octobre 27, 2020

Le Hobbit: La Bataille des Cinq Armées

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Titre original : The Hobbit : The Battle of the Five Armies

De : Peter Jackson

Avec : Martin Freeman, Ian McKellen, Benedict Cumberbatch, Richard Armitage, Aidan Turner, Luke Evans, Evangéline Lilly

Année : 2014

Pays : Nouvelle-Zélande, Etats-Unis

Genre : Aventure, Fantasy

Scénario : Peter Jackson, Guillermo Del Toro, Pilippa Boyens, Fran Walsh; inspiré de l’œuvre de J.R.R. Tolkien

Résumé :

Atteignant enfin la Montagne Solitaire, Thorin et les Nains, aidés par Bilbon le Hobbit, ont réussi à récupérer leur royaume et leur trésor. Mais ils ont également réveillé le dragon Smaug qui déchaîne désormais sa colère sur les habitants de Lac-ville. A présent, les Nains, les Elfes, les Humains, mais aussi les Wrags et les Orques menés par le Nécromancien, convoitent les richesses de la Montagne solitaire ainsi que sa position stratégique. La bataille des cinq armées est imminente et Bilbon est le seul à pouvoir unir ses amis contre les puissances obscures de Sauron.

Avis :

Nous voici à la fin, « The Last Goodbye » comme dirait Billy Boyd dans la sublime chanson du générique de fin. Final attendu mais redouté également car c’est probablement le dernier film du Sieur Jackson traitant des aventures de la Terre du Milieu, bien qu’il reste encore des livres à adapter de JRR Tolkien. En effet, la guéguerre entre le petit fils (et héritier de l’univers littéraire) de Tolkien et Peter Jackson semble compromettre de futures adaptations. Selon lui, Jackson a éviscéré le livre en faisant un film d’action pour les 15/25 ans. Ce à quoi je répondrais qu’après tout, une adaptation ne se doit pas d’être propre à son réalisateur ? Car quel intérêt de reproduire bêtement un livre, un jeu vidéo, une légende ? Et puis il est absurde de comparer un livre et un film car ce sont deux supports complétement différents, ce qui fonctionne par écrit ne fonctionne pas systématiquement sur pellicule, et inversement (qui a dit Shining ?). Mais rentrons dans le vif du sujet, avec notre dernier voyage en Terre du Milieu.

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D’entrée de jeu, on se retrouve directement là où La désolation de Smaug nous avait laissé. Le plan du dragon furibard qui se dirige vers Lac-Ville nous avait longtemps fait fantasmer sur ce qu’allait être le début de ce dernier opus. Et on n’est pas déçu, Smaug, dans une colère noire fait absolument tout flamber, n’épargnant absolument personne. Mais l’on reste sur notre faim car ce passage apocalyptique ne dure vraiment pas longtemps et provoque l’incompréhension de bons nombres de fans qui se demandent pourquoi la désolation de Smaug ne s’était pas terminée jusqu’à la chute du reptile géant.

La fin du combat avec Smaug à peine terminée que voilà une armée d’Elfes qui débarque, prête à en découdre avec la compagnie des nains, repliée dans leur montagne. Vous l’aurez compris, on ne s’ennuie pas une seconde dans ce film. Les évènements se déroulent à une telle vitesse qu’on ne voit absolument pas passer les 2h30 du métrage. Là où les deux premiers opus péchaient par une lenteur irritante par moments, Jackson s’est ici débarrassé de tous blablas inutiles. Ce qui amène à penser que le film ne pourra être jugé que sur sa version longue car on a un sentiment d’inachevé lors de la vision de celui-ci. Pas sur l’histoire en générale, mais on ne voit pas trop comment la bataille se termine, ce qui est frustrant quelque part car on a l’impression d’avoir vu une bande annonce de 150min pour la version longue qui sortira l’année prochaine.

Les personnages sont toujours aussi bons, et les trouvailles scénaristiques de Jackson sont vraiment très bonnes (le changement de voix de Thorin par exemple, …). Jackson s’est éclaté sur le tournage de ce dernier opus et ça se voit dans l’inventivité de certaines scènes et l’humour omniprésent dans le film. De plus, Jackson n’hésite pas à faire disparaitre des personnages emblématiques, et ça fait plaisir.

