octobre 29, 2020

De Force

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De : Frank Henry

Avec Isabelle Adjani, Eric Cantona, Anne Consigny, Simon Abkarian

Année : 2010

Pays : Luxembourg, France

Genre : Policier

Résumé :

Suite à une série de braquages non résolus, les autorités décident de donner carte blanche au commandant Clara Damico afin de neutraliser un gang particulièrement organisé. Sa seule piste : Manuel Makarov, figure très connue du grand banditisme, purgeant actuellement une peine de douze ans de prison. Elle lui promet la liberté en échange de sa collaboration. Il refuse. Sans autre solution, elle se verra donc obligée de le contraindre de force.
Mais tout se complique lorsque Damico demande à Makarov d’intervenir auprès de son fils Cyril, jeune délinquant sur lequel elle ne maitrise rien…

Avis :

De force est une belle histoire, c’est le premier film de Frank Henry, un ancien bandit qui a fait de la prison et qui une fois dehors, c’est lancé dans une autre voie, celle du cinéma. Ce n’est pas étonnant alors que pour son premier film, l’homme parle de ce qu’il connaît bien, le milieu du grand banditisme et l’on était en droit d’attendre un film réaliste, bien dosé, et même une petite critique de société. Mais voilà, « De force« , malgré son beau casting, est un ratage complet à tous les niveaux. On m’avait prévenu pourtant, mais comme j’aime beaucoup Isabelle Adjani qui se fait bien rare ces derniers temps et Anne Consigny, je me suis lancé dans ce que je pensais être un bon polar … J’aurais bien fait de regarder un épisode de « Julie Lescaut » ou « Navarro« , car ils sont bien plus captivants que ce premier film…

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La banlieue parisienne est soulevée depuis quelques mois par des braquages violents. La police piétine, elle a des suspects, mais elle ne sait où et quand ils vont frapper à nouveau. Mais leur dernier braquage a laissé sur le carreau le fils d’un ministre, dès lors, la police a carte blanche. C’est Clara Damico, chef de la BRP qui est en charge de l’affaire. Elle décide alors de force d’appeller Manuel Makarov, un homme qu’elle avait fait tomber voilà sept années maintenant et qui attend sagement sa libération. Damico lui fait une proposition. Comme il connaît le chef du gang, elle lui propose d’infiltrer le réseau et d’avoir à nouveau un casier vierge. Mais voilà, Makarov est loin d’être une balance et il ne veut plus entendre parler de ce milieu, il refuse donc cette proposition préférant attendre l’heure de sa libération. Mais qu’importe son avis sur la question, car cette dernière est déjà toute tranchée et Damico va faire évader Makarov. Une fois fugitif, il n’aura donc aucune autre solution que de les aider, pour retrouver une vie normale…

J’y ai cru jusqu’au bout que ce film allait pouvoir être bon. J’avais envie de l’aimer, surtout que la bande-annonce laissait présager un bon polar bien sombre, dans la lignée d’un Olivier Marchal, saupoudré d’un Fred Cavayé. D’ailleurs, la première scène est très bien. Le film s’ouvre sur un braquage de fourgon très bien foutu, mais une fois cette scène passée, ce sera bien l’autoroute de la déception…

Comment décrire le retard de ce film ? Comment parler de la lourdeur de l’intrigue ? Ou encore le festival de clichés et de caricatures que « De force« , nous force à regarder ? (même les noms des personnages sont clichés au possible). C’est à mon très grand regret que je découvre un film où rien ne ressort. L’intrigue est lourde, prévisible au possible, prenant tout au premier degré, on n’y croit pas une minute. Le scénario est encombré, le réalisateur veut aborder trop de choses à la fois. C’est beaucoup trop « complexe », (pas dans le sens où l’on ne comprend rien, mais dans le sens où il y a trop de choses) entre la femme flic qui veut réussir son enquête à tout prix, qui pour le coup fait sortir de taule par des moyens illégaux un ancien amant, figure très connu dans le milieu de la criminalité. On ajoute à cela un mari absent et un fils de seize piges en pleine crise d’adolescence, se faisant une joie de faire chier sa mère avec de petits trafics, parce que c’est une conne et qu’elle ne sait pas l’aimer et vous obtenez les fils rouges bien chargés de « De force« . Et oui, c’est bien un sacré festival que le réalisateur nous a concocté. Et encore, je vous laisse pas mal de surprises au final, car le film sera vous réserver d’autres jolis moments. Mais bon, après tout, on ne sait jamais, on a déjà vu certains films jouir de tels festivals et s’en sortir, avec d’autres moyens. Une belle mise en scène, des acteurs incroyables, un sens du suspens, ou encore une sacrée bonne critique d’un milieu choisi. Mais là aussi, le film est complétement raté. Hormis, la scène d’ouverture du film, le reste est terriblement mal filmé. La photographie est affreuse, le film n’a aucune ambiance, beaucoup de téléfilms sont plus beaux et inspirés que celui-ci. La mise en scène n’a rien de particulier, elle manque d’énergie, de souffle, de suspens, le réalisateur nous ennuie à la place de nous donner envie de suivre ses personnages.

Et puis, on ne s’improvise pas directeur d’acteurs comme ça et malgré ce casting en or qu’il a entre les mains, imaginez un peu Isabelle Adjani, Simon Abkarian, Thierry Frémont, Anne Consigny (merde quand même quoi…), Eric Cantona, Slimane Dazi, Linh-Dan Pham, Serge Riaboukine, Jean-François Stévenin qui se donnent la réplique, ça a de quoi nous faire frémir d’envie… Et bien non, du tout. Ne sachant pas comment Frank Henry a fait, mais chacun d’eux est mauvais, fatigué, vieillissant, et tellement dans la caricature que c’en est agaçant. Même de grandes actrices comme Anne Consigny ou Isabelle Adjani sont fades, aucunement touchantes et elles se demandent ce qu’elles peuvent bien faire ici.

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Bref, je ne m’attarderai pas plus sur ce douloureux moment de cinéma que je viens de subir, sur cette perte de temps tragique. Je n’ai qu’amertume à la fin de celui-ci et c’est vraiment dommage, car même le minimum, « De force » et Frank Henry n’ont pas été capables de me les offrir.

C’est donc à oublier, enfin, si c’est possible, car pour moi ce film restera comme LE film où Anne Consigny est mauvaise actrice, c’est inédit pour moi.

Note : 03/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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