d’Alexandre Astier, « Comme des frères » d’Hugo Gélin et « Camille redouble » de Noémie Lvovsky. Bref, vous l’aurez compris, ce fut une très belle année qui se conclut en délicatesse avec « Mes héros« .

Comédie douce et amère, « Mes héros« , le quatrième film d’Eric Besnard, est tout à fait le genre de comédie familiale qui n’a rien d’exceptionnelle, qui se perd un peu dans tous les thèmes qu’elle veut aborder, mais qui au final est attachante et nous fait passer un bon moment devant. Emmené par un couple culte, Josiane Balasko et Gérard Jugnot, ces « Héros » sont un bon mélange d’humour et de sensibilité.

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Maxime apprend que sa mère est en garde à vue. Dans un hôtel, elle a foutu sur la gueule d’un homme qui battait sa femme et manque de pot, cet homme était un flic. Maxime part donc la récupérer et la ramène dans la maison familiale. Mais sur la route, sa mère lui demande de faire un arrêt chez une femme. Olga, la mère de Maxime est une femme de caractère et fortement engagée et par le biais d’une association, elle vient en aide au petit Tiemoko, un petit garçon d’origine sénégalaise, dont la mère est détenue par la police, car elle n’est pas en règle et elle ne pourra pas être expulsée du pays tant que les gendarmes n’auront pas retrouvé son fils. Une fois le petit récupéré, Maxime les ramène chez eux et décide de passer le week-end chez ses parents. Un retour aux sources pour lui. Mais un week-end quelque peu agité, car ses parents s’aiment autant qu’ils s’engueulent.

Besoin d’un moment de détente en compagnie d’acteurs qu’on connaît par cœur, alors ce petit film est fait pour vous. Sur la base d’un scénario assez simple, le réalisateur Eric Besnard nous livre un film qui parle de la famille et de l’amour que l’on porte à celle-ci. Son film n’a aucune prétention, il ne veut pas réinventer quelque chose, il veut simplement divertir son public avec une humeur pleine de fraîcheur et il y arrive plutôt bien. J’ai beaucoup souri devant ce film, en partie grâce à la grande gueule de Josiane Balasko qui s’en donne à cœur joie.

Le film est aussi un peu plus profond qu’il n’en a l’air, car derrière la bonne comédie, le réalisateur parle aussi de choses assez difficiles. Il aborde la mort, et surtout la façon de s’y préparer, même si aucun personnage ne va mourir dans le film. Mais comme les parents commencent à être vieux, à plusieurs reprises, au détour de conversations, le réalisateur aborde ceci et j’ai trouvé que c’était traité avec une jolie sensibilité. C’est simple, comme le film, et aucunement tire larme ce qui est bienvenu. Le but n’est pas de faire pleurer dans les chaumières. Bon, parfois, on sent trop de bons sentiments, mais comme le tout a du charme, c’est vite oubliable. Le film parle aussi du couple avec le personnage de Maxime, qui vit une grosse remise en questions. En fait, le seul point négatif du film, c’est son prétexte pour nous emmener dans son histoire. Au milieu de tout ça, le film aborde la question des sans papier, la question de l’immigration et la police française concernant celle-ci. Alors parfois ça donne des scènes assez drôles, comme quand Balasko remet en place des flics, mais personnellement, je trouve que c’est plutôt mal amené dans le sens où j’ai l’impression que ça fait bien de parler de ce sujet et d’arriver à le placer dedans. Ici, ce n’est pas vraiment nécessaire et il n’apporte pas vraiment de plus à l’histoire. Le film peut parfaitement s’en passer. Ce n’est pas désagréable non plus, c’est juste que ça alourdit le film avec un thème de plus.

Ce qui fait aussi que le film a beaucoup de charme, c’est bien sur ses comédiens. D’ailleurs, je ne sais pas si le film serait aussi sympathique sans eux. Le couple Josiane Balasko et Gérard Jugnot est vraiment attendrissant. Il y a beaucoup de complicités qui s’en dégagent, et malgré les prises de bec, on sent vraiment l’amour qu’ils se portent l’un l’autre. Clovis Cornillac développe une sensibilité que je ne lui connaissais pas. J’ai pris plaisir à le découvrir dans ce rôle. Un rôle tout simple, tendre et touchant. Et puis bien sûr, même si je trouve que son histoire alourdit le film, on ne peut pas rester insensible devant la bonne bouille du petit Ibrahim Burama Darboe. Le petit garçon est tout mignon et attachant. C’est vraiment dommage que son histoire sente le prétexte…

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« Mes Héros » est donc la petite douceur qui conclut cette belle année 2012. C’est un film léger, beau, un peu lourd parfois, qui donne dans le bon sentiment, mais au final qui nous fait passer un bon moment. J’ai donc apprécié, c’est gentillet, ça se regarde sans bouleverser les choses, et peut être même que le film va s’oublier dans quelques temps, mais sur l’instant, c’est sympa. Puis j’y reviens, mais Balasko et Jugnot sont vraiment très attachants.

Note : 12/20

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Par Cinéted

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