octobre 28, 2020

Invincible

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De : Werner Herzog

Avec Tim Roth, Jouko Ahola, Max Raabe, Jacob Wein

Année: 2001

Pays: Etats-Unis, Angleterre, Irlande, Allemagne

Genre : Drame

Résumé :

Sous le IIIe Reich, Zishe Breitbart est un forgeron juif polonais. Un jour, il est découvert par un agent berlinois qui décide de tirer partie de sa stature imposante. Hanussen, directeur du cabaret de Berlin et roi de l’hypnose, l’engage pour incarner des héros de la mythologie germanique. Mais, un soir, il refusera de jouer les Siegfried.

Avis :

Werner Herzog est un cinéaste que je viens seulement de découvrir avec le culte « Fitzcarraldo« . Comme ce dernier m’a mis une très belle claque, j’ai voulu réitérer l’expérience en me lançant dans la filmographie du réalisateur allemand. Le premier film qui me tombe sous la main c’est « Invincible » paru en 2002 chez nous. Un film qui parle de la montée du nazisme dans l’Allemagne des années 30. Un film emmené par Tim Roth. Le projet était on ne peut plus alléchant, mais le résultat est malheureusement bien ennuyant à plusieurs moments.

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Zishe est une force de la nature. Doté d’une musculature incroyable, il a un corps à faire mourir de jalousie n’importe quel dieu grec. Zishe habite en Pologne où il est forgeron.

Un jour, dans un cirque, il se fait remarquer par un homme qui lui propose de gagner sa vie autrement. Découvreur de talents, il propose à Zishe de gagner sa vie sur scène dans des spectacles pour l’une des revues les plus populaires de Berlin. Il jouera devant tout le gratin de la société aryenne. Avec un peu de réticence, Zishe se laisse pourtant convaincre. Mais une fois sur place, la montée en puissance du nazisme l’oblige à cacher le fait qu’il est juif. Mais pour combien de temps ?

Pour ce film, Werner Herzog a décidé de placer sa caméra quelques temps avant la prise de pouvoir d’Hitler. Une période tout aussi sombre que la deuxième guerre mondiale, mais dont on parle assez peu, surtout dans le pays même.

Avec « Invincible« , Werner Herzog entend nous parler des prémices de l’horreur, de ce qui se met en place, qui devient évident, mais pourtant que personne n’a vu venir. Pour cela, il va nous raconter la destinée d’un colosse au cœur tendre. D’un homme au destin surprenant et tragique en même temps.

Si les intentions d’Herzog sont louables, que l’histoire sur le papier est vraiment très intéressante et que le film en était vraiment alléchant, dans la forme et son rendu à l’image, ce n’est pas la même chanson.

« Invincible » est un film très lent, trop lent, conventionnel, sans grand surprise (sauf une, qui m’a laissée sur place, alors que c’était tellement évident quand j’en repense et je me suis fait avoir comme un bleu…), mais le plus décevant, c’est que le film est dénué de sentiments et c’est vraiment dommage. Surtout que le film comporte de belles images, de bonnes scènes et ne manque pas d’idées. Herzog n’a plus rien à prouver, il sait comment filmer et rendre son film beau.

Mais voilà, je ne peux pas dire que l’histoire m’ait réellement touchée. Les personnages sont fades et même ce qui arrive au personnage de Zishe, si injuste et profond soit-il, n’est pas arrivé à me captiver.

L’intrigue reste belle dans le fond et le film est intéressant parfois et je peux même affirmer qu’à aucun moment le film s’avère mauvais. Il y a même quelques retournements de situations que je n’ai pas vu arriver et qui m’ont plu, mais pour le reste, je retiendrais particulièrement les longueurs interminables entre deux moments (la plupart sur scène) et qui relèvent peu mon attention. Puis enfin, l’autre gros problème du film, c’est son casting et plus particulièrement son acteur principal. Si Tim Roth assure et intrigue dans le rôle d’un tyrannique, mais aussi sympathique, propriétaire de « Cabaret de l’étrange » et qu’Anna Gourari est très bien, comme Max Raabe, qui est tout simplement génial en maître de cérémonie du cabaret, Jouko Ahola est lui fade au possible et mono-expressif. On a l’impression que l’acteur ne fait que répéter son texte sans implication. Le personnage, de par son laxisme, en devient même agaçant. On en envie de le secouer, il manque de vie, de rage et d’injustice ou de passion et de fierté, mais à la place de ceci, il reste infaillible sur tout le long du film. Et je pense que c’est aussi, dans un sens, en grande partie, à cause de lui, que j’ai trouvé le film décevant.

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« Invincible » est donc une déception pour ma part et c’est vraiment dommage car l’intrigue avait tous les ingrédients pour que le film soit intense et puis avec le génie d’Herzog derrière la caméra, ce film aurait dû être immense, mais à la place, on trouve un film regardable, qui contient des moments pas désagréables, mais qui au final sera très vite oublié…

Note : 08/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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