octobre 26, 2020

Personne n’est Parfait(e)

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Titre Original : Flawless

De : Joel Schumacher

Avec Robert De Niro, Philip Seymour Hoffman, Barry Miller, Chris Bauer

Année : 1999

Pays : Etats-Unis

Genre : Comédie

Résumé :

Ancien soldat dans les troupes d’élite, Walt Koontz est un homme ultraconservateur et fier de l’être. Tout l’oppose à son voisin Rusty, un jeune artiste travesti au comportement excentrique et au franc-parler. Une nuit, Walt tente d’intervenir, pistolet au poing, dans une bagarre mais est terrasse par une attaque cérébrale. Paralysé, l’ex-marine devient presque incapable de parler et de marcher. Pour sa rééducation, on lui recommande des cours de chant. Rusty va lui servir de professeur…

Avis :

Joel Schumacher est un réalisateur capable du meilleur comme du pire. Sa filmographie est peuplée de très bons films, on peut même y trouver quelques chefs d’œuvres, mais elle est très inégale, sa carrière est aussi bien fournie en mauvais films et autres navets.

Pour commencer les années 2000, Joel Schumacher décide de revenir à la comédie. Après nous avoir offert un excellent thriller, « 8 Mm » pour conclure les années 90, le réalisateur a décidé de revenir à quelque chose de plus léger. Ce film, c’est « Personne n’est parfait (e)« , un film entre les deux pour le réalisateur. Certes, le film est loin d’être son meilleur, mais il est aussi loin d’être son plus mauvais, au contraire, c’est même une petite comédie devant laquelle on passe un petit moment sympa.

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Walt Koontz est un homme ultra conservateur, à l’esprit bien fermé. Ancien héros de la ville, adulé de ses collègues policiers, ayant été plusieurs fois remercié par le maire de la ville, Walt profite de sa retraite méritée. Tout va pour le mieux dans sa vie tranquille, seule ombre dans le décor, son voisin du dessus, Rusty, jeune travesti qui donne des cours de chant. L’immeuble est même pour Walt infesté par toutes les « fiottes » qui sont les amis de Rusty. L’entente entre les deux voisins n’est donc pas au beau fixe et c’est même sous des déluges d’insultes qu’ils ont des conversations.

Un soir, des mafieux qui ont perdu de l’argent s’introduisent dans l’immeuble et des coups de feu se font entendre. Walt, en vieux héros, prend son arme et veut venir défendre les victimes, mais il va faire une attaque cérébrale. Paralysé d’un côté du visage, il doit réapprendre la parole, son élocution n’est plus comme avant et Walt a bien du mal à parler. Il décide alors de prendre des cours chez Rusty. Les deux hommes qui se détestent profondément vont alors apprendre à se connaitre et peut être pourraient-ils un jour s’apprécier.

Le scénario est aussi bon qu’il a des choses vraiment pas terribles. J’aime beaucoup l’histoire de ces deux hommes très différents l’un de l’autre qui vont s’entraider, apprendre à se connaitre et finalement s’apprécier. J’aime que chacun ait sa fierté et qu’ils mettent du temps pour communiquer normalement. J’aime la façon qu’a Schumacher de prendre son temps pour nous raconter cette relation. J’aime aussi la morale qu’il y donne au final. Enfin toute l’intrigue avec les mafieux tient la route et sans que ce soit génial, elle apporte un peu de piment et de suspens au film. Donc de ce côté-là tout va bien.

Là où j’ai eu un peu plus de mal, c’est avec la caricature du milieu gay. Bien sûr le personnage de Rusty évolue dans un milieu de travesti, mais quand on regarde ce film, on a l’impression que la planète gay est entièrement peuplée de folles aux allures démesurées, de travestis hystériques, ou de lesbiennes machos. Je sais bien que c’est sur le ton de l’humour et que ce n’est qu’une caricature, mais je la trouve beaucoup trop appuyée, pas assez subtile et puis terriblement cliché. On peut même parler d’un véritable festival quand on suit Rusty et sa bande dans leur quartier. C’est à la limite de l’insupportable et j’avoue que ces scènes-là me gâchent un peu mon plaisir et c’est vraiment dommage, car c’est l’une des seules choses que j’ai vraiment à reprocher à ce film. Pour le reste, l’humour, le rythme, les rebondissements et l’intrigue se tiennent. Ce n’est pas exceptionnel non plus, mais ça a le mérite d’être divertissant.

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Ce qui fait le charme du film, c’est son duo d’acteur très bien assorti. Robert de Niro est trop bon en vieux réac qui ne supporte rien, mais derrière ce portrait de gros dur, on va découvrir un homme peu sûr de lui, très touchant et très seul. Robert De Niro offre une belle dimension à Walt et c’est le genre de personnage qu’on aime détester au départ pour finalement l’apprécier. C’est Philip Seymour Hoffman qui incarne le travesti Rusty et on peut dire que l’acteur est tout simplement « divine » et joue à merveille ce travesti grande gueule, à la langue bien pendue et à l’insulte facile, lui aussi très seul, le personnage est émouvant et l’acteur lui donne beaucoup. Le film doit beaucoup aux deux acteurs, car pour le reste du casting, les personnages sont assez plats (les amis de De Niro), ou clichés (folles perruques et méchants mexicains sont de sortie) et seul Barry Miller qui joue le concierge de l’immeuble est vraiment intéressant.

Ce n’est donc pas la comédie de l’année, mais ça reste, malgré les clichés, un film acceptable et sympa à regarder. On sourit et le duo De Niro/ Hoffman assure et l’histoire dans le fond est touchante.

Note : 11/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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