octobre 29, 2020

Urban Legend

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De : Jamie Blanks

Avec Alicia Witt, Jared Leto, Joshua Jackson, Rebecca Gayheart

Année : 1998

Pays : Etats-Unis, Canada, France

Genre : Horreur

Résumé :

Les étudiants de l’université de Pendleton suivent assidûment les cours consacrés aux légendes urbaines qui évoquent des histoires terrifiantes dont on ignore l’origine.
Lorsqu’une élève est sauvagement assassinée et que d’inexplicables disparitions surviennent, seule Nathalie Simon soupçonne un lien avec les légendes. Elle tente de donner l’alarme, mais personne ne veut la croire.
Paul Gardener, un jeune journaliste avide de sujets à sensation, se décide à explorer cette piste.

Avis :

Il n’aura pas fait une carrière folle, Jamie Blanks, réalisateur de quatre films pour l’instant, dont le risible « Mortelle St-Valentin« . Son dernier film, « Long Weekend« , date de 2008 et il est directement sorti en DVD. Depuis, le réalisateur s’est reconverti dans la composition de musique de film. Sorti en pleine mode des slashers, « Urban Legend » est son premier film. Un premier film devenu culte et qui a ouvert les portes d’une saga affreuse qui n’a fait que décevoir avec ses deux suites.

Je fais partie de cette génération qui a grandi avec les « slashers » des années fin 90. Je peux même dire que j’adorais ces films et à cette époque, je les ai tous vu. « Scream« , « Souviens-toi l’été dernier« , « Halloween, 20 ans après« , « Destination Finale« , « American Psycho« , « La Fiancée de Chucky » et j’en oublie. Bref, j’aimais ces films, mais cela fait aussi un bout de temps que je ne les ai pas revu et j’ai eu dans l’idée de me refaire l’un de mes préférés de l’époque, « Urban Legend« . Et parfois, il vaut mieux rester sur son souvenir…

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Université de Pendleton, une étudiante est retrouvée sauvagement assassinée dans sa voiture. Son meurtre est une mise en scène qui ressemble étrangement à une légende bien connue aux États-Unis. Certains parlent d’un serial-killer, mais les autorités du campus étouffent l’affaire, prétextant qu’il n’y a pas de quoi paniquer. Mais très vite, des disparitions commencent à arriver et une des élèves, Nathalie, se retrouve même rescapée de l’un de ces meurtres. Alors que personne ne veut la croire, elle commence à essayer de comprendre la raison de ces meurtres ? Aidée par un jeune journaliste en quête d’un bon papier, elle va donc essayer de percer ce mystère et peut-être démasquer l’assassin qui a tout l’air de s’en prendre particulièrement à elle.

Ce film, c’était l’un de mes préférés dans le style et je lui vouais une affection sans borne. J’adorais et j’adore toujours le concept et je trouvais qu’il avait de la gueule et une tension excellente… Oui, mais ça, c’était avant, car aujourd’hui, après peut-être une dizaine d’années sans le voir, je le redécouvre avec un nouvel œil et ce n’est vraiment pas ça.

Commençons d’abord par ce qui m’a toujours plu, pour partir avec tristesse et désespoir vers ma redécouverte.

« Urban Legend« , c’est donc une super bonne idée et un concept que j’aime. Le film s’inspire de légendes très connues aux États-Unis et les met en scènes dans des meurtres violents et sadiques. Le film se basera sur une héroïne qui devra faire sa propre enquête, histoire de découvrir le fin mot de l’histoire. Dans un sens, l’intrigue tient debout, à condition de laisser son cerveau en dehors de la pièce, mais j’y reviendrais un peu plus bas. Ensuite, je trouve certains meurtres toujours aussi efficaces, avec des images puissantes, le réalisateur a de temps en temps d’excellentes idées dans l’horreur et parfois, j’ai retrouvé cette ambiance et cette angoisse que j’aimais en regardant le film. Surtout avec les dernières scènes de Tara Reid, qui pour le coup restent encore un très bon moment d’horreur. « Urban Legend« , en vieillissant, trouve le charme des années 90, ce qui fait que même si je suis déçu, dans l’ensemble, j’affectionne encore le film malgré ce qui va suivre… car au moment où je le redécouvre, je me rends compte que « Urban Legend« , contrairement à « Scream » ou au premier « Destination Finale« , a pris un sacré coup de vieux dans sa gueule.

Si l’intrigue et l’idée restent bonnes, le scénario est parfois navrant de bêtise. Ça ne fonctionne pas, le tout est trop facile et survolé. L’histoire et surtout son dénouement final sont risibles. Pour certains rebondissements, on a du mal à y croire, le final dans la voiture est vraiment mal amené. D’ailleurs, je n’ai pas bien compris où vont les deux personnages qui laissent quand même un blessé sur place. D’ailleurs, des fautes comme ça, le scénario en a pas mal et il a tendance à partir dans le grand n’importe quoi. Incohérences et invraisemblances sont à prévoir. Parfois l’intrigue tue n’importe comment et s’avère gratuite, comme le meurtre du doyen du campus, qui n’a clairement rien à voir avec l’histoire ou l’héroïne. C’est dommage aussi que parfois le film s’égare de son sujet, et nous offre des meurtres autres que ceux inspirés de légendes. Celui de Tosh ou Sasha même si j’adore celui-là, ou du Doyen, n’ont rien à voir avec des légendes. Le film a aussi un très gros problème dans les dialogues, qui parfois sombrent doucement dans le ridicule, ce qui n’apporte pas plus de crédibilité à l’intrigue. Puis les comédiens sont pour la plupart en totale roue libre et donnent dans la démesure. Ça en devient même clownesque à la fin, mention spéciale à Rebecca Gayheart, qui est génialement pathétique.

D’ailleurs et c’est drôle, je trouve la plupart des acteurs géniaux dans le mauvais. Jared Leto en beau gosse de service joue trop le beau gosse et ne sert pas à grand chose, ce qui est drôle. Pareil pour Joshua Jackson ou Loretta Devine sorte de « Foxy Brown » des campus. Alicia Witt essaye de tenir le film sur ses épaules, mais elle se révèle fade et peu convaincante, surtout dans la panique. Par contre, Tara Reid s’avère vraiment excellente dans le rôle d’une blonde très sexuelle certes, mais elle est vraiment bien. On notera quand même une légende à l’affiche, qui tient un petit rôle, mais c’est vraiment plaisant de le voir. Je parle bien sûr de Robert « Freddy » Englund, qui joue ici le professeur qui enseigne les légendes urbaines aux élèves (oui, je ne sais pas ce que c’est ce cours…). Et il y a Brad Dourif et rien que pour ça, je ne peux qu’aimer ce film.

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Je suis donc déçu de voir que ce film que j’aimais tant a perdu avec les années la plupart de ce que j’aimais. C’est vrai que parfois le film n’est pas loin du nanar, et pourtant, je n’arrive pas à lui en vouloir. Malgré le fait que j’ai découvert un film différent que celui de mes souvenirs, que c’est risible, pas crédible et abusé, je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment devant. J’ai quand même apprécié malgré les innombrables défauts.

Alors peut-être que je suis indulgent parce que ce film représente une époque et que si vous le découvrez maintenant, vous allez me rire au nez et trouver ce film lamentable, car parfois, il y aura de quoi, mais je l’aime bien en fin de compte et j’ai envie de vous le conseiller, tout en sachant où vous mettez les pieds.

Note : 12/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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