L’Oncle Buck

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Titre Original : Uncle Buck

De : John Hugues

Avec John Candy, Jean Louisa Kelly, Gaby Hoffmann, Macauley Culkin

Année: 1989

Pays: Etat-Unis

Genre: Comédie

Résumé:

Après que son père ait eu une crise cardiaque, un couple cherche une baby-sitter afin de se rendre à son chevet. Par dépit, ils doivent demander à l’oncle Buck, un célibataire endurci très gentil mais également très maladroit. Pour sa première nuit de baby-sitting, il va devoir affronter les conséquences de sa vie privée mouvementée, les caprices de deux jeunes enfants et la rébellion d’un adolescent de 15 ans.

Avis:

Comme beaucoup de cinéphiles de ma génération, j’ai grandi dans les années 90 et donc les comédies que j’ai découvertes à l’époque de leur sortie, c’était « Maman, j’ai raté l’avion » et sa suite, c’était « My girl« , ou encore « Rasta Rocket » et bien d’autres encore. J’ai pris ces exemples-là, car dans ces films, il y a le jeune enfant star de l’époque, Macaulay Culkin alias Kevin McCallister et John Candy, alias Irwin Blitzer. Et il se trouve qu’ils n’ont pas joué que dans « Maman, j’ai raté l’avion« , puisqu’un an plus tôt, ils étaient à l’affiche de ce « L’oncle Buck« , un film que j’avais très envie de voir à l’époque, mais que les années m’ont fait oublier, jusqu’à ce que par hasard, je tombe dessus la semaine dernière. Alors, ni une ni deux, je me suis donc lancé dans ma découverte rétro et ce fut agréable, drôle parfois, mais aussi très vite anecdotique et oubliable.

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Les Russell sont une famille comme les autres, mariés depuis pas mal d’années, ils ont trois beaux enfants. Même si dans la famille il y a quelques tensions, dans le fond, ils sont soudés et aimants. Une nuit, madame et monsieur Russell sont réveillés par un coup de téléphone. C’est une mauvaise nouvelle, le père de Marcie vient de faire un arrêt cardiaque et il est très mal en point. De suite, les parents décident de se rendre à son chevet, mais l’hôpital est loin et ils ne veulent pas que les enfants manquent l’école. Il leur faut donc trouver quelqu’un pour les garder, et après avoir essayé toutes les solutions possibles, ils se décident à finalement appeler Buck, le frère de monsieur Russell. Mais Buck est une catastrophe ambulante à lui seul. Il jouit d’une malchance incroyable et lui confier les enfants est un défi de taille. Mais Buck a changé et il est bien décidé à le prouver. La semaine risque d’être bien agitée pour les enfants, la famille Russell comme pour Buck aussi.

John Hughes est un réalisateur reconnu pour ses comédies tendres et drôles à la fois. Auteur de « The Breakfast Club » et « La folle journée de Ferris Bueller« , le réalisateur a fait ses preuves tout au long des années 80 et le voici qu’il termine cette décennie avec une petite comédie drôle et bien menée par John Candy, mais qui, même si l’on passe un bon moment de cinéma devant, va très vite être oubliable et devenir un film parmi tant d’autres.

L’intrigue est sympa, même si elle ne va pas chercher très loin et qu’elle est déjà vue. Bien sûr, je m’attendais à une bonne petite comédie familiale drôle et touchante à la fois, qui prône de jolies valeurs et c’est un peu de ce que l’on va trouver dans le film, mais le tout est noyé par un manque de personnalité, d’émotion et aussi un coup de vieux. Si le film nous réserve quelques bons gags distillés par un John Candy absolument parfait dans ce rôle d’oncle aussi maladroit qu’il est attendrissant, le reste est bien trop léger pour que l’on s’amuse sur une heure trente de film. L’histoire est terriblement convenue, et le contenu de l’intrigue reste assez maigre et ne fait pas tout un film. Bien sûr qu’on s’amuse des gags, un peu cliché, mais qui pour certains font rire. Bien sûr que dans le fond, cet « oncle Buck » reste un film marrant et typiquement comme dans les années 80, même 90, je dirais de par son ambiance, et ses looks improbables chez les adolescents (quoi que même les adultes en prennent un coup), mais j’en attendais un peu plus tout de même. Le film a un petit avant-goût de « Maman, j’ai raté l’avion« . Je sais que la comparaison est un peu facile, mais en le découvrant, j’y pensais pas mal.

Après je ne peux pas dire que j’ai passé un mauvais moment, ce ne serait pas vrai. C’est une comédie familiale qui a du rythme, de l’entrain, un peu de suspens, avec le personnage de cet ado rebelle. Bon, on sait très bien comment tout cela va se finir, et que la morale sera jolie et universelle. Mais bon, ça reste bien maigre et comparé à plein d’autres films du même acabit, « L’oncle Buck » ne ressort pas vraiment, et c’est que je lui reproche principalement.

Pour le gros point fort du film, on retiendra surtout John Candy, qui est très bon dans la peau de cet oncle malchanceux, maladroit, très gauche et très attendrissant. Le comédien tient tout le film sur ses épaules et si l’on passe un moment sympa, c’est en grande partie grâce à sa tendresse et son jeu simple et efficace. D’ailleurs, c’est un plaisir de le voir dans un « nouveau » rôle, car c’est un comédien que j’aime bien et qui nous a quitté malheureusement beaucoup trop tôt. L’intérêt que j’avais aussi de voir ce film, était la présence au casting de Macaulay Culkin à ses tous débuts, avant que le star système et la drogue aient raison de lui. Et c’est un petit garçon déjà très mature et diablement doué que je redécouvre. Et une fois que l’on a vu « L’Oncle Buck » on comprend bien pourquoi le petit Macaulay ait pu décrocher le rôle culte de Kevin McCallister. Plein de malices, l’œil pétillant et très à l’aise devant la caméra, ce petit était bien un petit acteur né et ses petites répliques face à un John Candy souvent dépassé par la situation sont drôles.

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« L’oncle Buck » est donc l’un de ces films qui, quand on tombe dessus, réveille en nous la nostalgie de cette époque, de notre enfance, de ces acteurs qui nous ont marqués et qui « ne sont plus ». C’est un film sympa, qui n’est pas mauvais, devant lequel on passe un bon moment, mais qui reste assez éphémère. Je suis content de l’avoir vu, mais je ne pense pas qu’il va me marquer plus que ça et c’est dommage, car avec ce casting, ce réalisateur et cette histoire, on aurait pu avoir beaucoup mieux.

Note : 12/20

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Par Cinéted

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