octobre 28, 2020

Interstellar

158828.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

De : Christopher Nolan

Avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Michael Caine, John Lithgow

Année: 2014

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction

Résumé :

Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.

Avis :

Un film de Christopher Nolan est toujours un événement. Au fil des années, le cinéaste anglais a su s’imposer comme l’une des plus grandes révélations des années 2000. On peut même dire que dans un sens, les années 2000 lui appartiennent en termes de révélation, un peu comme les années 90 appartiennent à Tarantino. Avec des films comme « Memento« , sa trilogie « The Dark Knight » ou encore l’onde de choc « Inception » et « Le prestige« , Nolan nous offre depuis quinze ans maintenant, une filmographie de qualité à faire crever de jalousie la plupart des réalisateurs.

Son nouveau projet, « Interstellar« , était surement LE film le plus attendu de l’année dans la stratosphère cinéphilique qui nous habite tous un peu.

Alors, après un an de campagne, de trailers, de bandes annonces et autres affiches, « Interstellar » vaut-il le coup ? Est-ce que Christopher Nolan ajoute encore un chef-d’œuvre à sa filmographie ? Eh bien, je vous réponds par un très beau OUI. Sans être un chef-d’œuvre absolu, Christopher Nolan nous offre-là le plus beau et le plus ambitieux des voyages spatiaux de l’année. « Interstallar » est un très beau et pur bijou cinématographique devant lequel on prend un plaisir incommensurable et une fois le générique fini, l’une des premières choses qui nous vient en tête, c’est de repartir pour un nouveau voyage.

161819.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

La terre se meurt peu à peu. Les habitants de la planète ont beau essayer de s’adapter, rien n’y fait, ce qui devra arriver arrivera et d’ici quelques années le manque d’air aura raison de la population mondiale. Cooper est un ancien pilote de la NASA, qui depuis s’est reconverti en fermier et cultive du maïs. Un soir, il va faire une découverte dans la chambre de sa fille. Une découverte étrange, qui va l’amener à renouer contact avec un ancien professeur d’université qui essaie de mettre en œuvre l’un des projets les plus ambitieux que le monde n’a jamais eu. Très vite, le professeur va convaincre Cooper de tout abandonner pour partir aux confins de l’univers pour essayer de trouver une nouvelle planète habitable et ainsi sauver les siens, mais aussi le monde d’une fin inévitable… Cooper va donc s’envoler pour la mission de sa vie, une mission qui sera peut-être sans retour. Une mission qui a comme symbole l’espoir d’une seconde chance.

Si je devais résumer « Interstellar » en un seul mot, ce serait génial, car tout est génial dans ce film. Christopher Nolan a encore une fois réussi son coup en nous offrant un très grand film qui frôle le chef-d’œuvre à quelques plans près.

Initialement, le projet vient de Steven Spielberg qui en 2008 arriva avec cette idée incroyable, mais le réalisateur ne put aboutir et le projet revient alors à Christopher Nolan, et quand on découvre « Interstellar« , on se rend bien compte qu’il n’y avait que lui qui pouvait porter une telle œuvre sur les écrans.

Le scénario d’ »Interstallar » est tout simplement stupéfiant, incroyable, complexe, surtout dans les discussions métaphysiques que les différents protagonistes tiennent à plusieurs moments, mais c’est si bien écrit et filmé que ces scènes-là passent toutes seules, alors même que l’on n’est pas sûr d’avoir vraiment tout saisi de ce qui pouvait se dire.

« Interstallar » est un film alambiqué, comme souvent avec Nolan, on peut même dire toujours, en dehors de la trilogie « The Dark Knight« . L’histoire nous met la tête dans les étoiles. Christopher Nolan nous passionne autant qu’il nous intrigue. Son film s’amuse à nous perdre, pour mieux nous retrouver et pour au final nous faire rêver et ça, pendant presque trois heures qui sont passées à une vitesse folle si bien qu’à la fin du film, on aurait même aimé qu’il se prolonge encore et encore.

J’ai complétement été pris dans l’intrigue. Il y a des films comme ça, où dès leur ouverture, on sent ce petit quelque chose qui fait que l’on sait presque d’emblée qu’on va passer un excellent moment et « Interstallar » fait assurément partie de ceux-là. Et pourtant, je n’en attendais pas forcément grand-chose. Bien sûr, j’avais envie de le voir, comme beaucoup, mais je ne peux pas dire que je l’ai attendu amoureusement. Oui, étant terriblement admirateur du travail de Steven Spielberg, j’étais quelque peu déçu que le film ne se fasse pas sous son œil, mais au final, à ma sortie de la salle, je suis satisfait que le patron ne l’ait pas réalisé, car Interstallar n’aurait pas dû tout était le même, d’où le fait qu’il n’y avait que Nolan pour nous le livrer ainsi.

