Resident Evil 5

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Avis :

Finalement, les jeux vidéo, c’est comme le cinéma. Il suffit qu’une saga fonctionne bien auprès du public pour que l’on ait droit à des suites, des spin-of, des remakes et des ersatz dans tous les sens. Puis vient aussi les adaptations, pour toucher un public encore plus grand, avec le cinéma, mais aussi la littérature et les bande dessinées. Et quel meilleur exemple que Resident Evil ? Fort d’un succès immense avec le premier du nom sur Playstation, on arrive aujourd’hui à avoir six épisodes dans la ligne conductrice et une palanquée d’épisodes subsidiaires sur divers consoles. On peut facilement citer Code Veronica, Dead Aim, Outbreak ou encore Mercenaries, qui font leur apparition sur diverses consoles de salon ou portables. Mais aujourd’hui, c’est le cinquième épisode de la saga qui nous préoccupe, car il fait partie de ces vilains petits canards, dénigrés par un très grand nombre de fans et ayant un avis mitigé dans la presse. Après un énorme Resident Evil 4 qui aura chamboulé les habitudes et la ligne conductrice du jeu, notamment en transformant un survival horror en TPS horreur, il était difficile de poursuivre vers quelque chose de profondément horrifique. Affichant une volonté d’aller vers l’action et moins dans l’horreur, Resident Evil 5 n’a pas fait l’unanimité. Mais pourquoi tant de haine ? Pour cela allons à Kijuju en Afrique, parait qu’il y a une bonne ambiance là-bas !

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Gears of War fait des émules…

L’histoire de ce Resident Evil 5 se déroule dans un pays imaginaire en Afrique. Alors que Leon s’est défoulé en Espagne pour retrouver la fille du président et découvre en même temps un nouveau type de virus, las Plagas, Chris Redfield, que l’on retrouve bodybuildé de façon outrageuse se retrouve à Kijuju où il doit retrouver un informateur concernant Umbrella et Tricell, deux sociétés pharmaceutiques peu amènes. En se rendant sur place, il va vite se rendre compte qu’il n’est pas le bienvenu, et que le virus Uroboros devient très dangereux et qu’un certain Albert Wesker est derrière tout ça. On reste dans une continuité par rapport au quatrième volet, notamment sur l’évolution des Plagas, ces petites sangsues qui transforment leurs hôtes, mais aussi sur la volonté de Wesker à devenir le maître du monde, quitte à devenir un monstre. Bien entendu, les fans de la première heure risquent fort d’être déçus par cette mouture qui tourne en rond au niveau des virus et qui commencent à se sentir un peu comme des vaches à lait. Il est assez facile pour Capcom d’inventer à chaque fois un nouveau virus et de nouvelles créatures. Mais pour satisfaire tout le monde et rendre un peu de cohérence dans ce monde de fou, le développeur propose en guise de temps de chargement des informations sur l’historique des jeux. Bon, ce n’est pas la panacée car il n’y a que trois infos, mais cela reste tout de même assez sympathique et permet au néophyte de comprendre l’immensité de la saga.

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As-tu vraiment besoin de ce bras gauche ?

Mais venons-en au fait, le jeu ! Graphiquement parlant, le jeu s’en sort assez bien. Premier jeu de la saga à sortir sur une console comme la Xbox 360 ou la Playstation 3 (n’oublions pas que sur Wii, Resident Evil 4, Zero et le remake du premier sont déjà sortis !), il tient assez ses promesses. Loin d’être dégueulasse, il peine surtout à convaincre aujourd’hui. Certains bugs de collision auraient pu être évités, comme les armes que portent Chris dans le dos et qui passent au travers des murs. Cela étant dit, la mise en scène est relativement nerveuse et on se prend très vite au jeu, oubliant les quelques faiblesses graphiques du support. Les villages dévastés sont plutôt bien fichus, tout comme le centre de recherche avec ces couloirs lugubres, lorsque l’on rencontre les Lickers. Le petit bémol viendra bien entendu de la partie dans la mine, qui tourne plus en Tomb Raider qu’en Resident Evil ou encore dans les marais, avec un moment pénible et pas forcément joli. Il faut tout de même reconnaître que certains passages sont plutôt bien foutus, comme la scène d’intro, dans le calme plat, avec tous les habitants qui nous fixent du regard. Il demeure un grand moment et surtout une belle mise en bouche. Le seul problème, c’est que ce sera le seul moment de stress ou de flippe. Adieu Survival Horror, nous voici dans un jeu d’action pur et dur. Les munitions sont nombreuses, tout comme les ennemis et le stress viendra plus par le nombre d’ennemis que par leurs apparitions. Et c’est là le gros point faible de Resident Evil 5, car tout joueur lambda s’attend à avoir la frousse et elle n’est pas au rendez-vous.

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Attends, je baisse le levier et après je te protège !

Au niveau de la jouabilité, on retrouve certains défauts inhérents à la série. Par exemple, il sera toujours impossible de tirer et de marcher en même temps. Cela demeure assez stressant, notamment quand nos amis infectés balancent des grenades ou nous tirent dessus. Heureusement pour nous, une nouveauté fait son apparition, la possibilité de se planquer contre des murs pour pouvoir viser tranquillement. Un peu comme dans Gears of War me direz-vous, mais c’est plutôt une bonne référence non ? On pestera aussi souvent contre son acolyte, surtout quand elle est gérée par l’ordinateur. Avec une forte tendance à tirer sur tout ce qui bouge, même les zombies inutiles, elle gaspille les munitions comme jamais et ne sert pas à grand-chose, d’autant plus que les actions contextuelles avec elle sont peu nombreuses. Les casse-têtes dans le jeu sont assez limités, ne proposant pas de grande réflexion et on sent qu’à ce niveau, tout a baissé. Même le bestiaire semble plus édulcoré qu’auparavant. On aura bien une chauve-souris géante, une araignée géante ou encore un monstre marin, mais tout cela reste beaucoup moins gore qu’auparavant, ou tout du moins, moins dérangeant. Bref, si tout n’est pas si dégueulasse, le jeu reste tout de même un poil décevant.

Au final, Resident Evil 5 montre un changement de cap qui peut tromper le joueur dans ses attentes, surtout pour les aficionados de la série. S’éloignant vraiment du Survival Horror pour proposer un titre exclusivement action, le jeu se perd un peu dans sa ligne conductrice et c’est bien dommage. Néanmoins, il demeure divertissant et agréable et propose une durée de vie assez honnête. Sans être dénué d’intérêt, Resident Evil 5 reste quand même le plus décevant de la saga.

Note : 13/20

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