Sons of Anarchy Saison 7

0337130

D’Après une idée de : Kurt Sutter

Avec Charlie Hunnam, Ron Perlman, Katey Sagal, Mark Boone Junior, Kim Coates, Tommy Flanagan, Theo Rossi

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Nombre d’Episodes: 13

Résumé:

Afin de protéger leur ville des dealers et des entrepreneurs locaux, les membres d’un club de motos sont prêts à tout. Dans ce contexte critique, Jax Teller est partagé entre l’amour qu’il porte à sa confrérie et l’appréhension grandissante qu’il nourrit en voyant l’anarchie et le banditisme qui règne dans son club…

Avis:

L’univers des séries et un univers impitoyable, un peu comme le fut Dallas. En effet, les lois du marché sont telles qu’il faut un minimum de rentabilité pour pouvoir voir une série évoluer sous peine de se faire arrêter brutalement. Combien de séries n’ont pas eu de fin ? Combien de séries se sont vues affublées d’une fin abrupte et écœurante ? Fort heureusement, certaines séries arrivent à tenir le cap et arriver au bout de leur histoire. Kurt Sutter est un scénariste assez peu connu et qui pourtant possède deux immenses séries à son actif, The Shield et Sons of Anarchy. Et c’est de cette dernière que nous allons parler, car, ô grande tristesse, elle vient de s’achever dans son ultime chevauchée. Prévue en sept saisons, cette saga pétaradante a pu arriver au bout de son concept, au bout de son histoire et il faut le dire, c’est avec une fissure au cœur que l’on devra se séparer de Jax, Chibs, Tigs, Bobby, au cours d’une saison, certes en dents de scie (soyons honnête), mais qui se termine en apothéose et qui conclut la série de la plus belle et déchirante des manières.

10322714_10152680696548291_4682294261574101348_n

Je n’ai pas pour habitude d’utiliser la première personne pour écrire une chronique, mais il fallait que je fasse une exception à la règle. A série exceptionnelle, ton exceptionnel, puisque Sons of Anarchy est MA série préférée, celle qui m’a fait vibrer durant cinq ans et qui vient de s’achever dans une septième saison qui n’est pas la meilleure mais qui possède une conclusion émotionnellement puissante.

On avait terminé la saison précédente sur la mort de Tara, la femme de Jax, le héros de la série, qui a été tuée par sa belle-mère. Juice protège alors Gemma de son fils et en échange, elle le protège du club, car il est recherché pour trahison. Ensemble, ils vont monter un mensonge pour faire croire à Jax que ce sont les chinois qui sont les meurtriers de Tara. Seulement, ce mensonge ne sera pas sans conséquence et le club va alors rentrer en guerre pour se venger mais aussi pour sortir de l’illégalité. Le chemin sera sanglant et brutal.

Comment appréhender calmement cette série ? Pour beaucoup, les Sons of Anarchy reste une série de bonne facture qui part dans le n’importe quoi au fur et à mesure des saisons, mais elle est bien plus que cela. Prévue en sept saisons depuis le départ, Kurt Sutter livre un scénario très malin, rempli d’enchevêtrements mais qui ne fait que monter crescendo et qui tient vraiment la route. Relativement insidieux dans son fond, puisque l’on va aimer des voyous, des tueurs, la force des Sons of Anarchy réside dans son aspect dramatique et dans côté shakespearien. Rien n’est épargné pour les personnages et personne n’est à l’abri d’une mort prématuré. En ce sens, la série peut prendre tout le monde par surprise, n’hésitant pas à faire mourir un personnage angulaire de la série. Sur la globalité, la série est juste monumentale et donne tout simplement envie de porter un cuir et de chevaucher une Harley.

Maintenant, en ce qui concerne cette septième saison, on ne peut pas dire que ce soit la meilleure. En effet, si le début est sanglant, mettant en avant une vendetta sans merci contre les chinois, la série se fatigue un peu en milieu de saison avec plusieurs épisodes un peu mou du genou. Il est vrai que chaque épisode possède son importance pour monter vers un final larmoyant (ce fut mon cas et quand je repense à certains passages de l’ultime épisode, j’ai encore les larmes aux yeux), mais certains moments semblent inutiles ou trop mollassons. Néanmoins, certains épisodes sont vraiment exceptionnels, comme le dixième épisode qui se termine comme une bombe et s’ensuit un onzième épisode d’une grande force, libérant enfin une vérité foudroyante et donnant tout son pouvoir d’acteur à Theo Rossi, qui tient là les deux répliques clés de la saga. Et bien évidemment, le tout est sublimé par une bande originale qui colle parfaitement au thème, notamment le final avec un morceau splendide. Et les acteurs demeurent excellents, comme Charlie Hunnam qui aura du mal à se défaire de cette image ou encore Tommy Flanagan, touchant et incroyable de justesse dans cette saison.

photo2-sons-of-anarchy-season-7-premiere-review

Au final, Sons of Anarchy se termine de la plus belle des manières, mais c’est un véritable déchirement de devoir se séparer de ces riders. L’ultime épisode est d’une grande force émotionnelle, notamment sur certaines scènes vraiment pesantes et symboliques et l’ensemble de la saison reste de très bonne facture malgré un milieu un peu plus faible qu’à l’accoutumée. Néanmoins Sons of Anarchy reste une série majeure, profondément puissante et on peut le dire sans ambages, ils vont nous manquer ces voyous que l’on a pu suivre depuis maintenant cinq ans.

On termine cette critique avec une citation de William Shakespeare, qui apparait à la fin de la saison :

Doubt thou the stars are fire; Doubt that the sun doth move; Doubt truth to be a liar; But never doubt I love.

Note: 20/20

Image de prévisualisation YouTube

Par AqME

One Comment to "Sons of Anarchy Saison 7"

  1. Ginger dit :

    Je viens de la finir,je partage cette fin avec ma famille et je suis en pleur encore
    C’est tellement émouvant et touchant
    Aujourd’hui je suis comme en deuil
    Je suis vraiment attristée

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net