Pale Rider, le Cavalier Solitaire

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Titre Original : Pale Rider

De : Clint Eastwood

Avec Clint Eastwood, Michael Moriarty, Carrie Snodgress, Richard Dysart

Année: 1985

Pays: Etats-Unis

Genre: Western

Résumé:

Les derniers chercheurs d’or indépendants de LaHood, bourgade minière de Californie, sont harcelés par la bande de Coy LaHood, fondateur de la ville qui veut s’approprier leur concession. Au moment où les mineurs pacifiques sont prêts à abandonner la lutte, surgit de la montagne un cavalier solitaire tout de noir vêtu. Nul ne connaît son nom, son passé, ses origines. Hull Barret, opposé depuis longtemps à Coy LaHood, l’accueille sous son toit. L’homme ne va pas tarder à prouver ses qualités de tireur.

Avis:

Clint Eastwood est un géant du cinéma, aussi bien par la taille que par le talent. C’est assez marrant d’ailleurs pour quelqu’un qui ne se destinait pas du tout à une carrière dans le septième art, puisqu’il a été repéré dans un camp militaire, dégageant déjà une certaine prestance. Après des rôles de gueules dans le western ou alors dans le film de guerre, l’homme se place derrière la caméra et commence alors une carrière brillante de réalisateur. Il s’illustre avec Un Frisson dans la Nuit, un thriller datant de 1971, mais surtout, il gagne sa reconnaissance avec son premier western L’Homme des Hautes Plaines. Par la même occasion, il renoue avec ces personnages qu’il incarne si bien, des justiciers charismatiques et solitaires. Avec Pale Rider, le Cavalier Solitaire, il continue son exploration du western, tout en gardant une certaine modernité dans le message.

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Personne ne touche à cette jeune fille!

Le scénario est vraiment très simple. Une bande de mineurs exploite un filon sur des terres qui leurs appartiennent. Seulement, un magnat de l’or veut à tout prix cette vallée pour extraire tout l’or qu’elle contient. Le seul moyen pour qu’il puisse l’avoir, c’est de faire fuir les mineurs. Après moult menaces, certains mineurs commencent à partir. Hull Barret est en quelque sorte le chef des mineurs et il se fait sauver par un inconnu qui manie bien le bâton. Pour le remercier, il l’accueille sous son toit et ce cavalier solitaire va offrir son aide aux oppressés, faisant jouer du colt, qu’il manie aussi bien que le bâton. Pale Rider est donc un western classique, avec d’un côté les gentils et de l’autre les méchants, montrant encore une fois la guerre entre les pauvres et le riches.

Et finalement, c’est là le point fort et le point faible du film. Point faible car le film est d’un manichéisme classique presque trop, ne laissant aucune ambiguïté sur les personnages et leurs intentions. C’est bien simple, les méchants sont intéressés et ont le bras long alors que les mineurs sont assez faibles et n’attendent qu’une chose, un mentor qui les aide. Mais c’est aussi un point fort, dans le sens où cette histoire reste séculaire et peut se calquer sur n’importe quelle époque. Ainsi, on est face à un western classique mais finalement assez visionnaire, proposant une bataille sociale qui pourrait se transposer dans notre époque ou dans un film de cape et d’épées.

D’un point de vue mise en scène, le film possède tous les éléments d’un grand western et pourtant, il demeure assez intimiste. Le film s’axe principalement autour de ses personnages et ne propose finalement pas de grands plans, il n’y a quasiment aucun grands décors et le film sera éclatant par la seule présence de protagonistes haut en couleur. Bien entendu, le film contient des scènes qui restent importantes et très bien filmées, avec notamment la fusillade de fin où l’on peut voir Clint Eastwood se démener contre plusieurs shérifs ou encore lorsqu’il explose la mine du richissime exploitant. Mais au final, on retiendra surtout les relations entre les personnages et leurs effets sur la population locale, comme le catalyseur envers les plus faibles et la menace que représente le cavalier solitaire pour les plus riches.

En plus de cela, les prestations des acteurs sont remarquables. Clint Eastwood en tête, en héros mystérieux et solitaire. Il est éblouissant de charisme et lorsqu’il revêt son long manteau avec son colt, on sent vraiment que l’acteur est dans son élément. A ses côtés, il n’y a pas forcément d’acteurs connus. Néanmoins, Michael Moriarty tire son épingle du jeu, puisqu’il joue en quelque sorte le chef des mineurs, des oppressés, et il tient formidablement bien son rôle, tout en finesse et sans en faire trop. Il est très attachant et demeure très humain, bien plus que le personnage de Clint Eastwood. Du côté des méchants, on détestera très rapidement Chris Penn, qui joue le fils du riche exploitant mais aussi Stockburn, un marshal qui en veut au cavalier solitaire et qui est tenu par John Russell, qui demeure mystérieux lui-aussi mais relativement antipathique.

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C’est dans quel film qu’un p’tit mec se prend pour moi?

Au final, Pale Rider n’est pas un western crépusculaire, il n’est pas non plus un western innovant ou expérimental, mais il demeure un western simple et très efficace. Relativement intimiste, il s’appuie sur les relations entre les personnages plutôt que sur des décors grandiloquents ou un scénario alambiqué. Alors certes, il existe des westerns bien mieux, mais ce Pale Rider est un film fort recommandable.

Note: 15/20

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Par AqME

One Comment to "Pale Rider, le Cavalier Solitaire"

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