Mad Max – Knight Rider

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De : George Miller

Avec Mel Gibson, Joanne Samuel, Hugh Keays-Byrne, Steve Bisley

Année: 1979

Pays: Australie

Genre: Science-Fiction

Résumé :

Sur les autoroutes désertées d’une Australie méconnaissable, une guerre sans merci oppose motards hors-la-loi et policiers Interceptor, qui tentent de triompher de la vermine au volant de voitures aux moteurs surgonflés. Dans ce monde en pleine décadence, les bons, les méchants, le manichéisme disparaissent…

Avis :

Le cinéma est ponctué de trilogies ou de sagas qui ont marqué l’histoire au fer rouge. Depuis les années 70 jusqu’à aujourd’hui, on retrouve de plus en plus de films qui donnent lui à des suites, proposant de véritables sagas, comme des séries avec des durées plus longues. On peut citer Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson qui a changé la vision de l’héroïc-fantasy dans le cinéma, ou encore la saga Saw, qui a lancé la mode du torture-porn. Bien entendu, chaque genre possède ses références, ses sagas cultes. La comédie a Les Bronzés ou les Y-a-t-il un…, l’horreur a tous les films avec des boogeymen célèbres, l’action a Die Hard ou encore L’Arme Fatale. Bref, il y a en a pour tous les gouts et toutes les couleurs. La science-fiction ne fait pas exception et possède aussi son lot de sagas cultes avec Alien, Star Wars, Star Trek et Mad Max. Alors que le quatrième volet va voir le jour en 2015, il était plus que temps de se plonger dans cet univers post-apocalyptique, où les voitures et les motos n’ont plus tout à fait le même look et où l’essence est un luxe.

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L’Australie est devenue un pays quasiment dévasté par une course à l’essence qui mena beaucoup de monde à la décadence. La police n’est plus du tout respectée et elle doit faire face des gangs qui sont des fous du volant. Alors que le cavalier de la nuit a volé une voiture banalisée, il se fait abattre par Max, un jeune flic qui aime son boulot et qui conduit comme personne. Seulement, la mort du cavalier de la nuit ne va pas passer inaperçue et La Tondeuse, le leader d’un groupe de motards punks décide de venger la mort de son ami. Ensemble, ils vont mener une vendetta contre la police et contre Max et ses proches.

Premier film de George Miller, qui deviendra par la suite l’un des réalisateurs les plus convoités du moment, Mad Max offre aussi le premier grand rôle à Mel Gibson qui se révèlera à la scène mondiale. Si le film a un peu vieilli et qu’il demeure assez simpliste dans son déroulement, il n’en demeure pas moins efficace et très prenant. Le film démarre sur les chapeaux de roues avec une course-poursuite haletante et on devine tout de suite que l’on n’est pas devant un film post-apocalyptique comme les autres. Le méchant est complètement givré, la police semble ne pas avoir de limites, sauf en effectif, et surtout, il n’y a plus de respect pour rien ni personne. Si le pays n’est pas clairement donné, on sait que l’on est dans un endroit chaud et peu habité. Tout est fait pour perturber le spectateur, ne sachant se placer spatialement dans le film, chaque lieu pouvant être presque n’importe où. Ainsi, le réalisateur livre une vision peu glorieuse de notre futur, qui ne cherche qu’une chose, de l’essence afin de conduire et de se faire de l’argent.

Alors évidemment, l’environnement semble assez limité, mais cela est dû au budget, assez minime, mais aussi à la mise en place des personnages, dont celui de Max, qui prend une importance évidente. Plutôt que de se centrer sur des courses-poursuites à tire-larigot, George Miller va travailler tous ses personnages pour fournir une certaine émotion au spectateur. Alors profondément badass au départ, on va avoir droit à un Max aimant, amoureux et qui n’aspire qu’au bonheur et à la quiétude. D’ailleurs, il le dit lui-même, s’il n’arrête pas la police, il va devenir dingue. Et c’est à ce moment-là que le réalisateur livre une scène bouleversante, puissante, où toute la trilogie (du moins le deuxième) prend tout son sens. En effet, il semble que ce Mad Max ne soit qu’un prélude pour développer un personnage torturé, détaché de ce monde qui part à vau l’eau (à cause de l’essence). Mel Gibson, alors tout jeune, est excellent dans le rôle-titre et il sera épaulé par Joanne Samuel, très belle et touchante dans le rôle de sa femme.

Enfin, il ne faut pas oublier que Mad Max va plus loin que le simple film post-apocalyptique avec des méchants au look improbable, relativement dérangeant pour le coup. En effet, dans les propos que l’on entend à la radio, ou en fond sonore, on peut sentir une vraie critique acerbe et acide du gouvernement et des prises de position de celui-ci. Le plus intéressant dans tout ça, c’est que ça ne prend pas tout le film, c’est très léger, très discret, mais pose les bases d’un monde en perdition, où seuls les grands pontes sont à même de bavasser encore sans rien faire. Ainsi, Mad Max, sans se vouloir un pamphlet contre le gouvernement, reste un film qui va plus loin que le simple divertissement et propose des axes de réflexion à son spectateur. On y retrouvera aussi une grande violence, bien qu’amoindrie avec les ans, mais qui fait encore mouche, notamment grâce à l’empathie que l’on ressent pour le personnage central.

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Au final, Mad Max premier du nom est encore aujourd’hui un excellent film de science-fiction post-apocalyptique. Il est d’ailleurs fou de la découvrir aujourd’hui et de voir combien de grands films s’en inspirent librement, que ce soit dans l’univers ou le look des méchants. Bref, George Miller signe un premier film qui n’est pas parfait, quelques longueurs essaiment le récit, mais qui a tout d’un grand film, traversant les âges sans trop de problèmes et avec un message bien porté. A voir encore et encore.

Note : 17/20

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Par AqME

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