mars 3, 2021

Sharknado

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De : Anthony C. Ferrante

Avec Ian Ziering, Tara Reid, John Heard, Cassie Scerbo

Année: 2013

Pays: Etats-Unis

Genre: Nanar

Résumé:

Un ouragan s’empare de Los Angeles. Des milliers de requins s’abattent sur la ville et terrorisent la population. Fin, un surfer également propriétaire de bar, accompagné de ses amis Baz et Nova, part à l’aventure afin de sauver son ex-femme April et leur fille Claudia…

Avis:

Le nanar avec des requins est un sous-genre, du sous-genre, du sous-genre au rabais du cultissime et indémodable « Les dents de la mer » de Steven Spielberg. Nos bons amis les squales s’incrustent partout sur les écrans, dans les plus improbables endroits où l’on a pu les repérer. On peut noter qu’ils ont attaqué sur les plages et plus principalement sous le sable, où ils tendaient des embuscades aux personnes en train de bronzer. On les a vus aussi à la montagne, la neige étant de l’eau, ils pouvaient donc aller voir ce qu’il s’y passe. On aura aussi le droit au requin fantôme capable de vous terrasser dans n’importe quel endroit où il y a de l’eau, piscines, baignoires, tuyauterie, et même votre simple tasse de thé… Bref, les requins sont partout et les victimes de plus en plus nombreuses.

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Alors quand on a introduit ces terreurs un peu partout, qu’est-ce qu’on peut encore bien leur faire faire ? Anthony C. Ferrante a trouvé une autre idée et c’est une avalanche de requins qui va tomber sur Los Angeles et c’est pour notre plus gros plaisir coupable que « Sharknado » débarque sur nos écrans télés pour qui veut bien le voir.

Los Angeles s’apprête à vivre un enfer. Une tempête, enfin plutôt un ouragan, arrive sur la ville, mais cette tempête à quelque chose en plus, car formée au-dessus de l’océan, elle a pris avec elle tout un banc de requins et elle s’apprête à les lâcher sur la ville. Les victimes vont être nombreuses et les autorités ne peuvent absolument rien faire d’autre que subir.

Au milieu de ce chaos, Fin, un surfeur professionnel et propriétaire d’un bar qui donne sur l’océan, voit d’un très mauvais œil l’arrivée de cette tempête et il est convaincu que sa femme et ses enfants, qui habitent sur les hauteurs de la ville, sont en danger. C’est alors accompagné de quelques amis qu’il va traverser la ville et les ordres de requins lâchés dans les rues pour aller mettre sa famille à l’abri… Une mission à haut risque et le danger peut arriver de partout…

Je suis assez friand des nanars de requins, c’est toujours nul et mal fait. Les histoires ne fonctionnent pas une seconde, et chacun se doit de repousser les limites du ridicule, mais avec celui-là, on atteint des sommets encore jamais vus.

« Sharknado » est fun, « Sharknado » est tripant comme jamais, « Sharknado » est décomplexé au possible, « Sharknado » sombre de plus en plus dans l’improbable et plus son intrigue avance et plus c’est mauvais et plus on apprécie le film et la soirée devient un fou-rire de tous les instants.

Oui, c’est nul, mauvais, c’est même de la merde pour beaucoup, mais c’est le concept, donc si vous vous attendez à un pur film d’action, avec des effets spéciaux de malades et une histoire qui tient la route), passez votre chemin, car vous allez détester « Sharknado » comme jamais. Pour les autres, ceux qui savent où ils vont mettre les pieds, c’est l’autoroute de la nullité et du bonheur.

Réussir un mauvais film est tout aussi difficile qu’un bon film et un grand nombre de nanars sont difficiles à regarder tant ils sont mauvais. Mais si jamais l’expérience est réussie et que le nanar est réussi, il y a vraiment de quoi se fendre la gueule. Si on devait faire une charte du nanar de requins, « Sharknado » aurait bon sur presque tous les niveaux. Donc voici en quoi « Sharknado » a rempli sa charte :

– Il faut une intrigue qui ne marche pas une minute et qui abuse de son idée, et qu’est que c’est bon !

– Il faut des effets spéciaux indésirables et hideux, où l’on voit clairement que c’est de l’informatique, mais il faut que ce soit fun !

– Il faut des rebondissements qui ne servent à rien ou alors complètement débiles… Et il y en a ici, comme faire exploser des tornades…

– Des acteurs oubliés… (Ian Ziering (qui est mon nouveau héros pour le coup), Steve de la série « Beverly Hills« , Tara Reid, la blonde d »American Pie » et John Heard, le papa de Kevin McCallister dans les « Maman j’ai raté l’avion« ).

– Il faut un héros, beau gosse, qui sauve la veuve et l’orphelin et prend tous les risques et se sort de situations où l’on se demande comment il a fait.

– Une héroïne, tout décolleté sorti, avec un fusil à pompe à la main, c’est mieux. Une héroïne qui est bien badass et espère entrer dans l’équipe féminine d »Expendable« . (Cassie Scerbo, hilarante !)

– Des acteurs qui jouent mal pour qu’on rigole deux fois plus.

– Une scène en passe de devenir culte (requins et tronçonneuse, le fight parfait !!)

– Une BO Rock, parce que c’est cool.

– Et enfin prononcer quelques fois le mot sushi quand on dégomme du requin…

« Sharknado » est donc un peu tout ça et bien plus encore. Le film assume complètement son délire et il nous fait franchement passer un bon moment. Mais encore une fois, c’est un film qu’il faut prendre au huitième degré.

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Moi ce film m’a fait rire et je n’ai qu’une hâte, c’est de voir sa suite. Les studios Asylum ont encore une fois réussi leur mauvais coup, et nous offre un nanar de haut vol, débile à souhait, avec des répliques et des scènes qui risquent fort bien de devenir cultes. Franchement, il n’y a que dans les nanars qu’on voit des scénarios aussi improbables, qui feraient fuir tout le monde et qui pourtant sont montés, filmés et racontés de manière si fun, qu’on ne peut que passer un bon moment déconcertant.

Note : 05/20 Note Nanar : 18/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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