octobre 28, 2020

Festival de Gérardmer 2015 – Face B

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Au festival du film fantastique de Gérardmer, comme son nom l’indique, il y a des films.

Oui, mais pas que.

On peut toujours chouiner devant la programmation en dents de scie, l’organisation pas toujours au point ou le public plus (trop ?) nombreux d’années en années, mais force est de constater que sur la diversité des activités, le Public Système fait bien les choses.

Étant cette année en service commandé pour vendre des bouquins, je n’ai pas pu hanter les salles de cinéma du matin au soir, en revanche j’ai pu m’apercevoir que les films n’étaient pas le seul intérêt du festival.

Expos, rencontres, événements ludiques, il s’en est passé des choses dans les allées de Gérardmer, et comme un petit dessin en dit plus qu’un long discours, j’écrirais très peu et vous laisserai vous délecter de photos.

Commençons par le commencement.

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Si mercredi le festival démarrait en trombe, jeudi annonçait l’ouverture du Grimoire, le salon du livre/espace fantastique du Fantastic’arts. Entre deux films et deux cuites au vin chaud, on pouvait y découvrir de nombreux auteurs et éditeurs, comme Henri Loevenbruck, Nicolas Stanzick, Les éditions Luciférines ou Les Artistes Fous Associés (oui, c’est nous, oui c’est du pistonnage, mais je fais ce que je veux, c’est mon article). Plein de livres donc, mais aussi des dvds (on est quand même dans un festival de ciné nom de Zeus) avec Bloody Zone l’asso du bien nommé Bloody Week-End d’Audioncourt et le stand d’Edition Collector, des jeux de société ras la gueule grâce à la Caverne du Gobelin, et même un stand de maquillage FX où les gentilles peinturlureuses de la Make Up Forever Academy transformaient volontiers les festivaliers et les gens de passage en affreux zombies et autres victimes défigurées.

Sans compter la boutique officielle du festival qui proposait affiches originales, sacs, pulls, bonnets et autres goodies aux couleurs du festival.

À peine le Grimoire fermé pour la journée qu’il faut courir ailleurs. Non, pas à une séance en compétition, mais au bar Le Grattoir, car nous nous occupons du vernissage de l’exposition Chamaniak (ou Chamanial comme l’a orthographié le Petit Fantastic pendant toute la semaine…), un ensemble de dessin pulp en cadavres exquis (faits à 4 mains donc) qui rappellent Metal Hurlant et les couvertures Bis façon Elvifrance ou Les Contes de la Crypte. Encore un événement ès Artistes Fous (et ouais, on est partout, deal with it) qui sera agrémenté d’un double concert qui fait délicieusement mal aux oreilles avec Geraniüm et Happy Means Dead, deux groupes aux accents respectivement crust et grind qui feront grand bruit et le bonheur du public. Une musique parfaite pour une exposition trash par les immenses (par le talent et la quantité d’alcool qu’ils sont capables d’ingurgiter) Cham et Maniak, quoi de mieux pour démarrer le festival ?

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Un festival pendant lequel les spectateurs pourront donc largement rassasier leur appétit d’images fixes aussi bien que de mouvantes, puisque la médiathèque a organisé une exposition sur l’Heroic Fantasy (un peu succincte certes, mais avoir une affiche grand format de Conan dans l’escalier, ça n’a pas de prix), que la MCL accueille chaque années une expo BD, et que l’Espace Lac se pare d’une rétrospective intitulée Dans les Griffes de la Hammer. De quoi faire au cas où on se ferait refouler des projections.

Enfin, le samedi, c’était le grand événement de La Nuit décalée, qui nous proposait cette année 3 films plus ou moins sur le thème de la bouffe (avec une introduction géniale qui mélangeait extrait de La Cuisine des mousquetaires, clip vidéo de « J’ai bien mangé et j’ai bien bu » et présentation de la soirée par un gros chef cuistot accompagné d’une cheerleader et de types déguisés en castor et hamburger, qui jetaient à la foule en folie des chamallows, avant de lancer une bataille de boules de neige en pleine salle de cinéma). Une nuit hautement folklorique donc, mais ce n’était pas le seul événement de la soirée.

Dans un salon de tatouage en bordure de centre-ville, en plus de la suite de l’exposition Chamaniak, nous avions organisé une séance de dédicaces spéciale lors de laquelle Nelly Chadour, auteure et dessinatrice accomplie pour Le Carnoplaste, Trash ou Les Artistes Fous (encore eux), faisait des gribouilles pour les fans sur les exemplaires de Sous la peau, un de ses derniers ouvrages qui, ô coïncidence, se déroule justement dans le milieu des modifications corporelles (souvent extrêmes d’ailleurs). Samossas à foison, cake à profusion, bonne humeur à revendre et bien sûr alcool à volonté, ce fut une soirée digne de ses participants, et tous les lecteurs en repartirent conquis (quand ils réussirent à en repartir).

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Le reste, ça nous regarde, mais sachez que ça c’est fini avec des sauts dans les congères, des pieds cassés et une voiture vandalisée pour cause de « c’était pas ta place de parking c*nnard ! »

Mais bon, l’important c’est qu’on reparte à peu près vivant du festival.

C’est aussi un peu le leitmotiv du festival…

Par Corvis

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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