octobre 28, 2020

L’Interview Qui Tue!

10904931_1013456162001126_988332394_n

Titre Original : The Interview

De : Seth Rogen et Evan Goldberg

Avec Seth Rogen, James Franco, Lizzy Caplan, Randall Park

Année : 2014

Pays : Etats-Unis

Genre : Comédie

Résumé :

Un animateur de talk show et son producteur se retrouvent impliqués dans un complot meurtrier à l’échelle internationale.

Avis :

Seth Rogen et Evan Goldberg, ce sont deux potes qui se rêvaient réalisateurs. Un fauteuil qu’ils ont réussi à décrocher l’année dernière avec le très fun « C’est la fin« . Alors histoire de continuer sur leur lancée, les deux canadiens nous reviennent avec leur deuxième film très polémique, appelé « L’interview qui tue« . Sur une idée bien trouvée, un journaliste et son producteur partent en Corée pour libérer le pays de son dictateur, le film fait un buzz monumental à travers le monde, a bien failli déclencher la « troisième guerre mondiale » et remis peut être en cause la liberté d’expression, car les deux compères, aidés de l’ami Franco sont vraiment partis loin dans leur délire.

Forcément avec un tel buzz autour du film, la curiosité est à son plus haut niveau et l’envie de voir cette comédie est irrésistible. Mais alors, le film vaut-il tout ce buzz ? Est-il aussi virulent qu’il en a l’air ? Et bien la réponse est partagée entre un peu non et un peu oui, car si le film m’a amusé, il faudra passer la première heure sur les deux. Une première heure qui est d’une lourdeur incroyable et agaçante au possible…

10912832_1013456275334448_529667252_n

Dave Skylark et Aaron Rappaport, c’est un peu comme Frodon et Sam. Les deux amis sont indécollables. Ensemble, ils sont à la tête d’une émission de télé un peu choc qui parle de la vie des célébrités. Alors que leur émission marche très bien et qu’ils viennent fêter leur centième épisode, l’espoir d’une interview incroyable leur vient en tête. Apparemment, le dictateur et dieu de la Corée du Nord, Kim Jong-un, adore leur émission. Les deux potes essaient alors d’obtenir un rendez-vous avec le dictateur pour l’interviewer et gagner par la même occasion le respect de la profession. À leur plus grande surprise, Jong-un accepte. Leur mission sera de tuer le dictateur en l’empoisonnant et ainsi rendre libre le peuple de Corée.

Grosse satire ou comédie débile ? Eh bien, c’est un peu des deux, mais surtout du deuxième. Seth Rogen et Evan Goldberg ont eu une très bonne idée en faisant ce film, mais voilà, si l’idée est géniale dans son traitement, elle peine un peu plus et c’est un film faiblard et en demi-teinte auquel on a le droit. Le film s’ouvre sur une interview d’Eminem absolument tordante. Mais voilà, très vite, l’ambiance délirante retombe et « L’interview qui tue » s’avère dans sa première heure une comédie de mauvais goût. Le film est d’une lourdeur incroyable, et malgré les références au « Seigneur des anneaux » toutes très bien trouvées et placées, rien n’y fait, le film est stupide, lourd, pas drôle, les blagues sont grossières et les comédiens en font des caisses. Mention spéciale à James Franco, qui décroche haut la main la palme d’or. On a envie de l’abattre, juste pour qu’il se taise un peu et arrête toutes ces mimiques faciales qui sont parfaitement insupportables.

Pour vraiment prendre plaisir à regarder « L’interview qui tue« , il va falloir patienter une bonne heure, avant que le film commence à devenir plaisant. Car c’est peu après leur arrivée en Corée, et que les comédiens en font moins, comme s’ils avaient sorti tout ce qu’il avait en stock au début, qu’on commence à trouver des moments drôles, des personnages intéressants et enfin une bonne ambiance. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à vraiment m’éclater devant le film. Les rebondissements sont à dormir debout, mais ils sont enfin drôles. Le suspense est là et on se laisse prendre dans l’histoire. Vont-ils réussir leur coup ou non ? Et surtout jusqu’où vont-ils aller pour le film ? Puis, c’est aussi à ce moment que le film devient un peu plus satirique, nous offrant ce qui était promis et les deux réalisateurs s’en donnent à cœur joie en peignant le portrait d’un homme trouble, faux, manipulateur et attachant en même temps.

Comme j’ai pu l’écrire plus haut, James Franco, même s’il se calme vers le milieu du film, reste le gros point négatif de cette interview et je pense que s’il n’avait pas été présent peut-être que le début serait largement mieux passé. Pour le reste des comédiens, on va dire que Seth Rogen s’en sort bien, c’est sûr, en même temps, à côté de Franco, il a l’air bien sage. Lizzy Caplan qui a quitté le plateau de « Master Of Sex » est assez drôle et à contre-emploi. Mais toutes les éloges reviennent à Randall Park, qui, dans la peau du dictateur Coréen se révèle très drôle, et même un peu flippant par moments. Puis enfin, je suis obligé de parler des apparitions d’Eminem et Rob Lowe, tous deux interviewés et qui sont hilarants et démontrent qu’ils ont beaucoup d’humour, puisqu’ils se moquent de leur propre image.

10912888_1013456312001111_337010374_n

Même si je me suis bien amusé dans la deuxième partie du film, la première est si insupportable et mauvaise, que l’image que j’ai du film en est ternie. Et c’est donc une amusante déception. Le film valait-il vraiment tout le tapage qu’il y avait autour ? Oui et non, car même s’il part très loin dans son délire et qu’il ridiculise parfaitement l’image du dictateur, il n’en reste pas moins une comédie américaine comme une autre avec ses bons et ses mauvais moments. Et c’est bien dommage, car avec un tel sujet, il y avait de quoi faire un grand film.

Note : 11/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.