Bien avant le film de science-fiction, bien avant le blockbuster d’auteur ou le film d’action impeccable, ce qui me touche avec « Interstallar « , c’est que le film est une magnifique histoire d’amour entre un père et ses enfants. C’est l’histoire d’un homme prêt à tout pour revenir auprès des siens et les sauver. C’est un film où les émotions priment avant tout. Et Christopher Nolan est arrivé à me bouleverser à plusieurs moments dans son film. J’en suis ressorti les yeux quelque peu humides et l’esprit ailleurs.

Derrière cette histoire d’amour et de survie, le réalisateur n’a pas oublié de nous en mettre plein les yeux et nous faire voyager. Son film jouit de scènes incroyables qui marqueront l’année 2014. Le film dégage une tension palpable et nous scotche littéralement à notre fauteuil pour ne pas nous lâcher sur tout son long. Et malgré le côté contemplatif de plusieurs scènes qui rappellent d’instinct Kubrick, le cinéaste ne m’a pas ennuyé une seconde. Après, tout n’est pas parfait, et il y a quelques petites scènes qui m’ont dérangées, que j’ai trouvé pas très subtiles, comme l’explication d’une poignée de main, mais ce n’est que du chipotage, comparé à l’œuvre elle-même et c’est très vite oubliable.

Autre point qui m’a énormément plu, c’est qu’à l’heure du numérique à fond et des films qui tombent à outrance dans les effets spéciaux, Christopher Nolan a fait le choix d’aller à contre sens, en filmant ses trucages à l’ancienne, ce qui confère au film un charme fou et dédit un hommage à tout ce qui a fait les films de science-fiction d’antan. C’est un choix judicieux, qui démontre bien l’amour et le respect du réalisateur pour le septième art. Ici, les effets spéciaux sont au service de l’histoire et non l’inverse et ça fait vraiment du bien de voir un film pareil.

Autre point culminant du film, c’est la bande originale, sublime, passionnante, frissonnante, et complétement démente d’Hans Zimmer qui s’est encore une fois surpassé pour offrir à nos oreilles ce qui sera à coup sûr le plus beau soundtrack de l’année. Un score qui colle la chair de poule et accompagne les actions des personnages avec brio, soulignant l’immensité écrasante de l’espace ou les différentes émotions des acteurs. C’est beau, c’est bon et un peu comme un réflexe une fois sorti de la salle, on a envie de courir acheter les notes de Zimmer, pour nous les repasser en boucle, en attendant notre seconde vision du film. Car oui, le scénario étant complexe, « Interstallar« , tout comme « Inception » nécessite une autre voir même deux ou trois visions pour en comprendre vraiment toutes les subtilités. Le film est si riche et intense qu’il est presque impossible de vraiment tout saisir à sa découverte.

Enfin, il reste ce casting impérial, entre un Matthew McConaughey prenant, à fleur de peau, une Anne Hathaway qui confirme qu’elle est une immense actrice, une Jessica Chastain sublime et impliquée, un David Oyelowo touchant dans son désespoir, un Matt Damon agaçant et un Casey Affleck presque flippant, Christopher Nolan a très bien su diriger tout ce beau moment et chacun d’eux se trouve parfaitement à sa place, jusque dans les moindres seconds rôles.

168401.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Christopher Nolan a encore une fois très bien réussi son coup et « Interstellar » est bien le grand film que j’avais envie de voir. En le découvrant, on ne peut s’empêcher de penser à Stanley Kubrick, Steven Spielberg, Robert Zemeckis, Godfrey Reggio, ou encore à « Moon » de Duncan Jones, et même « Signes » de Shyamalan, mais en fin ce compte, même si Nolan s’est fortement inspiré de quelques-uns de ces films et autres réalisateurs, « Interstellar » est bel et bien un film tout ce qu’il y a de plus Nolanien qui s’inscrit comme une évidence dans sa filmographie.

« Interstellar » est donc l’un des immanquables de cette fin d’année et que vous aimiez ou que vous détestiez, une chose est sûre, le film ne vous laissera pas indifférent et il va vous poursuivre une fois sorti de la salle.

Note : 18/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Une réflexion sur « Interstellar »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.