Gremlins

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De : Joe Dante

Avec Zach Galligan, Phoebe Cates, Hoyt Axton, Polly Holliday

Année: 1984

Pays: Etats-Unis

Genre: Fantastique

Résumé:

Rand Peltzer offre à son fils Billy un étrange animal : un mogwai. Son ancien propriétaire l’a bien mis en garde : il ne faut pas l’exposer à la lumière, lui éviter tout contact avec l’eau, et surtout, surtout ne jamais le nourrir après minuit… Sinon…

Avis:

Parmi les créatures cultes du cinéma, il y a bien évidemment celles qui peuplent les films d’horreur, mais il y a aussi et surtout, Guizmo. Mogwai de son état, Guizmo est la bestiole la plus mignonne qui soit et il est devenu en deux films l’une des créatures préférées de tout cinéphile qui se respecte. Sorti en 1984 sous la houlette de Joe Dante, Gremlins est l’un des films que l’on regarde le plus à Noël. Non seulement pour la date du film, puisque il se déroule durant les fêtes de fin d’année, mais aussi parce qu’il est une sorte de madeleine de Proust, avec une odeur vintage qui fait plaisir et donne la banane dès le générique de départ. Quoiqu’il en soit, Gremlins est aussi une œuvre magistrale qui vaut le coup d’œil, peu importe la période, car il est non seulement très bon et avec des effets spéciaux incroyables pour l’époque (et encore aujourd’hui), mais aussi avec un message toujours d’actualité, pointant du doigt une société égoïste et peu encline à la générosité ou aux responsabilités.

Gremlins 1984 Réal. : Joe Dante

Pour faire plaisir à son fils à Noël, un inventeur raté trouve un animal rare et bizarre dans un vieux magasin chinois. Il l’achète et explique bien à son fils les trois conditions pour bien prendre soin de ce Mogwai : il ne doit pas l’exposer à la lumière vive ou au soleil, il ne doit pas le nourrir après minuit et surtout, il ne doit pas le mouiller. Alors qu’il le montre à son jeune voisin, celui-ci fait tomber de l’eau sur Guizmo. La créature commence alors à se multiplier en plusieurs Mogwai, mais beaucoup moins sympathique. Mais lorsque par inadvertance Billy leur donne à manger après minuit, les Mogwai vont se transformer en Gremlins, petites bestioles à écailles semant le chaos et la destruction dans la ville.

La première chose qui frappe quand on regarde Gremlins aujourd’hui, c’est le fait que le film n’a pris une ride. Autant certains métrages aux effets numériques ont pris un sacré coup dans la gueule, à l’image de Le Cobaye par exemple, Gremlins reste d’une modernité incroyable. Bien évidemment, cela n’est pas dû au hasard, puisque Joe Dante est un pur artisan du cinéma et il privilégie les automates et autres animatronics. Le plus fou c’est que Guizmo bénéficie d’une animation parfaite, entre la peluche et le vrai petit animal. C’est bien évidemment le cas aussi des gremlins, de véritables sales petites bestioles, hilarantes par moments, mais aussi très inquiétantes. Et le film manie de manière parfaite les aspects du film d’horreur avec celui de la comédie. Les inférences à d’autres films cultes sont nombreuses, avec notamment l’éclosion des œufs qui font irrémédiablement penser à Alien ou encore le passage dans la maison avec la mère qui chasse les gremlins au couteau, rappelant de manière maline Halloween de John Carpenter. Et c’est grâce à une réalisation parfaite que le film est aujourd’hui devenu culte et certaines situations sont toujours aussi hilarantes, comme lors de l’éjection de la grand-mère par la fenêtre.

Mais en dehors ce ça, le film est aussi dans l’air du temps avec son message. En regardant Gremlins, on peut y voir une critique acide de notre société qui n’a pas bougé depuis trente ans. En premier lieu, le film montre l’oisiveté et l’égoïsme de notre société. Le personnage le plus caricatural avec cet aspect est bien entendu la femme du banquier, qui est odieuse et qui passe devant tout le monde, manquant de respect à n’importe qui. On peut aussi y voir les flics qui préfèrent fuir une situation dangereuse plutôt que de l’affronter. Ensuite, le film dénonce de façon frontale le manque de responsabilités, ou tout du moins, la non-envie des gens de prendre des responsabilités. Si l’invasion gremlins n’est pas totalement de la faute de Billy, il ne fait pas attention à quand il donne à manger aux bestioles, préférant être tranquille plutôt que de subir les cris des mogwais. Le tout est renvoyé à la face des personnages principaux à la fin par le seul propriétaire de Guizmo.

Gremlins 1984 Réal. : Joe Dante

Au final, Gremlins est un film qui ne vieillit pas et qu’il faut voir à tout prix et même montrer à ses gosses. Même s’il demeure parfois effrayant et quelques fois gore (le passage dans le micro-onde ou le mixeur), le film n’en demeure pas moins drôle, efficace et très intelligent. Joe Dante signe un métrage à la fois léger et profond, divertissant et d’une grande maîtrise technique aussi bien dans les animatronics que la réalisation (le passage dans le cinéma est juste parfait). Bref, un grand film !

Note : 19/20

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Par AqME

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