octobre 29, 2020

Shazam

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Auteurs : Geoff Johns et Gary Frank

Editeur : Urban Comics

Genre : Super-Héros

Résumé :

Billy Batson est un garçon têtu et arrogant, balloté de famille d’accueil en famille d’accueil, jusqu’au jour où il est choisi par le sorcier Shazam, pour devenir le nouveau champion terrestre de la magie ! Mais le retour de Black Adam, ancien détenteur corrompu de ce pouvoir, le forcera à mûrir et assumer enfin ses responsabilités !

Avis :

Parmi les super-héros de la franchise DC, il y en a certains qui n’ont pas eu le même succès que d’autres. Si Batman, Superman ou encore The Flash ont eu leur heure de gloire et continuent de faire vendre de nombreux exemplaires de comics, certains sont un peu à la traine et cela à cause d’une renaissance pas toujours évidente. Shazam, ou Captain Marvel est un personnage qui est arrivé dans les années 40 et qui a connu un certain succès jusqu’en 1954. Il reviendra dans les années 70 et intègrera de temps à autre la Justice League. Seulement, sa ressemblance avec Superman lui porte un peu préjudice et il restera un personnage trop peu connu des lecteurs de comics. Et pourtant, il possède des atouts très spécifiques et brasse des thèmes assez peu répandus dans le milieu des super-héros. Fort heureusement, le prolifique Geoff Johns propose une relecture moderne du super-héros et c’est Gary Frank qui se colle aux dessins pour un résultat détonnant et parfait pour les fêtes de fin d’année.

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Le jeune Billy Batson est un orphelin qui se traine de famille d’accueil en famille d’accueil. Il est alors accepté dans une jeune famille qui garde déjà cinq orphelins. Ne se sentant pas toujours à sa place, le jeune Billy décide de s’esquiver pour aller au zoo. Il vient alors en aide à Freddy, un des cinq enfants, qui se fait harceler par des frères bourgeois dont le père est un immonde connard. En s’enfuyant, il prend le métro et se retrouve dans une sorte de temple où un vieux sorcier lui donne des pouvoirs magiques. Billy découvre alors qu’il peut se transformer en Shazam, un adulte aux pouvoirs inimaginables. Parallèlement, le docteur Sivana libère Black Adam, l’ennemi juré de Shazam. Souhaitant avoir tous les pouvoirs, Black Adam part pour tuer Shazam et récupérer ses pouvoirs.

La base du scénario est assez simpliste et peut relever d’un manichéisme dégoulinant. Mais Geoff Johns est un malin et il va livrer une histoire prenante, touchante, sur fond de conte de Noël. Le plus surprenant, c’est que Billy garde son âme d’enfant, même en tant que Shazam. Ainsi, on a un adulte, super-héros, qui possède l’intelligence d’un gosse de 12 ans. C’est assez déstabilisant, mais l’idée est géniale car elle pose les problèmes de responsabilité. Comment un enfant peut-il endosser la responsabilité de sauver des gens sans détruire d’autres vies ? On aura aussi la notion de bien et de mal. Billy Batson n’est pas parfait, loin de là, mais il a essayé d’être le meilleur possible pour finalement être plus ou moins récompensé. Et c’est cette notion qui est la plus importante, car elle montre que l’on ne peut pas être toujours au top, mais que l’important est d’essayer et de faire de son mieux. Certes, c’est très enfantin, mais le tout fonctionne car le ton léger du comics permet d’aborder ce thème.

Il y a aussi la notion de famille qui prend un vrai sens ici, puisque le jeune Billy est orphelin, mais il va se construire une famille avec les cinq enfants orphelins qui l’entourent. Ainsi, on va voir que la famille n’est pas seulement un père et une mère mais aussi des amis et une amitié forte. Cela est sublimé sur la fin avec une transformation collective du plus bel effet. Le comic aborde aussi quelque chose que l’on voit peu chez DC, c’est la magie. En effet, Shazam tient sa force de la présence de la magie dans notre monde et il ne s’agit pas d’un extraterrestre ou homme entrainé, mais bel et bien d’un enfant qui d’un coup se retrouve avec un pouvoir qu’il ne contrôle pas vraiment. C’est original, et surtout le travail de Geoff Johns est hyper respectueux des histoires des années 40, mettant même en avant Tawny le tigre de façon intelligente et logique.

Le tout est sublimé par le travail de Gary Frank qui est tout simplement sublime. Le trait est nerveux, mais il reste précis et d’une grande finesse. On appréciera les émotions sur les visages des personnages ais aussi le bestiaire franchement agréable comme les sept péchés capitaux ou encore le démon sur la fin de l’histoire, qui tire ses références de la mythologie. Les couleurs sont parfaites et on est face à un très bon travail de graphiste, collant parfaitement à l’ambiance et à l’histoire.

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Au final, Shazam est un excellent comics doublé d’une très belle découverte. Alliant une histoire très simple mais efficace avec des messages forts et intéressants, tout en proposant des graphismes d’une rare beauté, il n’y a pas à dire, Shazam fait partie des nombreux immanquables du catalogue de chez Urban Comics. Respectueux du matériau de base, cet ouvrage est parfait pour les fêtes de fin d’année car non seulement il est drôle, mais il est aussi positif et bien nerveux.

Note : 18/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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