octobre 26, 2020

Peur Primale

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Titre Original : Primal Fear

De : Gregory Hoblit

Avec Richard Gere, Laura Linney, Edwad Norton, John Mahoney

Année: 1996

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller

Résumé:

Martin Vail, brillant avocat de Chicago, aussi soucieux de sa publicité que de son talent, se porte volontaire pour défendre un jeune homme accusé du meurtre de l’archevêque Rushman, un des plus éminents dignitaires de la ville. Aaron Stampler, le présumé coupable, provincial timide et naïf, bénéficiait de la protection de l’archevêque qu’il considérait comme son père. Vail est vite convaincu de l’innocence de son client. Cependant, après certaines révélations troublantes, il sera amené a manipuler et à piéger la partie adverse.

Avis:

J’aime bien les films juridiques, c’est vrai que ces films ont tendance à se ressembler tous un petit peu, mais pour la plupart que j’ai vu sont de bonnes surprises.

Et si je devais faire un top des films juridiques, de procès et d’enquêtes, je peux dire que « Peur Primale » serait dans mon top d’emblée tant j’aime ce film, que c’est un super souvenir de cinéma avec ce film bluffant, et puis j’adore ces acteurs au top, en particulier Edward Norton.

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Martin Vail est un brillant avocat de Chicago. Imbattable, il gagne tous ses procès et c’est le chouchou des médias. Alors qu’une affaire de meurtre sanglant éclate dans la ville, Martin décide de défendre le présumé assassin. Un jeune homme de dix-neuf ans que tout accuse. Pour la ville et la presse, ils ont le coupable, Martin quant à lui croit en l’innocence de son client et il est bien décidé à tout faire pour le prouver.

Gregory Hoblit, ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, pourtant Mr Hoblit est un bon réalisateur. C’est à lui qu’on doit par exemple le perturbant « La Faille » avec Anthony Hopkins et Ryan Gosling. Ou encore « Fréquence interdite » avec Dennis Quaid, puis « Intraçable » un bon thriller avec Diane Lane en flic. Gregory Hoblit fait partie de ces réalisateurs qui tournent peu, mais bien, et dont on n’entend pas forcément parler.

Un meurtre sanglant et dérangeant, un prêtre de la ville aimé de tous et respecté. Un jeune homme que tout accuse, retrouvé avec le sang de la victime partout sur lui. Une affaire perdue d’avance. Un avocat bien décidé à découvrir la vérité, voilà dans les grandes lignes le pitch de « Peur Primale« . C’est vrai que ce que je viens d’énoncer n’a rien de neuf, et pourtant « Peur Primale » est un excellent film qui va tenir en haleine jusqu’au bout. Histoire tortueuse et fausses pistes sont à prévoir. Coupable ou non-coupable ? Manipulation ou non de l’avocat ? Bien des questions se chamboulent en nous à la découverte de ce film et plus particulièrement à la vision du visage d’ange d’un Edward Norton encore tout jeunot.

Le scénario est impeccablement mené, le film avance assez lentement, mais tient notre curiosité en plein éveil. Le film a un rythme assez lent, mais dispatche bien son intrigue et ses rebondissements. On avance de preuve en découverte, l’affaire s’annonce au fur et à mesure plus compliquée, plus complexe, les visages changent, et je trouve que l’enquête est passionnante.

De plus, même si la réalisation n’est pas exceptionnelle, sans être mauvaise, loin de là, le film a le charme des années 90. Charme que j’adore, apporté ici par l’ambiance urbaine et par une excellente bande originale bien reconnaissable, avec les sonorités de l’époque, signée James Newton Howard (« Pretty Woman« , « Le village« , « Collatéral« , ou encore « Waterworld » et « Rock« ).

« Peur Primale« , c’est aussi et surtout l’éclosion d’un grand acteur, qui tient dès son premier film un rôle en or. Cet homme, c’est Edward Norton, qui tient ici le rôle sombre et mystérieux d’Aaron Stampler et il n’y pas de mot pour dire à quel point il est bluffant de bout en bout, il remporta même le Golden Globe du meilleur acteur en 1997.

Après la vision de ce film, on comprend que Woody Allen, David Fincher, Tony Kaye ou Milos Foreman ont fait appel à lui après ça. En un rôle tenu avec une justesse de malade, il a lancé sa carrière. Le film vaut le coup d’œil parce qu’il est bon, mais pas que pour Norton. Sa dernière scène est un pur bijou.

Le reste du film a quand même un bon casting, puisque c’est l’occasion de retrouver Richard Gere qui est bon dans le rôle de cet avocat talentueux, Laura Linney est excellente en procureur passionné, la grande Frances McDormand en psychologue, Alfre Woodard en juge en charge de l’affaire du boucher, ou Andre Braugher en enquête à la solde de Richard Gere. Pour son premier film Gregory Hoblit avait réuni un très beau casting.

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« Peur Primale » est donc un excellent premier film de la part de son réalisateur. C’est un très bon film de procès qui nous réserve bien des surprises, devant lequel on prend plaisir chaque fois à redécouvrir cette dernière scène. C’est un film que je trouve passionnant de bout en bout renforcé par l’interprétation incroyable et saisissante du jeune Edward Norton qui méritait bien des récompenses.

Note : 16/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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