Magic in the Moonlight

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De : Woody Allen

Avec Colin Firth, Emma Stone, Eileen Atkins, Marcia Gay Harden

Année: 2014

Pays: Etats-Unis

Genre: Romance

Résumé:

Le prestidigitateur chinois Wei Ling Soo est le plus célèbre magicien de son époque, mais rares sont ceux à savoir qu’il s’agit en réalité du nom de scène de Stanley Crawford : cet Anglais arrogant et grognon ne supporte pas les soi-disant médiums qui prétendent prédire l’avenir. Se laissant convaincre par son fidèle ami Howard Burkan, Stanley se rend chez les Catledge qui possèdent une somptueuse propriété sur la Côte d’Azur et se fait passer pour un homme d’affaires, du nom de Stanley Taplinger, dans le but de démasquer la jeune et ravissante Sophie Baker, une prétendue médium, qui y séjourne avec sa mère.

Avis :

Woody Allen a filmé New-York sous tous les angles pendant des années, on peut même dire des décennies, puis au milieu des années 2000, le réalisateur s’est exporté en Europe, filmant Paris, Barcelone, Londres et Rome avec amour. L’année dernière, il était presque de retour chez lui avec le sympathique « Blue Jasmine » qui a vu offrir l’Oscar de la meilleure actrice à la talentueuse Cate Blanchett. Pour son nouveau cru, Woody Allen est denouveau de retour en Europe et il a posé sa caméra chez nous dans le sud de la France pour sa nouvelle comédie romantique qui se déroule en plein dans les années 20. Alors que la bande-annonce annonçait un film plein de légèreté avec une histoire magique, ce ne sera pas le cas puisque le réalisateur nous entraine dans un film mineur pour sa longue et belle carrière. Un film peu inspiré où il manque principalement de la magie et du piquant.

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Stanley Crawford est un prestigieux magicien dans son époque, connu dans toute l’Europe. Enfin, il est connu sous les traits de Weig Ling Soo, un chinois, capable de faire disparaitre un éléphant sur scène ou bien de se transporter d’un endroit à un autre en un claquement de doigts. Stanley est rationnel et il connait tous les trucs de magiciens. Ainsi, dans la vraie vie, loin de la scène sous son vrai visage, il s’amuse à débusquer les imposteurs, les faux médiums. Un soir après une représentation, il reçoit la visite de Howard Burkan, qui lui demande de venir dans le sud de la France, pour y confondre une jeune femme soi-disant médium. La jeune femme, Sophie Baker, est si douée qu’elle blufferait tout le monde. Howard a donc besoin de l’œil expert de Stanley. Stanley relève le défi, persuadé de démasquer la fourbe Sophie, mais une fois sur place, il se pourrait bien que Stanley ait des doutes.

Woody Allen est un acharné de travail. Le petit homme a toujours quelque chose sur le feu. Alors bien sûr, avec une telle somme de travail, il ne peut pas faire mouche à tous les coups. Et depuis plusieurs années maintenant, on peut remarquer une tendance chez lui. C’est-à-dire qu’un coup sur deux les films sont bons. En 2013, « Blue Jasmine » était un joli cru et je m’attendais donc à ce que ce « Magic In The Moonlight » soit moins bien, mais pas au point d’être sans conviction et prévisible. Quand on regarde ce film, c’est vrai qu’il a tout du film sympa. L’idée est cool et plaisante, les images sont vraiment soignées, le réalisateur filme superbement le sud de notre beau pays, même s’il lui donne un petit effet carte postale, mais c’est si beau et chaleureux que c’est pardonnable. Le film comporte de très beaux moments aussi, avec de belles scènes imaginées. Dans un sens Woody Allen a vraiment mis le paquet pour nous offrir un joli film. Mais voilà, malgré tous les bons points, le film n’arrive jamais vraiment à décoller. Il est sympathique, mais je ne lui ai pas trouvé de charme et à la place d’amuser, il se laisse regarder sans réelle implication. On ne s’ennuie pas devant, mais on ne peut pas dire que le film soit passionnant. L’histoire est très convenue et prévisible. Aucune surprise ne vient bouleverser notre parcours et l’on voit malheureusement arriver le final de loin et quand il se produit, c’est sans surprise qu’il fonctionne qu’à moitié, puisqu’on « le savait déjà ». Le scénario est plat et ce qui manque à ce « Magic In The Moonlight« , c’est justement le premier mot du titre, de la magie. Woody ne fait que filmer son histoire et oublie de nous amuser, de nous impressionner dans ses séances de spiritisme. Il oublie de faire vivre son film. Du coup « Magic In The Moonlight » n’est pas détestable à suivre, mais il en devient très oubliable.

Ce qui est assez frustrant dans le film, c’est que le réalisateur s’est entouré d’un joli casting inédit et plein de promesses. Les deux acteurs principaux, l’Oscarisé Colin Firth et la talentueuse Emma Stone, sont sympathiques, mais ils leur manquent de la malice, de l’émotion, du piment, leur relation est très lisse, trop simple et c’est bien dommage, surtout que les deux comédiens sont bons. Le reste du casting est alléchant, entre Jackie Weaver, Eileen Atkins, Marcia Gay Harden ou Simon McBurney, mais aucun d’eux ne décolle aussi. Et mis à part le personnage que joue Simon McBurney, le film manque cruellement de personnages marquants.

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Je suis donc déçu par ce nouveau Woody Allen. « Magic In The Moolinght » se regarde certes, on ne s’ennuie pas devant, il y a même des moments que l’on prend vraiment plaisir à suivre, mais ce n’est pas suffisant pour nous accrocher du début à la fin. Ce Woody Allen made in 2014 mérite son coup d’œil au moins une fois, mais au final dans la très longue filmographie de Woody, il fera partie des oubliables du réalisateur et c’est d’autant plus frustrant, car l’histoire comme le casting promettait tant…

Note : 10/20

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Par Cinéted

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