décembre 2, 2020

Le Nom de la Rose

10613959_944754425537967_325501572_n

De : Jean-Jacques Annaud

Avec Sean Connery, Christian Slater, Helmut Qualtinger, Elya Baskin

Année: 1986

Pays: France, Italie, Allemagne

Genre: Drame

Résumé:

En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine, des moines disparaissent. Un franciscain, Guillaume de Baskerville aidé du jeune novice Adso von Melk mène l’enquête. C’est l’époque où l’Eglise, en pleine crise, se voit disputer son pouvoir spirituel et temporel. C’est aussi l’apogée de l’inquisition.

Avis:

Cela faisait des lustres que je n’avais pas revu ce film de Jean-Jacques Annaud, et à la redécouverte de ce film, je reste encore sous le charme de ce puissant thriller gothique, qui malgré les années qui passent reste encore et toujours aussi bon que la première fois que je l’ai vu. Jean-Jacques Annaud réalise là, une très belle enquête prenante et mystérieuse sur fond de fanatisme religieux, emportée vers des sommets de cinéma par des acteurs impeccables.

20078529.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

En l’an de grâce 1327, quelque part dans un monastère perdu au milieu de nulle part, le corps d’un moine est retrouvé. Une grande convention doit se tenir dans le monastère et ce « meurtre » ne peut être que l’œuvre de Satan. Peu avant l’arrivée papale, un frère franciscain, Guillaume de Baskerville, aidé du jeune novice Adso von Melk, va mener l’enquête. Étant persuadé que cette découverte a une raison logique, il va chercher à savoir envers et contre la toute puissante église, qui est à l’apogée de l’inquisition, la vérité, quitte à perdre la foi.

Film moyenâgeux, le réalisateur français Jean-Jacques Annaud réalise-là ce qui sera pour moi l’un de ses meilleurs films, peut-être même le meilleur. En fait, je cherche toujours à me décider entre celui-ci et « Sept ans au Tibet » que j’aime beaucoup aussi. Cinq ans après l’excellent « La guerre du feu« , Jean-Jacques Annaud change complètement de registre en adaptant le roman d’Umberto Eco, édité en 1980, pour en faire un chef d’œuvre du genre. Rarement un film se déroulant à cette époque dans cet univers ne m’a autant captivé. Je le trouve subtil et intelligent.

Le pari était de taille, et le cinéaste français va faire des merveilles avec ce film. Décors immenses, la reconstitution est impeccable, ce monastère est grandiose et chaque pièce qu’Annaud va filmer sera plus belle l’une que l’autre. Le réalisateur a un très beau souci du détail. Ensuite, l’intrigue est enivrante, captivante. Jean-Jacques Annaud livre un film à l’ambiance lourde, étrange et onirique à la fois et nous immerge dans son film dès les premières images. J’adore l’enquête de ce film, qui fait s’opposer la réflexion et la science à la religion et son incapacité à réagir et régler des crimes, la débilité même de l’inquisition aveuglée par son pouvoir et la crainte qu’elle apporte. La tension entre ces deux côtés est parfaitement menée d’une main de maître par son réalisateur. Et l’on se laisse emporter avec les sages paroles de Sean Connery dans ce polar gothique. C’est avec une mise en scène inspirée et élégante que le réalisateur nous donne avec originalité et caractère des images somptueuses, baignées dans une photographie brumeuse et inquiétante. Une inquiétude renforcée par la bande originale signée James Horner qui apporte elle aussi sa pierre à l’édifice. L’intrigue est parfaitement ficelée, mais le film gagne aussi énormément grâce à cette qualité d’image, à cette ambiance. Jean-Jacques Annaud avait tout compris pour ce film et ça se voit. Le film a bientôt trente ans et il fonctionne toujours aussi bien.

Pour ce film, le réalisateur a fait appel à ce qu’on peut appeler la crème de la crème des acteurs. Son film jouit d’un casting en or qui, rien qu’à l’énoncé de tous ces grands noms qui se donnent la réplique, procure d’emblée des frissons. Porté par Sean Connery en Sherlock Holmes en soutane, l’acteur trouve là un rôle des plus marquants. Brillant interprète, il apporte sagesse et présence à Guillaume de Baskerville et c’est un vrai plaisir de suivre ses réflexions, ses interrogations et la relation qu’il entretient avec son novice, impeccablement joué par un tout jeune Christian Slater. Face à eux, c’est l’excellent et devenu trop rare F. Murray Abraham qui incarne Bernardo Gui, l’inquisiteur démoniaque et sadique. L’acteur est superbe et le rôle à la hauteur de son talent. C’est un acteur que j’aime et dans ce rôle il est intense. Jean-Jacques Annaud a refait appel à Ron Perlman qui joue ici un simple d’esprit et l’on trouvera aussi le grand Michael Lonsdale dans le rôle d’un moine plein de doutes.

20078530.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

« Le nom de la rose » est donc un très grand film qui ne se démode pas, même s’il commence à avoir de la bouteille. Jean-Jacques Annaud réalise-là, avec une main de maître, le film parfait en tout point, l’un des sommets de sa très belle carrière. C’est un film que j’adore voir et revoir et que je conseille à tout le monde. Prenant, sombre, glauque et mystérieux, avec des acteurs au top de leur forme et des scènes jubilatoires, si vous ne l’avez pas encore découvert, vous ne devriez pas être déçu. Bref, un film à voir à tout prix.

Note : 20/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.