Programmé Pour Tuer

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Titre Original : Virtuosity

De : Brett Leonard

Avec Denzel Washington, Russell Crowe, Kelly Lynch, William Forsythe

Année: 1995

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction, Thriller

Résumé :

Los Angeles, 1999. Le ministère américain de la justice a mis au point le prototype du système d’entraînement le plus sophistiqué du monde pour ses services de police : un criminel virtuel, Sid 6.7, que les stagiaires traquent sur simulateur. Les choses se dégradent quand Sid 6.7 brise les limites de la réalité virtuelle et devient réel…

Avis :

Il y a des réalisateurs qui ont des thèmes de prédilection. S’il est parfois plus intéressant de brasser les genres afin de se construire une cinémathèque idéale, des cinéastes comme Brett Leonard ont souvent tendance à tomber dans la facilité et à faire des films traitant des mêmes sujets. Pour ce monsieur, il faut croire que dans les années 90, il faisait une fixette sur les jeux vidéo et la réalité virtuelle. Après Le Cobaye, adapté d’une nouvelle de Stephen King, et un succès mesuré, voire obsolète aujourd’hui avec des effets spéciaux infâmes, il récidive dans le même thème avec Programmé Pour Tuer, un film au scénario maladroit et malodorant. Que certaines choses provoquent notre crainte, c’est logique et humain, mais de là à fustiger sur plusieurs films ces choses frôlent le fanatisme et il faut dire ce qui est, Programmé Pour Tuer est vraiment dépassé.

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En 1999, le ministère de la justice aux Etats-Unis décide d’embaucher des scientifiques pour mettre au point un logiciel d’entrainement pour la police. Jouant avec la réalité virtuelle, un scientifique se prenant pour Dieu crée Sid 6.7, un criminel virtuel et sadique. Le seul problème, c’est que Sid évolue de lui-même et arrive à tuer les gens qui entrent dans le logiciel. Sur un coup de tête, le scientifique décide de donner vie au tueur grâce à un autre logiciel mis au point par un collègue. Alors libre dans le monde réel, Sid va s’en donner à cœur joie. Il est alors traqué par un ancien flic qui a vu sa famille se faire exploser par un terroriste dont la mentalité a été insérée dans Sid.

Tenue en plastique moulant, effets spéciaux désuets, décors chinois ringards, pas de doute, il se passe quelque chose de bizarre dès le début du film. Voulant jouer la carte de l’avancée technologique, Brett Leonard a cru bon de commencer son film de but en blanc dans le logiciel d’entrainement. Ce qui pour l’époque aurait pu être incroyable visuellement devient aujourd’hui désuet et nanardesque. Fort heureusement, la suite sera un peu plus normale et on comprendra mieux la volonté du réalisateur. Malheureusement, le film a très mal vieilli alors qu’il n’est pas si vieux que ça. Les effets numériques frôlent le mauvais gout et maintenant desservent complètement le récit et l’implication du spectateur. En plus de cela, l’histoire en elle-même est très mauvaise. Certaines situations sont ubuesques, comme celle dans un stade de free fight où Sid balance une femme dans les gradins et personne ne bouge ou n’alerte les secours. Et ce n’est pas le seul moment ridicule du métrage, à l’image de cet homme qui se fait tordre le cou dans une grande surface.

Mais il y a deux choses qui choquent vraiment dans le film. En tout premier, les différents messages sont vraiment nauséabonds. On peut y déceler une grande méfiance envers l’évolution et les nouvelles technologies. Mais on peut aussi y voir une critique de la célébrité. En effet, Sid ne recherche qu’une chose, être vu et reconnu. Pour cela, il va tuer, créer des symphonies à base de cris de gens terrorisés (scène WTF) et se filmer afin que tout le monde puisse le voir. Certes, le message a du sens mais il semble malvenu et surtout mal exploité. Deuxièmement, les acteurs sont atroces et vraiment mal dirigés. En premier lieu, on pense à Denzel Washington, excellent d’habitude, qui livre ici une prestation risible car même lui ne croit pas au scénario du métrage. Mais le pire du pire reste Russell Crowe, qui cabotine à mort et qui campe un tueur aussi charismatique qu’un lombric dans la vase. Le rôle ne lui va pas du tout et il est vraiment insupportable, à l’image de sa prestation ridicule quand il mixe en boîte de nuit. Enfin, que dire des prestations de Kelly Lynch, William Forsythe ou encore William Fichtner, qui sont invisibles et sans intérêt.

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Au final, Programmé Pour Tuer est à l’image du Cobaye, un film au message douteux et à la réalisation lambda. Sans apporter du grain à moudre, Brett Leonard impose sa vision sur la dangerosité de la réalité virtuelle et propose un nanar qui devait déjà être dépassé en 1995, année de sa sortie. Aujourd’hui, il en reste un film peu connu, franchement inutile et montrant que le réalisateur avait tout faux. Programmé pour faire chier.

Note : 04/20

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Par AqME

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