Neverwinter Nights

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Résumé :

La ville de Padhiver est en danger, un virus sévit au sein de la cité. Des émeutes se créent, les prisonniers s’échappent, les sectes en profitent pour frapper la ville pendant que les gardes sont débordés. Heureusement une résistance se forme avec à la tête une femme puissante, Aribeth. Son but est de trouver le remède contre la Mort Hurlante, pour cela elle nous envoie chercher des ingrédients très spéciaux, appartenant à des créatures rares et puissantes. Nous devrons donc parcourir la ville en feu pour récupérer les composants de la solution qui soignera le peuple. Et si la Mort Hurlante n’était que les prémices d’une catastrophe bien plus grande ?

Avis :

Ce qu’il faut savoir avant tout et qui en intéressera plus d’un, c’est que Neverwinter Nights est une création de l’équipe qui avait, quelques années plus tôt, sorti le célèbre Baldur’s Gates, le principe du jeu était de gérer toute une équipe dont les membres avaient des capacités bien précises : soigneur, archer, chevalier etc. Il était crucial de respecter et de jouer avec leurs capacités sous peine d’être vite dépassé par la puissance des monstres (le jeu était d’ailleurs en général très difficile).

Revenons à Neverwinter Nights, ce jeu est tiré de l’univers des Royaumes Oubliés (Forgotten Realms) créé par Ed Greenwood. Les fans d’Heroic Fantasy vont tout de suite savoir de quoi cela retourne, les Royaumes Oubliés sont un univers du style Donjons et Dragons se situant sur le continent Faerûn et plus particulièrement pour Neverwinter Nights, dans la ville de Padhiver (et au cas où vous ne l’auriez pas remarqué Padhiver est la traduction française de Neverwinter, on ne sait jamais hein !). Cet univers est donc composé de magie, de soldats, de dragons, de duels épiques et de guerres grandioses où des races telles que les humains, les nains, les elfes, les drows (elfes noirs vivants dans l’Outreterre) et bien d’autres s’affrontent et s’unissent pour survivre et conquérir !

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Rentrons dans le vif du sujet avec les graphismes du jeu, Neverwinter Nights est sorti en 2002, aujourd’hui tout le monde trouverait les graphismes dépassés voire horribles ! Et c’est un peu vrai, si on zoome, les personnages sont un amas de formes rectangulaires, l’arrondi n’existait pas ! Cependant, le jeu est joué en vue de dessus, plus ou moins dé-zoomé, ce qui fait que le défaut n’en est plus un, compte tenu que nous ne le voyons pas, ou presque plus car pendant certains dialogues un face à face est réalisé et nous voyons très clairement les faces des personnages. En dehors des personnages, les décors sont très beaux encore aujourd’hui, l’eau, les flammes, la lave, la pluie ont été travaillés et c’est une réussite ! Les objets avec lesquels nous pouvons interagir peuvent être détruits avec une arme ou de la magie, ce qui donne vraiment un effet dévastateur lors des sorts à effet de zone. Par exemple, une boule de feu peut détruire lampadaire, coffre, porte, gravas, cadavres etc.

Le système de combat peut être difficile à assimiler et encore plus à accepter. Neverwinter Nights fonctionne avec un système de Round, on pourrait le comparer à un tour par tour, sauf que le combat ne déroule pas de cette façon. Une fois le combat engagé selon nos capacités, nos talents, nos améliorations nous aurons la possibilité de frapper l’adversaire deux fois alors que lui n’aura eu le temps de ne faire qu’une frappe mais nous n’attendons sous aucun prétexte que l’adversaire nous ait frappé pour que nous puissions à notre tour lui rendre la pareille. Pendant une incantation de sort, l’adversaire peut réussir une «Attaque d’opportunité» alors que mon Round n’est pas vraiment fini. Ce système crée une forme de combat très dynamique, plutôt que de cliquer sur notre attaque, la valider, attendre que l’adversaire fasse de même ainsi de suite…

