septembre 28, 2020

Soul Calibur Legends

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Résumé :

La légende des âmes et des épées reprend ses droits à chaque fois que la lame sacrée SoulCalibur et la lame maudite SoulEdge refont surface. Leur pouvoir provoque immanquablement l’avidité des hommes et engendre des guerres meurtrières auxquelles seuls de véritables héros peuvent mettre un terme. C’est ainsi que la quête de Siegfried prend un nouveau tournant lorsque le jeune homme cède à l’appel de SoulEdge. La lame vole en éclats, et le guerrier s’écroule sous l’effet de la lame maléfique. Mais alors qu’il se retrouve enveloppé par la graine maudite, Siegfried est sauvé par le leader du Saint Empire Romain, connu sous le nom d’Empereur masqué, et est emmené à Vienne, la capitale impériale. Non loin de là, l’armée de l’Empire Ottoman, contrôlée par le géant Barbaros et uniquement constituée de démons, s’apprête à franchir la frontière. Rapidement rejoint par Ivy et Iska, le bouffon de l’empereur, Siegfried part donc vaillamment terrasser les Gardiens, des monstres puissants qui détiennent les fragments de Soul Edge. Une quête qui implique de nombreux affrontements dont la destruction du dragon Fafnir, mais qui sera aussi ponctuée de rencontres fortuites avec les figures les plus emblématiques de la saga.

Avis :

Appréciée des amateurs de baston armés, la saga Soul Calibur demeure un incontournable du genre depuis le premier opus sorti sur la première PlayStation (Soul edge). Pendant presque vingt ans, elle s’impose comme un sérieux concurrent de Tekken et Virtual fighter. Bien entendu, les puristes connaissent sur le bout des doigts les différences de gameplay qui séparent ces références. Nous ne sommes pas là pour une rétrospective de ces séries phares, mais pour se pencher sur une petite exclusivité Wii : Soul Calibur legends. Une transposition de Soul Calibur au pays du Beat’em all. Un pari gagnant ?

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Il est vrai que les deux genres ne sont pas réputés pour faire dans la dentelle. Aussi, l’on peut facilement les rapprocher afin de trouver un public commun et particulièrement friand des univers présentés. Cependant, la renommée de la franchise associée à de réelles contraintes concernant la refonte du gameplay laisse perplexe sur le résultat final. Au mieux, l’on peut espérer avoir entre les mains un soft nerveux, fluide et défoulant au possible. Au pire, à une piètre tentative de repousser les frontières de Soul Calibur vers des contrées inhospitalières. À l’instar de l’intrigue, le suspense n’est malheureusement pas de rigueur dans le cas présent.

En effet, Soul Calibur legends se rapproche du mode Tekken force présent dans le troisième et quatrième opus de son homologue ou Tekken – The devil within, autre transposition dans le domaine du beat’em all. Toutefois, il est bon de rappeler qu’il s’agissait de contenus parallèles aux histoires principales et non des jeux à part entière. Pourtant, les mécanismes semblent les mêmes avec toute la rudesse qui les caractérise. Afin d’aborder le soft sous les meilleurs auspices, il faut imposer une maniabilité fluide et naturelle pour se montrer le plus efficace possible lors des affrontements. Or, le gameplay se révèle d’une rare lourdeur, tant dans les déplacements que dans les combats.

Les captures de mouvement du Wiimote/Nunchuk sont basiques au possible pour repousser un ennemi ou infliger des coups horizontaux ou verticaux. N’espérez pas un semblant de stratégie ou une recherche de combos, on réitère sensiblement les mêmes gestes brouillons et patauds pour daigner toucher les adversaires. Environ 50 % de vos assauts se perdent dans le vent pour éviter une malencontreuse attaque. Vous pourrez bien essayer de les parer, mais les blocages sont complètement aléatoires. Autrement dit, il faut foncer dans le tas sans se poser de questions.

Il y a bien une jauge pour les attaques spéciales. Là encore, rien de très spectaculaire à se mettre sous la dent avec des effets sommaires qui embraseront, avec un peu de chances, les pauvres quidams sur votre chemin. En automatique ou manuel, l’alternance entre les ennemis n’est pas du tout intuitive. Dans une moindre mesure, la caméra ne se révèle pas trop catastrophique en se réajustant pour appréhender correctement chaque situation. L’espace restreint aide en ce sens en se départissant rarement de forme géométrique prédéterminée. Pour un jeu d’action, il en découle un ennui quasi immédiat devant cette répétitivité absurde.

L’on traverse une succession de couloirs où les décors, mal inspirés au demeurant, recèlent quelques pièges sournois avec la plus grande indifférence. Aucune ambiance ne se dégage de ces polygones mal dégrossis, même pendant des batailles épiques où l’empire subit de constantes tentatives d’invasion. Les graphismes sont datés et exposent des environnements au level design sans la moindre imagination. Tout juste perçoit-on des ordres, des cris gutturaux et une bande-son aussi utile que l’armure de Siegfried dans des combats qui exigent de la rapidité. La liste des tares s’allonge…

Pour enfoncer le clou, n’espérez aucun sursaut d’orgueil de la part du scénario. La quête lorgne du côté d’une fantasy moyenâgeuse poussiéreuse où invasions, reliques et pouvoirs suprêmes se succèdent sans jamais nous épargner les clichés de circonstances. Bien entendu, l’on ne s’attendait pas à une quelconque originalité ou même à une intrigue fouillée et immersive, mais la perpétuelle lutte du bien contre le mal (Soul edge Vs Soul calibur) sans ambivalence, sans recherche, commence à devenir pénible. On ne peut pas cautionner un tel manque d’épaisseur. Seule consolation, la présence de têtes connues de la franchise (en sus de Siegfried et Ivy).

En pareilles circonstances, inutile de dire que la rejouabilité du titre en prend un coup. Il est difficile d’en venir à bout, non pour le challenge qu’il propose (exception faite de certains boss), mais à cause de ses innombrables défauts et l’absence de plaisir qu’il procure. Comptez un peu moins d’une dizaine d’heures, un mode équipe bâclé et un Versus sans commune mesure avec ce que nous a habitué la série. Pas de contenus à débloquer et des classements peu parlants pour les amateurs de scoring qui n’encouragent guère à la persévérance pour atteindre un niveau supérieur. Tout cela achève de trouver un semblant d’intérêt à cette vaine aventure.

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Au final, Soul calibur legends aurait pu être sympathique en tant que mode additionnel d’un des épisodes principaux de la saga. Seulement, Namco a fait le pari d’effectuer une transposition hasardeuse et minée de défauts en tout genre pour en faire un jeu à part entière. Techniquement daté, gameplay rigide, histoire au rabais et bande-son scandaleuse (merci les échanges muets entre les protagonistes) sont quelques exemples des maladresses que l’on découvrira pendant de (très) longues heures étant donné que l’on ne s’amuse guère. Un beat’em all bancal à l’atmosphère inexistante pour un pénible voyage dans ces contrées peu inspirées.

Note : 07/20

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Par Dante

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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