octobre 26, 2020

Peines d’Amour Perdues

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Titre Original : Love’s Labour’s Lost

De : Kenneth Branagh

Avec Kenneth Branagh, Alessandro Nivola, Alicia Silverstone, Natascha McElhone

Année : 2000

Pays : Angleterre, France, Etats-Unis

Genre : Comédie Musicale

Résumé :

En 1939, dans le royaume de Navarre, le jeune souverain et ses trois compagnons, Biron, Longueville et Du Maine, s’engagent, lors d’un serment public et solennel, à consacrer les trois prochaines années de leur vie aux études de philosophie. Déterminés à respecter le pacte, ils renoncent à toute frivolité, ne courtiseront plus aucune femme, jeûneront une fois par semaine et ne dormiront que trois heures par nuit.
Cependant, le sérieux de l’entreprise et l’honneur des étudiants sont mis à rude épreuve par l’apparition de la princesse de France et de ses trois charmantes demoiselles de compagnie, Rosaline, Maria et Catherine, lors d’une visite diplomatique.

Avis :

À chaque fois que j’ai vu un film signé Kenneth Branagh, je n’ai jamais été déçu. Le réalisateur a une patte qui me plait énormément. Ses films sont toujours de bons et beaux moments de cinéma, avec des histoires que je trouve fabuleuses. Bien sûr, je n’ai pas encore tout vu de la filmographie du réalisateur british et je m’y attelle. Dans la partie méconnue de sa filmographie, on trouve ce film, « Peines d’amour perdues« , qui est le premier que le cinéaste a présenté pour commencer le nouveau siècle. Si Kenneth Branagh avait conclu les années 90 avec un putain de gros chef d’œuvre (pardonnez-moi pour l’expression), avec sa version d »Hamlet« , je ne peux pas en dire autant avec son film suivant, puisque ce « Peines d’amour perdues » m’a ennuyé.

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Nous sommes en 1939, le jeune souverain de Navarre s’engage dans un serment solennel avec trois de ses plus proches compagnons. Les quatre hommes devront pendant les trois années à venir se consacrer à l’étude de la philosophie. Pour cela sera banni de la cour toutes les superficialités, les femmes pour éviter d’être tenté et les jeunes gens devront très peu dormir, passant tout leur temps nécessaire à étudier. Mais voilà que le fameux serment prononcé par chacun va très vite être mis à rude épreuve, car voici qu’arrive pour une visite officielle la princesse de France et ses trois dames de compagnie. Vont-ils alors pouvoir tenir parole et continuer ce serment malgré la tentation ?

Avec « Peines d’amour perdues« , Kenneth Branagh s’aventure encore une fois dans l’œuvre de William Shakespeare, auteur dont il admire énormément l’œuvre. Et cette fois-ci, avec cette nouvelle adaptation, le réalisateur va changer la donne puisque son film sera une comédie musicale, ce qui va donner au film un ton pop et décalé. Sur le papier le projet est des plus alléchants, surtout qu’on a déjà pu déjà admirer le talent et la passion du réalisateur dans ce domaine. Mais voilà, malgré toute la meilleure volonté du monde le film ne parviendra jamais à être captivant. Personnellement, je l’ai trouvé bien long, faussement drôle, sans passion et sans sentiment et puis les numéros musicaux pour le show ne sont pas vraiment beaux à regarder, ce qui est frustrant, car avec le talent de son auteur, j’attendais des numéros déments. L’ambiance n’est pas au rendez-vous, j’ai eu la désagréable sensation que le réalisateur cherchait quel ton il allait bien pouvoir donner à son film. Il tombe dans la démesure, mais là où les décors de « Hamlet » ou « Frankenstein » étaient incroyablement beaux, ici ça sonne faux et carton-pâte trop coloré. Le film dégage un coté burlesque assez lourd, alors que les décors sont déjà chargés, le réalisateur en rajoute une couche avec un humour, et des numéros musicaux qui tombent dans le surjeu des acteurs, qui pour beaucoup en sont presque insupportables. Seul petite chose intéressante dans ces numéros, c’est que les chansons que vont interpréter les comédiens sont des standards assez connus et c’est sympa d’entendre ces titres dans de nouvelles versions et chanté par Branagh lui-même ou Alessandro Nivola.

Idem pour le casting peuplé de comédiens que j’aime bien et ça me surprenait pour certains de les voir dans une comédie musicale s’inspirant de William Shakespeare. Mais bon, à l’image du film, ils ne sont pas transcendants, seul Alessandro Nivola s’en sort haut la main avec un personnage plus nuancé et l’acteur assure pour ce qui est de pousser la chansonnette (bon, je le savais déjà, car j’ai vu Laurel Canyon où il incarne un chanteur). Et Timothy Spall aussi qui tient un petit rôle qui m’a bien fait sourire, dans le genre ridicule et assumé, c’est un best of. Par contre, grosse déception pour Kenneth Branagh que je n’ai pas du tout trouvé à sa place dans ce film. Il y a aussi Matthew Lilard qui est parfaitement insupportable dans ce rôle et Alicia Silverstone qui fait un peu la cruche. Ce casting qui s’annonçait bon au départ, puisqu’il compte aussi sur le talent de Natascha McElhone, Emily Mortimer ou Stefania Rocca est finalement bien décevant.

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Je reste donc très déçu de la part du réalisateur de « Beaucoup de bruit pour rien » et « Hamlet« . Moi qui pensais m’amuser devant ce film, je suis malheureusement resté de marbre devant et j’ai même eu du mal à le finir, tant je ne suis pas entré dans la magie du film.

Note : 07/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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