octobre 27, 2020

Hannah et ses Soeurs

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Titre Original : Hannah and her Sisters

De: Woody Allen

Avec Woody Allen, Mia Farrow, Michael Caine, Carrie Fisher

Année: 1986

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie Dramatique

Résumé :

Le destin de trois sœurs abîmées par la vie, autour desquelles s’entrecroisent dans un imbroglio sentimental les existences et les amours compliquées d’une douzaine de personnages.

Avis :

Woody Allen est programmé comme une horloge depuis presque le début de sa carrière. Cela fait maintenant plus de quarante-cinq ans qu’il nous sort un film par an. Alors bien sûr, avec une telle productivité, l’auteur ne peut pas être au top tout le temps et sa carrière est parsemée de grands moments de cinéma, mais aussi de moments plus redondants, moins inspirés, plus chiants, voire même mauvais. La belle inspiration ne peut pas être toujours présente et après m’avoir offert ce que je considère comme l’un de ses meilleurs films avec « La rose pourpre du Caire« , je me lance avec déception dans l’un de ses films qui m’aura le plus ennuyé… Et oui, quand on se fait une rétro de Woody Allen, on peut passer d’un extrême à l’autre.

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New-York, dans un milieu bourgeois, on va découvrir la vie sentimentale de trois sœurs, Hannah, Holy et Lee. Hannah est mariée à Eliott, qui en secret craque complètement sur Lee, qui elle, sort depuis de nombreuses années déjà, avec Frederick, un artiste-peintre torturé et plus âgé qu’elle d’une bonne vingtaine d’années. Et enfin il y a Holy, éternelle célibataire qui craque quelque peu, sans le savoir, sur l’ex-mari d’Hannah, un présentateur télé hyperactif qui croit en permanence être malade. Tout ce petit monde et bien d’autres encore, vont se croiser et se recroiser dans leur quête de l’amour.

C’est dans la même veine que, « Annie Hall » ou « Manhattan » que le talentueux Woody Allen sort en 1986 « Hannah et ses sœurs« , qui reçut deux Oscars, dans les catégories meilleur second rôle féminin et masculin. Mais à la différence des deux premiers films cités plus haut, ce cru 1986 est parfaitement dispensable dans la carrière de son auteur.

Dans ce film, il est question de l’amour et la famille, des thèmes que l’on ne qualifiera plus de récurrent dans l’œuvre du réalisateur, mais plutôt d’indispensable après quinze films déjà.

Mais voilà, là où ça fonctionnait bien dans les deux autres et les futurs à venir, ici la sauce ne prend pas. Je me suis ennuyé devant ce film. Je n’ai pas réussi à entrer dans la magie des différentes histoires entremêlées. Le film est lent, très lent, trop lent et les personnages plutôt désagréables. En le regardant, j’ai eu la désagréable sensation que Woody Allen avait tendance à étirer la plupart de son intrigue avec des scènes par forcément nécessaires. J’ai trouvé que le film tournait très vite en rond, qu’il s’écoutait parler. Je n’ai pas retrouvé la plume magique de Woody Allen, alors que je sors de deux films extras, originaux, drôles et tristes en même temps.

Je n’ai pas trouvé les personnages attachants aussi. Je peux même dire qu’ils sont assez antipathiques. Faussement bohèmes, ils se créent des problèmes pour pas grand-chose. Et je suis resté en dehors du film tout le temps. Ni drôle, ni dramatique ou prenant, c’est simplement un long moment en manque d’inspiration que j’ai trouvé là devant moi.

Même au niveau de la mise en scène, le film reste bien filmé, mais il manque d’énergie, d’implication, de drame ou de fantaisie. En fait, le film manque tout simplement de vie, alors que c’est bizarrement de la vie dont ce film parle dans le fond.

Le film bénéficie d’un trio d’actrices pourtant talentueuses, Mia Farrow encore et toujours, Dianne Wiest, et Baraba Hershey, qui est d’ailleurs, avec Woody Allen, le seul personnage que j’ai vraiment apprécié dans ce film. Après, je ne pas dire que les acteurs de ce film soient mauvais, au contraire, ils font leur taf, même si on les a connus plus impliqués pour certains. Non le problème que j’ai vient du film et de son intrigue, qui est si lourde et lente, et que les acteurs ont beau faire ce qu’ils peuvent, le film ne décolle pas malheureusement. Ce film sera aussi l’occasion de voir l’espace d’une scène, John Turturro dans un rôle déjanté comme on l’aime. Et puis, il y aura dans divers rôles plus ou moins gros, des comédiens comme Carrie Fisher, le grand Michael Caine, Sam Waterson ou encore Richard Jenkins. Woody Allen nous a encore composé un casting d’exception, dont seul lui a le secret, dommage que je n’ai pas apprécié le film avec de tels noms à son générique.

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Je ressors donc d »Hannah et ses sœurs » très déçu et surtout ennuyé de ce film. Si le film précédent était un enchantement pour le moral, les yeux, les zygomatiques et la vie, celui-là sera tout son contraire et je l’ai regardé en comptant les minutes qui n’avançaient pas.

Note : 05/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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