octobre 27, 2020

L’Homme qui Rétrécit

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Titre Original : The Incredible Shrinking Man

De: Jack Arnold

Avec Grant Williams, Randy Stuart, Paul Langton, April Kent

Année: 1957

Pays: Etats-Unis

Genre: Fantastique

Résumé:

A la suite d’une contamination radioactive, un homme voit avec effarement son corps diminuer de taille. A tel point qu’il devient la proie d’un chat puis d’une araignée. Courageusement, il part à la découverte de son univers.

Avis:

Jack Arnold est un réalisateur qui s’est fait connaitre pour ses films inhabituels qui traitaient énormément de la science-fiction. Passé maître dans ce domaine, il a réalisé des films qui ont traversé les époques et qui sont encore et toujours admirés aujourd’hui. Précurseur, l’homme était en avance sur son temps et ses films sont devenus des indémodables qui ont fasciné et influencé un bon nombre de réalisateurs.

De Jack Arnold, c’est le premier film que je regarde et je suis complètement conquis par ce que je viens de regarder. Bien sûr, je le connaissais de nom, j’en avais beaucoup entendu parler, peut-être même trop, car en le mettant dans mon lecteur DVD, j’avais un peu peur que le film ne soit pas à la hauteur de mes attentes et c’est l’inverse qui s’est produit, puisque j’ai complètement été absorbé par ce film de bout en bout. Je ne l’ai pas vu passer, j’ai été complètement émerveillé par l’histoire, mais aussi par l’incroyable qualité de la technique, avec ce visuel bluffant.

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Scott Carey est en vacance avec sa femme à bord d’un bateau de plaisance. L’après-midi est belle, le soleil est au rendez-vous et les vacances s’annoncent sous les meilleurs auspices. Puis, alors que madame est partie à l’intérieur du bateau chercher des bières, Scott voit arriver un nuage de brouillard à grande vitesse. Le nuage passe et puis plus rien. Six mois après cet incident, Scott comme alors à remarquer de petits détails, il a l’impression de rétrécir, chose qui est totalement impossible et pourtant à force de détails qui ne trompent pas, c’est bien ce qui est en train de lui arriver. Scientifiques et médecins vont alors essayer de trouver un remède, mais le temps d’en savoir plus, Scott ne fait que rétrécir et il ne sait pas encore jusqu’où il va aller et quand le processus va s’arrêter, car à partir d’une certaine taille, le monde devient vraiment différent et ce qui vous semble anodin, peut alors être des plus dangereux pour Scott.

Très court, trop court même, « L’homme qui rétrécit » c’est une heure dix-sept de bonheur, d’intrigue et d’aventure. Petite perle d’écriture, son histoire est géniale et le film est très prenant. Chef d’œuvre du cinéma de science-fiction, je me suis laissé emporter et j’ai adoré me perdre et découvrir, comme son personnage principal, ce nouveau monde de l’infiniment grand et de l’infiniment petit. Puis j’ai vraiment adoré le traitement psychologique de son personnage. J’ai adoré le regard que pose le personnage sur son existence, sur ce qui lui arrive, sur sa vie, sur Dieu et puis comment il nous fait ressentir ses émotions, ses peurs et ses frustrations. J’ai vraiment été touché, quand il ne se sent plus que la caricature d’un homme. C’est tellement bien écrit, bien pensé et posé, qu’on ne peut qu’être admiratif devant tant de talent.

« L’homme qui rétrécit« , c’est un film terriblement audacieux et qui développe des trucages fabuleux pour créer l’illusion. Le film n’a pas trop mal vieilli, et je reste époustouflé de la qualité de ces trucages. Bien sûr, certaines scènes ont pris un petit coup, mais on s’en fout, car le charme, l’ambiance, l’histoire, et le visuel sont tellement bons qu’on suit le film n’importe où. Plusieurs scènes d’anthologie sont de véritables leçons de mises en scène et qui sont bien mieux et bien plus crédibles que beaucoup d’autres choses qui peuvent être faites aujourd’hui avec des moyens incroyables. Les trucages pour nous montrer la différence entre le grand et le petit sont stupéfiants. Je me suis même demandé comment certains d’entre eux ont pu être réalisés à cette époque-là. La dernière partie du film, quand Scott ne mesure plus que quelques centimètres m’ont totalement bluffé et laissé sans voix, la petite maison de poupée, le chat et tout ce qui se passe dans la cave.

Cet homme qui rétrécit, c’est Grant Williams, acteur que je ne connaissais pas aussi, et qui m’a bien conquis. Je l’ai trouvé très touchant. C’est un comédien bourré de talent, faut voir comment il joue sur la différence de taille. Très crédible, il a su me captiver à chaque moment. D’ailleurs, même sa femme jouée par Randy Stuart, ou encore les différents médecins, personne ne lui arrive à la cheville et l’acteur crève l’écran, on ne voit que lui et l’on ne retient que lui.

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C’est donc un chef d’œuvre fabuleux, une pièce maîtresse du genre. Jack Arnold m’a ébloui, surpris, fait rêver, il m’a même emmené à l’aventure au côté de son héros. Bref, c’est un film que je conseille à tout le monde. Tout cinéphile doit avoir vu ce film, c’est une loi.

Note : 20/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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