La fin par contre est un peu bâclée et n’existe uniquement que pour faire la jonction entre les deux trilogies (l’histoire d’Aragorn, pas sûr qu’elle soit plausible à ce moment-là du récit).

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En résumé, on passe un excellent moment devant ce dernier opus et c’est avec tristesse que nous quittons la Comté. Mais un sentiment d’inachevé vient nous empêcher de profiter du spectacle pourtant grandiose. Ce sera avec un véritable plaisir que nous redécouvrirons ce film dans la version longue qui viendra, à coup sûr, répondre à nos interrogations.

Note : 16/20

Par Trasher

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« La bataille des cinq armées« , l’ultime voyage en terre du milieu, un film que j’ai attendu avec amour, autant que j’ai pu le redouter, car avec ce dernier « Hobbit« , c’est une partie de ma vie de cinéphile qui s’en va, un chapitre qui se tourne. C’est treize ans d’amour, de passion, de suspens, d’aventures, de batailles et de courage qui prennent fin. Treize années d’un univers et d’une histoire qui m’ont fait rêver et donc je n’avais pas du tout envie de la voir se finir. Mais bon, comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin et après deux volets, qui pour ma part m’ont passionné du début à la fin, Peter Jackson et ses personnages nous tirent leur révérence dans un film qui encore une fois m’a paru beaucoup trop court et c’est la tête et le cœur remplis de bonheur et de larmes que je quitte la salle avec la seule envie de retourner voir le film au plus vite, histoire d’en profiter encore une fois.

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Les nains d’Erebor ont réussi à entrer dans la montagne solitaire. Mais alors que Bilbon cherchait l’Arkenstone, il a malencontreusement réveillé le dragon Smaug. Après un affrontement coriace, Smaug a décidé de se venger sur les habitants de Lac-ville. C’est donc la mort qui s’avance vers eux et leur seul espoir réside en la personne de Barde. La rumeur que les nains ont délogé le dragon se répand alors très vite et chaque peuple a des vues sur les immenses richesses que le pic solitaire abrite. Les nains comptent bien garder ce qui leur a été volé. Les elfes sont désireux de récupérer un bien qui leur appartient, caché derrière les murs d’Erebor. Mais alors que tous se disputent et amènent les prémices d’une guerre entre les nains, les elfes et les hommes, un ancien ennemi, tapi dans l’ombre, retrouve peu à peu ses forces et c’est à présent un plus grand danger qui s’avance vers la montagne. Une armée d’Orques, dirigée par Azog le profanateur est en marche pour prendre la montagne et commencer le règne de la terreur. La bataille pour la terre du milieu ne fait alors que commencer.

Et voilà que se termine déjà ce « Voyage inattendu« , cet « Aller et retour » à Hobbitbourg, ce troisième et dernier opus qui s’annonçait en apothéose pour une nouvelle trilogie, qui malgré des défauts, m’a quand même offert tout ce que j’avais envie de voir et de vivre.

« La désolation de Smaug » m’avait laissé sur une frustration inimaginable, j’ai maudit autant que j’avais aimé Peter Jackson pour cette fin aussi atroce qu’elle était très bien vue. J’attendais donc la suite avec une impatience terrible et ça y est, elle est enfin arrivée et le moins que je puisse dire, c’est qu’encore une fois, j’ai pris un pied pas possible à suivre ces derniers instants d’aventure.

Ce nouveau film reprend donc là où le dernier s’était arrêté et va conclure en beauté ce qu’il avait commencé. Peut-être un peu trop vite, je dois dire, mais bon, ce n’était qu’une partie du film. Comme Smaug est un personnage incroyable et si riche, j’aurais adoré en avoir plus et j’espère en avoir sur la prochaine version longue. Le film va alors développer le début de la guerre, cette bataille pour la montagne solitaire et entre les lignes le retour de Sauron pour la trilogie « suivante ». Dans cette partie, le film va alors se scinder en deux, avant la guerre, avec des événements dramatiques, que j’ai beaucoup aimé, comme toute la partie sur Thorin et la malédiction qui entoure le trésor reconquis. J’ai adoré comment Peter Jackson filme la folie et le doute. Le scénario reste très bien écrit, j’ai pris plaisir à suivre les différentes intrigues qui entourent chaque personnage. Des décisions sont prises, avec leurs conséquences. Le film est sombre, mais Peter Jackson y garde aussi le côté bon enfant de cette « joyeuse » troupe et ce troisième chapitre a des côtés très drôles, qui m’ont vraiment amusé, surtout avec le personnage d’Alfrid que le film développe bien, mais il y en a d’autres aussi. Ce sont des passages qui font du bien, et j’ai trouvé ça vraiment bien vu et bien venu, comme dans les autres films d’ailleurs.