Ce jeu de rôle offre la possibilité de jouer une multitude de classes comme : prêtre, rôdeur, roublard, mage, ensorceleur, moine etc. Chaque classe a des attributs qui lui sont propres et même des classes comme le mage et l’ensorceleur qui jouent avec les mêmes sorts, ne peuvent pas avoir le même gameplay. Le roublard, lui, sera vicieux en jouant avec la posture «Discrétion», il aura la possibilité d’exécuter des attaques sournoises aux adversaires, ce qui leur causera des dégâts énormes, déverrouiller, désamorcer, poser des pièges tout cela est son domaine. Le rôdeur lui pourra par exemple amadouer un animal et donc récupérer un chien de la ville pour en faire un compagnon ! Les possibilités sont énormes et il y en a pour tous les goûts !

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Je parlais juste au-dessus de compagnons, dans Neverwinter Nights nous avons la possibilité d’employer des mercenaires qui coûtent plus au moins cher (selon le point de vue des gens, cette somme paraîtra énorme ou modique ah ah !). Le jeu est fait de telle sorte que nous pouvons faire ce que l’on veut du mercenaire, lui demander d’ouvrir un coffre (si nous avons un mercenaire de type roublard), de soigner, de garder la position, de prendre un certain objet et de l’équiper, de cibler plutôt ce genre d’adversaires. Bref, le compagnon peut être un outil très agréable si l’on trouve le jeu un peu difficile ou si la classe que l’on a choisie a quelques défauts qui ont besoin d’être comblés.

Le jeu est très riche dans le sens où il nous est possible de ramasser des potions de Sagesse, d’Agilité etc, qui comblerons nos lacunes pendant une certaine période. Il est aussi possible pour les magiciens en général d’utiliser des parchemins de sorts, ainsi s’ils sont à sec, ils auront la possibilité d’utiliser ces sorts pour se sauver d’une mauvaise situation. Il existe aussi des sacs qui diminuent le poids des objets que l’on met dedans. Des projectiles de tous types : flèches, carreaux, shurikens, dards avec des renforcements : empoissonnés, paralysants, de feu, de froid, d’acide, perforants etc. Ce n’est pas ce qui manque !

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Il existe deux extensions à ce premier opus, la première Shadows of Undrentide est assez courte et n’offre pas forcément une expérience inoubliable du jeu, elle reste tout de même sympathique car nous aurons l’occasion de combattre quelques nouveaux monstres. La seconde extension Hordes of the Underdark est beaucoup plus intéressante. Elle offre la possibilité de commencer directement au niveau 15, ce qui permet aux joueurs d’avoir déjà un certain nombre de talents qui rendront les combats plus attrayants. Le scénario est aussi beaucoup plus consistant, plus difficile. Dans cette deuxième extension, des classes prestiges font leur apparition, elles sont une sorte d’amélioration de notre classe principale. Par exemple, un ensorceleur peut devenir disciple du dragon, il débloquera alors des souffles de feu, des résistances grâce à sa peau endurcie et même des ailes à partir d’un niveau !

Il est difficile de lister le contenu d’un jeu de rôle complet comme l’est Neverwinter Nights, ce qui est sûr c’est que tout fan d’un univers de Donjons et Dragons sera satisfait du gameplay de ce jeu. Les points négatifs à souligner sont les combats un peu long en début de jeu car notre personnage est inexpérimenté et le fait que nous soyons tout le temps à pieds et qu’il n’y a aucun moyen de se déplacer rapidement d’une zone à une autre mise à part une pierre de rappel pour revenir au camp principal (mais ça ne fait pas tout !). Le jeu rend très addictif, effectuer les quêtes, tuer les monstres les plus puissants, améliorer son équipement, apprendre de nouveaux dons, de nouveaux sorts, avancer dans le scénario, Neverwinter Nights est un tout très bien ficelé qui se joue encore très bien aujourd’hui.

Note : 17/20

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Par Herschell

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