octobre 27, 2020

Ronin

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De : John Frankenheimer

Avec Robert De Niro, Jean Reno, Natascha McElhone, Stellan Skarsgard

Année : 1998

Pays : Etats-Unis

Genre : Policier

Résumé :

Cinq hommes et une femme qui ne se connaissent pas se rencontrent dans un entrepôt de la banlieue parisienne. Ces hommes de l’ombre sont d’anciens soldats de la guerre froide qui survivent en louant discrètement leurs services à des commanditaires anonymes. La jeune Irlandaise qui les a réunis manque d’experience. Leur mission est d’affronter une équipe adverse, solidement armée d’une douzaine d’hommes pour lui arracher une précieuse mallette dont ils ignorent le contenu. Une chose est claire : tous devront tuer pour mener à bien leur mission, certains y laisseront leur peau.

Avis :

Il y a des films comme ça qu’on ne devrait plus revoir et marcher avec les souvenirs, ça éviterait des déceptions comme c’est le cas ici, où je n’ai plus aimé ce film en le redécouvrant. Je suis tellement déçu…

Sam est un ancien agent de la CIA aujourd’hui en cavale. Il offre ses services au plus offrant. Sam vient d’être engagé, avec d’autres hommes par Deirdre, une jeune femme Irlandaise. Leur mission devrait être simple, des personnes ont une valise que l’employeur de Deirdre veut récupérer à tout prix. Pour cela, les cinq hommes de la mission doivent organiser une embuscade. Mais le plan qui devait prendre un mois avant de se mettre en place est rapidement avancé, car des Russes sont bien décidés à acheter cette valise et il en est hors de question. Mais quand on fait tout dans la précipitation, rien ne peut aller et bientôt l’équipe va se faire doubler…

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Une femme, cinq hommes, une valise à récupérer, une mission des plus difficiles. Une trahison, des victimes, une vengeance.

Voilà le programme que « Ronin » nous prépare sur presque deux heures de film. Et là, c’est le drame…

Si on prend le film comme un film d’action comme un autre et qu’on fait abstraction des erreurs que le scénario va nous distiller surtout vers la fin, alors on peut passer un bon moment devant, car le film est bien filmé, les courses-poursuites sont très bien filmées, montées, et rythmées (Quoi que les erreurs d’orientation dans Paris sont énormes), il ne vieillit pas tant que ça et puis c’est cool de voir de très bons acteurs se donner les répliques, mais au-delà de ça, le film ne tient pas vraiment.

Le scénario est bon sur le début du film, l’histoire est simple et déjà vue, mais elle est bien faite et tient la route. L’histoire avance sans lenteur et on est pris dedans. Puis une fois arrivé à Nice, et que cette trahison a été faite, c’est un autre film qui s’offre à nous et malheureusement, ce n’est pas aussi bon. Une fois Reno et De Niro en fuite, le film va alors enchaîner les facilités assez incroyables. Le final est un peu du grand n’importe quoi, j’ai eu l’impression d’être pris pour un con. Jean Reno qui est un tueur qui n’ose pas donner une droite à un garde sous peine de ne jamais s’en remettre. Jean Reno qui se déplace comme un éclair sans même savoir où Robert de Niro va. Idem pour De Niro qui rejoint un personnage dans une voiture comme si cette voiture avec toujours été là. Des personnages qui reviennent comme ça, parce qu’il faut les faire revenir, ou Jonathan Pryce qui guide des flics pour s’en sortir, on n’y croit pas un instant… Et il y en a beaucoup d’autres, mais je ne vais pas vous spoiler tout le film, c’est déjà pas mal comme ça.

Non mais plus la fin avance et plus je suis resté catastrophé devant les facilités que le réalisateur utilise pour nous emmener vers sa conclusion…

C’est d’autant plus dommage, car John Frankenheimer est un grand réalisateur et que son film jouit d’un casting terrible et alléchant rien qu’à l’écoute des comédiens à l’affiche. J’avoue que Robert De Niro m’a un peu gonflé dans ce film. Non pas que l’acteur joue mal, bien au contraire, mais son personnage est lourd et j’avais envie qu’il se taise un peu. Jean Reno est très bien, mais j’aurais aimé le voir plus à l’écran. Natascha McElhone est toute jolie et assure dans ses scènes. Jonathan Pryce et Sean Bean sont un peu dans la caricature. Stellan Skarsgård est très bon quant à lui et enfin, j’ai beaucoup apprécié le calme et la classe de Michael Lonsdale le temps d’une très belle scène, car tout n’est pas mauvais et le réalisateur nous offre quand même de bonnes scènes au départ.

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Je suis donc vraiment déçu de ce film et d’autant plus déçu car dans mes souvenirs c’était que du bon. Parfois, on ne devrait pas revoir des films qu’on aimait. Mais bon, c’est ce qui fait aussi la magie du cinéma dans un sens. Après ce n’est pas « irregardable », le début est bien, mais bon il faut garder un esprit ouvert et pas trop en demander pour la fin…

Note : 07/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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