Machine Head – Bloodstone & Diamonds

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Avis :

Dans le domaine du métal, les spécialistes évoquent souvent des groupes qui ont bâti ce qu’est devenu le métal aujourd’hui. Parmi les formations les plus connues, on peut citer le Big Four avec Metallica, Slayer, Megadeth et Anthrax, mais parmi les albums qui ont marqué au fer rouge l’univers du métal, il y a Master of Puppets de Metallica, Reign in Blood de Slayer et Burn my Eyes de Machine Head. Fondé en 1992 en Californie, Machine Head s’impose rapidement comme une référence dès le premier album en 1995. Après quelques changements dans le Line-Up et des départs de musiciens pour d’autres groupes prestigieux comme Testament ou Soulfly et Rob Zombie, le groupe va changer d’orientation en 1999 avec un troisième album qui part vers le nu-métal, décevant beaucoup de fans. Néanmoins, The Burning Red se vend bien. Seulement, en 2001 sort Supercharger et c’est une vaste déception, le groupe ne vendant quasiment plus d’albums. A la suite de cet album, le groupe ne trouve plus de maison de disques et tous les fans pensent que le groupe est perdu. Mais il n’y a pas que les USA sur terre et le groupe va trouver une seconde jeunesse en Europe, signant avec Roadrunner International et sortant un nouvel album en Europe, qui permettra au groupe de revenir ensuite aux States. Through the Ashes of Empires est une belle réussite, redorant le blason du groupe et lui permettant de renouer avec le succès. Leur septième album, Bloodstone & Diamonds, sorti début novembre va remettre tout le monde d’accord sur la puissance et le talent de Machine Head.

Le skeud s’ouvre avec Now We Die. Malgré un titre quelque peu évocateur, le groupe se permet d’offrir directement l’un des meilleurs morceaux de l’album. Commençant avec des violons, le groupe lâche rapidement les guitares et envoie le pâté avec des riffs agressifs, une voix éraillée parfaite et une technique à couper le souffle. Le morceau est long, passionnant, offrant à chaque fois des changements de rythme tout en gardant une ligne conductrice. Et Now We Die ne sera pas l’exception, puisque d’autres titres seront du même acabit, propulsant immédiatement cet album dans les hauteurs stratosphériques des meilleurs skeuds de l’année. On pourra ainsi noter Ghosts Will Haunt my Bones, qui est d’excellente facture et qui montre que le groupe peut aller très vite, puis changer de rythme en cours de route, tout en proposant des choses novatrices et prenantes. On peut aussi parler de Game Over, qui débute lentement pour arborer par la suite un refrain un poil plus pop avec un chant clair mais qui garde toujours un énervement salvateur et une maîtrise technique ébouriffante. Mais s’il ne fallait garder que deux titres dans cet effort ce serait certainement In Comes the Flood, un morceau qui propose son intro en symphonique pour partir ensuite vers quelque chose de très agressif, de puissant, mais de vraiment maîtrisé et impressionnant en termes d’addiction. Mais surtout, il y a dans ce skeud Sail Into the Black, un titre très long (plus de 8 minutes), mais envoutant et hypnotisant. Après un intro de près de quatre minutes, avec des chœurs redondants et une voix suave et grave, le titre part vers un métal exaltant et vivifiant à plus d’un titre.

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Le plus impressionnant dans tout ça, c’est que l’album ne possède pas de points faibles. Il est quasiment parfait d’un bout à l’autre, n’offrant aucun moment de réelle faiblesse. Si certains titres sont plus classiques dans leur construction comme Killers and Kings ou encore Night of Long Knives, ces morceaux restent agréables et techniquement irréprochables, alternant avec des riffs rapides, violents et d’autres plus doux, enchainant avec des refrains marqués et marquants. On pourra peut-être pester contre la facilité de Eyes of the Dead, qui est peut-être le morceau le moins marquant du skeud, ou contre la voix transformée de Beneath the Silt, mais encore une fois ces titres sont franchement bons dans leur ensemble. Et puis il est difficile de passer à côté de deux ovnis, comme Damaged Inside qui est quasiment tout à capella et qui montre la sublime voix suave et grave de Robb Flynn, se rapprochant d’un certain Corey Taylor (Stone Sour, Slipknot) ou encore Imaginal Cells, fait à partir de son de radios et qui est très intéressante.

Au final, Bloodstone & Diamonds, le dernier album de Machine Head est une vraie tuerie et rentre directement dans les meilleurs albums métal de l’année, sans aucun problème. Durant plus de 70 minutes, le skeud est généreux, parfois gras souvent raffiné et prouve encore une fois qu’il ne faut jamais enterrer un groupe car il fait éclat de son talent en tout début de carrière. Si Machine Head est représentatif du métal, il le prouve avec cet album, faisant passer les petits nouveaux pour des enfants de chœur. Un album, un vrai, de ceux qui ont une grosse paire de couilles et qui n’hésite pas à faire de tout, sauf du commercial. Salvateur !

  1. Now We Die
  2. Killers and Kings
  3. Ghosts Will Haunt my Bones
  4. Night of Long Knives
  5. Sail Into the Black
  6. Eyes of the Dead
  7. Beneath the Silt
  8. In Comes the Flood
  9. Damage Inside
  10. Game Over
  11. Imaginal Cells
  12. Take me Through the Fire

Note : 19/20

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Par AqME

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