Maris et Femmes

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Titre Original : Husbands and Wives

De : Woody Allen

Avec Woody Allen, Mia Farrow, Judy Davis, Sydney Pollack

Année: 1992

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Résumé:

Au cours d’une soirée, Jack et Sally annoncent à leurs amis Gabe et Judy Roth leur intention de se séparer par consentement mutuel. Seulement, leur grande complicité va devenir un mur insurmontable à cette séparation.
Gabe et Judy, pour leur part, voient leur couple se défaire au contact de leurs rencontres respectives et du poids de trop de non-dits.

Avis:

« Maris et femmes » est le deuxième film que le réalisateur new-yorkais Woody Allen sortira cette année-là. Après le noir et blanc « Ombres et brouillard » qui touchait à l’absurde autant qu’au cinéma de Bergman et avec lequel j’ai eu beaucoup de mal, le cinéaste est de retour sur un sujet qu’il aime particulièrement… Les relations de couples…

J’entre dans les années 90 avec l’envie de passer à autre chose. Les films de Woody Allen sur les dix dernières années ont tendance à se ressembler et parlent toujours de la même chose et malheureusement pour moi, je n’accroche pas du tout. C’est donc toujours avec espoir que je commence un nouveau film, pour enfin voir mon réalisateur se renouveler, enfin revoir chez lui la verve que j’avais tant aimée au début de sa carrière. Bon, je ne pourrais pas vous dire que c’est avec ce film que j’ai eu ce que je voulais. « Maris et femmes » ne m’a encore une fois pas passionné, je dirais même qu’il m’a ennuyé profondément, comme rarement un film de Woody l’avait fait jusque-là. C’est à coup sûr que je peux dire que c’est le Woody Allen que j’ai le moins apprécié et ce à bien des égards. Et c’est avec tristesse qu’il vient rejoindre le bas de mon échelle aux côtés de « Intérieurs« , « September » et « Une autre femme« .

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Au cours d’une soirée comme une autre, entre amis, Sally et Jack annoncent à leurs meilleurs amis qu’ils se séparent après des années de mariage. Un choc, surtout venant d’eux qui représentent le couple inséparable. Cette annonce est vécue comme une onde de choc dans le couple de Judy et Gabe. Une onde si forte qu’elle va remettre en cause peu à peu leur union. Bientôt, le poids des non-dits s’installe entre eux et beaucoup de remises en questions s’imposent et peut être que la séparation de leurs amis est une bonne chose pour leur couple.

Woody Allen m’a émerveillé, m’a beaucoup fait rire avec des films totalement déjantés, puis il m’a touché avec une belle sensibilité et une belle émotion, soulignée par sa plume superbe. Mais voilà, alors que je suis en pleine rétro, que je découvre peu à peu ses films que je ne connais pas, et dans l’ordre de sortie, il y a cette période, très difficile pour moi, qu’est la fin des années 80 et le début des années 90. Alors que le court-métrage présent dans le film « New-York Stories » et son film « Crimes et délits » m’avait redonné espoir et la sympathie dans sa filmo, je suis retombé de nouveau dans le style du réalisateur qui m’ennuie, mais cette fois-ci avec un cran au-dessus.

Autant le dire tout de suite, rien qu’à son titre, je ne plaçais pas beaucoup d’espoir dans ce film. Je sentais bien que ce film allait être comme les précédents, mais bon, il y a toujours moyen d’être agréablement surpris. Ce ne fut pas le cas, puisque « Maris et femmes » m’a beaucoup ennuyé. Woody Allen analyse le mariage et le temps qui passe. Si la plume d’Allen est toujours aussi belle et que le film contient de beaux dialogues, à aucun moment les personnages et leurs destinées ne m’ont procuré des étincelles. Je n’ai pas réussi à accrocher avec chacun d’eux. Je les ai trouvés très antipathiques et renfermés sur eux même. Le film ne dégage pas d’émotion, et plus le film avançait et plus je me trouvais détacher des personnages. Très vite, j’ai trouvé qu’ils tournaient en rond, et même si les dialogues sont très beaux, j’ai malheureusement trouvé que les personnages parlaient beaucoup, mais pour finalement ne rien dire. De plus, le film est très prévisible, et on devine très vite quel est le couple qui va tenir. En plus de ça, j’ai vraiment eu du mal avec les moments d’interviews, je n’ai pas vraiment compris pourquoi les personnages étaient interviewés. À qui s’adressent-ils ? Bien sûr, c’est à nous spectateur, mais comment, et pourquoi une telle mise en scène ? Interview télé, psychiatre, documentaire peut-être, ou alors sans vraiment de raison ? Ça m’a beaucoup dérangé, et même gonflé au bout d’un moment.

« Maris et femmes« , c’est aussi et pour la première fois, une grosse déception dans la mise en scène d’Allen. Si je me suis déjà ennuyé devant des films du new-yorkais, ces films avaient pourtant en commun d’être bien filmés, hors, ici, je n’ai pas trouvé le film beau à regarder. La réalisation n’est pas belle, le montage est affreux et le réalisateur fait des coupes qui m’ont fait mal aux yeux. Je n’ai pas bien compris ce qui lui était arrivé. À plusieurs moments, l’image est incertaine, ça tremble trop, ou le réalisateur zoome de façon grossière. Cette mise en image est incroyable, surtout venant de Woody, qui a un vrai talent pour filmer les dialogues et les acteurs, mais ici, ce n’est pas le cas du tout. J’en ressors agacé.

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Je ne m’attarderais donc pas plus ce sur deuxième cru 1992 du cinéaste. C’est un film qui m’a vraiment ennuyé, déçu et agacé et ce n’est pas la présence de beau et surprenant casting, Liam Neeson, Juliette Lewis ou encore Sydney Pollack, chez Woody Allen qui sauvera les meubles. Allez au suivant, en espérant retrouver enfin Woody Allen. Mais je ne sais pas pourquoi, je le sens bien le suivant. Affaire suivre donc.

Note : 05/20

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Par Cinéted

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