octobre 24, 2021

Infinite Crisis

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Auteurs : Greg Rucka, Geoff Johns, Judd Winick, Gail Simone, Mark Verheiden

Editeur: Urban Comics

Genre: Super-Héros

Résumé :

Quand Blue Beetle, justicier peu considéré par ses pairs de la Justice League, enquête sur la mise en faillite de sa compagnie, celui-ci découvre un complot visant à annihiler toute la population métahumaine de la planète. Pire, ce projet OMAC risque de porter un coup fatal aux liens unissant Superman, Wonder Woman et Batman, et de se répercuter sur l’ensemble des justiciers.

Avis :

Le cross-over est un moyen assez malin de croiser les super-héros au sein d’une même histoire. Durant les différents âges du comics, les cross-over sont souvent la marque de rupture, de tensions ou carrément de fin de cycle. Que ce soit chez Marvel avec son Civil War ou chez DC avec son Infinite Crisis, chaque cross-over marque un tournant pour chaque super-héros. Paru initialement en 2005, Infinite Crisis a chamboulé l’univers de DC et est devenu une référence outre atlantique. C’est alors que l’éditeur Urban Comics décide de regrouper tout ça dans cinq tomes, dont le premier est sorti au mois de septembre et qui est plus une introduction à l’histoire que le démarrage réel de la crise. Quoiqu’il en soit, cette grosse introduction sonne comme un énorme glas sur la tête de nos héros favoris et risque fort de créer des tensions entre nos personnages préférés. Retour sur ce qui semble être un must-have.

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Ted Kord fait partie des héros secondaires de la Justice League. Il mène une enquête en solo car on lui vole de l’argent et son stock de produit high-tech a été cambriolé. Malheureusement alors qu’aucun super-héros ne prend ses problèmes au sérieux, il va remonter vers quelque chose de très dangereux, un homme a perverti une invention de Batman pour créer une armée de nanobots capable d’annihiler tous les méta-humains de la Terre. Sans être vraiment novateur, on a déjà vu ce genre de scénario avec un grand méchant qui souhaite détruire les super-héros car ils peuvent mettre en péril des vies humaines en s’énervant ou en ne faisant pas attention, Infinite Crisis arrive à être captivant par un récit extrêmement bien rythmé et une introduction qui fait monter crescendo la pression et la tension.

Ce qui frappe en premier dans ce premier tome et dans cette histoire, c’est la valeur apportée aux super-héros peu connus. On retrouvera Blue Beetle dans un rôle capital, mais aussi son ami Booster Gold ou encore le Green Lanter III. Au départ, les personnages comme Batman, Superman ou Wonder Woman ne sont qu’au second plan et ne prennent de l’importance qu’en milieu de tome, après un évènement majeur. C’est relativement intéressant car cela montre qu’il n’y a pas que les piliers du comics qui peuvent être intéressants et au centre de l’histoire. Ensuite, on a droit à une ambiance très pesante et très sombre. Infinite Crisis n’est pas là pour rigoler, l’ambiance est lourde et on ressent une immense tension entre les héros. D’ailleurs le scénario ne laisse aucun répit sur les suspicions et les peurs de l’autre. Si la menace est présente, c’est la faute à Batman, qui a créé l’œil, une machine capable de surveiller tous les méta-humains. Ensuite, dans un récit sur Superman, on peut voir que le méchant contrôle l’esprit de l’homme de fer et on peut voir les dégâts qu’il occasionne, tuant presque Batman. Ainsi les super-héros se rendent compte de leur dangerosité et de leur supériorité face aux humains. Dans un certain sens, on a presque l’impression d’être dans un Watchmen avec une tête pensante voulant réguler une partie de la population mondiale.

Au-delà de son ton sombre et lourd, Infinite Crisis est aussi sublime à regarder. Les traits nerveux des différents dessinateurs sont du pain bénis pour tout amateur de comics. D’ailleurs, ce qui est assez surprenant, c’est qu’au départ, on ne ressent pas trop le changement de dessinateurs. Ce n’est qu’à l’arrivée de Ivan Reis, qui propose de jolis dessins mais moins dynamiques, que l’on se rend compte des différents changements. Les couleurs sont parfaites et l’ensemble bénéficie de quelques planches sublimes qui montrent encore une fois que cette saga est indispensable.

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Au final, Infinite Crisis semble être le cross-over du moment, du moins, c’est ce que laisse présager ce premier tome qui annonce une couleur glaciale et sombre. Jouant sur les doutes et les amitiés des super-héros mais aussi sur la facilité surprenante qu’un homme puisse se jouer d’eux, Infinite Crisis s’impose comme un must-have à lire impérativement et qui plonge le lecteur dans un récit dynamique, rythmé, intelligent et intéressant, assez éloigné pour l’instant des conflits politiques. Mais ce qui pourrait ajouter un surplus intéressant dans le comics ne serait tarder avec une fin surprenante et déstabilisante.

Note : 18/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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