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Puis arrive enfin le feu d’artifice promis, cette bataille, ce moment de presque une heure, où chaque personnage va faire une dernière fois preuve de bravoure et avoir le courage de se lier où non pour défendre la liberté. Le film est comme on nous l’avait promis, grandiose, avec des scènes encore une fois épiques. Des affrontements jubilatoires, un dernier combat interminable, que j’ai trouvé haletant, palpitant, avec énormément de suspens (oui, je n’ai pas lu le livre, je ne voulais pas savoir la fin avec d’avoir vu le film). Peter Jackson fait encore preuve de beaucoup de talent à mettre en scène ces batailles et autres combats individuels, celui qu’affronte le personnage de Legolas est lui aussi pas mal du tout et interminable.

Peter Jackson a fait du très beau travail et je l’en remercie pour cet ultime moment. Ce que j’aime énormément dans cette nouvelle trilogie et dans ce film, c’est que le réalisateur a bien pris le soin de conclure l’aventure des nains, et en parallèle, il a continué tout ce qui va amener à la guerre de l’anneau pour la terre du milieu. Et c’est d’autant plus frappant qu’à l’heure où j’écris ses lignes, je suis en plein dans la trilogie du « Seigneur des anneaux » et je tiens même à dire que ces trois films du Hobbit m’offrent même un nouvel œil sur les autres films, et ça, c’est vraiment excellent, car je ne l’avais pas vu venir.

Bien sûr, le film est loin d’être parfait et malgré tout ce que j’ai adoré dedans, il y a quand même des choses à lui reprocher. Le scénario aborde de temps en temps des passages que j’ai trouvés mal amené, surtout autour du personnage de Thorin. On peut reprocher au film et à Peter Jackson d’avoir recours à des facilités pour sauver des situations et ses personnages avec d’autres personnages ailés. C’est vrai que ça commence à faire beaucoup et répétitif. Puis il y a le côté numérique, surtout au moment où l’on retrouve les rois où là, j’ai complétement détesté ce nouveau visuel. Ce numérique, qui parfois enlève un peu ce charme qu’on aime tant dans l’ancienne trilogie. Mais ce n’est pas en permanence, comme beaucoup reproche au film.

Mais bon, je dois avouer que j’aime tellement l’univers, les histoires, les personnages et tout ce qui suit, que je lui pardonne ces fausses notes et je ne garde que les souvenirs d’une épopée formidable. Le film est beaucoup trop court à mon goût. Il y a des personnages que j’adore suivre dans leur évolution, en bien comme en mal, même l’histoire si dérangeante pour certains entre Tauriel et Kili, parce qu’elle est faite de non-dits et de moments déchus. Puis enfin, j’adore trouver ces acteurs tous impeccables dans le rôle. Martin Freeman est décidément incroyable dans ce rôle, c’est le Hobbit parfait. Et mention spéciale à Lee Pace dans le rôle de Thranduil, qui est pour moi le personnage que j’ai préféré derrière Freeman. Je trouve l’acteur exceptionnel dans le rôle de ce roi, aussi fascinant que mystérieux et fourbe.

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Je ressors heureux et triste à la fois. Heureux d’avoir vu le film que j’attendais, malgré les défauts et les moments que j’ai pu moyennement appréciés. Peter Jackson m’a encore une fois fait rêver et encore une fois, il m’a fait partir à l’aventure aux côtés de ces personnages. Mais c’est avec une profonde tristesse que je quitte aussi cet univers que j’aime tant, ces personnages dont je ne verrai plus d’autres aventures. Je me console en pensant à la version longue, qui sera vraiment cet ultime moment en terre du milieu. Toutes les bonnes choses ont une fin malheureusement et dans ce cas-là, c’est cruel et tellement bon à la fois.

Encore un dernier merci à Papa Peter pour toutes ces années de partage en terre du milieu et qui sait, peut-être à une prochaine fois.

Note : 16/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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