décembre 2, 2020

Asylum

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De : David MacKenzie

Avec Natasha Richardson, Ian McKellen, Hugh Bonneville, Marton Csokas

Année : 2005

Pays : Angleterre, Irlande

Genre : Thriller

Résumé :

Dans la campagne anglaise des années 50, Stella se morfond auprès de son mari, Max Raphael, brillant psychiatre, et de leur fils Charlie. Un jour, elle rencontre un des patients de l’asile, Edgar Stark, un ancien sculpteur chargé de restaurer la serre de l’établissement. Elle tombe très vite sous le charme de cet homme interné pour avoir tué, puis défiguré, son épouse par jalousie. Le Dr Cleaves, un collègue de Raphael, l’avertit des dangers qu’elle encourt, mais Stella est prête à tout risquer pour vivre cette histoire d’amour…

Avis :

Il y a quelques jours, je découvrais le premier film de David Mackenzie, « Young Adam« , qui m’avait laissé perplexe. C’était même le premier film de David Mackenzie qui ne me plaisait pas. Et sur les sept ans que comporte pour l’instant sa filmographie, il me restait « Asylum« , son deuxième essai. Sorti directement en DVD chez nous, j’ai mis un peu de temps à mettre la main dessus et je n’étais pas peu fier de ma trouvaille.

Une intrigue qui évolue dans le milieu psychiatrique, des acteurs que j’aime, une nouvelle occasion de découvrir Ian McKellen dans un nouveau rôle. Puis un réalisateur qui ne m’a que rarement déçu, franchement « Asylum » avait toutes les cartes en main pour m’offrir ce que j’attendais comme un très bon film. Mais cette attente restera dans l’ordre du fantasme, puisque je n’ai pas du tout apprécié ce second essai. Si les derniers films du réalisateur sont des œuvres fortes et subtiles, « Asylum » est alors l’inverse total et s’avère être celui que je trouve comme le plus mauvais de son réalisateur.

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Angleterre dans les années 50. Max est un brillant psychiatre, et il vient de se faire muter dans un institut de renom. Il arrive avec sa femme et leur jeune fils. Stella, son épouse, est la représentation de la femme parfaite. Aimante, attentionnée, épanouie, voilà ce que les gens peuvent penser d’elle quand il la découvre pour la première fois. Mais ce n’est que des apparences, car en réalité, Stella s’ennuie. Dans ce nouvel hôpital, elle va faire la connaissance d’Edgar Stark, un homme qui séjourne dans le bâtiment, car il a de très gros troubles mentaux et accessoirement parce qu’il a tué sa femme avec une violence extrême. De suite, Stella se sent attirée par cet homme dangereux, et bientôt, elle entame une liaison avec lui. Mais cette aventure va alors changer sa vie à tout jamais.

Quand on découvre un film d’un réalisateur qu’on aime bien, voire qu’on adore, ce qui est légèrement mon cas avec David Mackenzie, c’est vrai qu’on a tendance à en attendre beaucoup, peut-être même un peu trop. J’avais été déçu de son premier film, et je me faisais un plaisir d’en découvrir un autre et de reprendre ma dose « Mackenzienne », dans un autre style, ici, l’asile de fous. Mais malheureusement, ceci n’arrive pas et le film ne laisse que déception, tristesse et une très grosse frustration. « Asylum« , qui avait pourtant toutes les cartes en main pour me séduire et je suis très bon public, n’a fait que m’ennuyer de bout en bout. Et la plupart des émotions qui m’ont traversées, ce sont mes sourires face au manque de subtilité de l’intrigue.

Bien sûr tout n’est pas mauvais, j’ai trouvé que David Mackenzie installait une belle passion dans ses scènes de sexe. Tendres, charnelles et mouvementées, il y a vraiment quelque chose qui se dégage des deux personnages à ces moments-là. Mais pour le reste, il faudra repasser, car tout le film s’avère plat, creux et surtout très appuyé, très démonstratif, où toute émotion est bannie. Alors que l’intrigue en elle-même est intéressante, le réalisateur exclut toute attache avec ses personnages en appuyant les émotions, plus que de raison, à chacun des rebondissements et des intrigues. Et l’on s’en rend très vite compte, dès la scène de rencontre entre les deux personnages, David Mackenzie, de par sa caméra, et la direction de ses acteurs, nous mâche le travail d’emblée, c’est flagrant. Alors que l’intrigue aurait dû se diriger sur un drame profond et touchant, le scénario déçoit de son côté aussi, car on trouve là un film très conventionnel, sans grande surprise, et qui sombre dans une histoire assez absurde, mal amenée et mal foutue. Ici tout est au premier degré, à cause de ce traitement, j’ai eu du mal à croire à l’histoire, à ses rebondissements et son dénouement, qui est tellement facile. C’est vraiment dommage et je suis d’autant déçu que le film peut se vanter d’avoir un beau casting et que les acteurs sont bons. Marton Csokas fait flipper, la regrettée Natasha Richardson est très sensuelle, Hugh Bonneville est très bien et Ian McKellen est plein de charisme, comme toujours. Et en plus, il y a un petit rôle pour Sean Harris un petit acteur anglais que j’aime beaucoup, mais malgré tout ça, le film reste très survolé et les personnages si appuyés qu’ils ne sont pas du tout attachants.

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Moi qui pensais trouver un excellent film, sombre, prenant et dramatique, qui m’aiderait à faire passer la déception de « Young Adam« , c’est tout le contraire que j’ai trouvé. « Asylum« , c’est donc un film que je n’ai pas du tout apprécié, qui m’a ennuyé et qui n’a fini par me faire sourire devant cette façon plus que démonstrative de nous faire entrer dans l’intrigue. C’est vraiment dommage, mais il faut voir le bon côté des choses, car d’un coup le premier film de David Mackenzie me passerait tellement mieux maintenant. Donc pour conclure, « Asylum » est le premier film que je vois de ce réalisateur que je ne conseille pas.

Note : 06/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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