In Flames – Siren Charms

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Avis :

La Suède est une terre de métal. Et même si dans les mémoires de la masse populaire, ce sont plutôt les performances de l’Eurovision qui reste dans les têtes, le métal suédois se vend bien et il est d’une grande qualité. Il suffit de regarder les grands noms de ce pays comme Dark Tranquillity ou encore In Flames pour s’en rendre compte. Fondé en 1990, In Flames sort son premier album en 1994 et c’est un succès quasi immédiat malgré le manque de chanteur. C’est en 1995 qu’est enregistré The Jester Race avec le chanteur, qui sera toujours le même actuellement, Anders Friden. Prônant un death métal mélodique, le groupe sort du lot par des compos agressives mais ayant toujours un sens du rythme et une certaine mélancolie. Alors ça gueule, mais ça chante aussi et l’ascension d’In Flames ne passera inaperçu, obtenant des récompenses pour presque tous les albums (du moins les trois premiers). C’est en 2010 qu’un évènement va plus ou moins bouleverser le groupe, puisque le guitariste et membre fondateur décide de quitter le groupe pour résoudre ses problèmes d’alcool. Ce départ va radicalement changer la donne pour le groupe, qui décide de continuer et sort Sounds of a Playground Fading. L’album se veut plus accessible, plus commercial, mais il va surtout pousser In Flames à devenir de vrais monstres de scène. Continuant sur cette lancée, Siren Charms sort cette année et il semble être le vilain petit canard du groupe, alors qu’en finalité, il demeure de très bonne facture.

Le skeud commence avec In Plain View et il s’inscrit bien dans un format nerveux qui pourrait faire une belle entrée de scène en concert. Les couplets sont langoureux, le refrain en growl est puissant et les riffs sont agressifs tout en gardant un aspect mélancolique propre au groupe. Il s’agit d’une excellente entame et d’autres morceaux seront dans la même veine. On pense par exemple à When the World Explodes qui reste très nerveux dans son couplet avec un refrain en duo avec une nana qui reste très doux et ultra mélancolique. C’est relativement bien foutu, cela varie au niveau du son et les solos de gratte sont très appréciables. Rusted Nail, le premier single du groupe est aussi du même acabit, proposant des riffs très agressifs, une voix posée sauf sur le refrain où le growl est de mise, révélant la puissante voix d’Anders Friden. Là aussi, le solo de guitare est fort sympathique et démontre que le groupe arrive à s’en sortir sans son guitariste de base. On pourra aussi voir Monsters in the Ballroom et ses riffs scandés qui reste l’un des meilleurs morceaux du skeud, proposant un refrain entêtant et toujours dans la veine sentimentale que sait si bien faire le groupe. Enfin, on peut aussi l’excellent Filtered Truth avec son rythme hard rock mais qui réserve des sautes d’humeur fort généreuses dans son refrain qui est d’une grande puissance vocale. Là encore, on sent que le morceau est taillé pour la scène.

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Mais bien évidemment, le skeud ne possède pas que de bons morceaux. On pense notamment à Everything’s Gone qui ressemble un peu trop à du métal à la limite entre Slipknot et Korn. Ici, point de variations, c’est brutal, sans finesse et ça envoie du bois. Malheureusement, la voix du chanteur se prête assez mal au jeu et le problème du morceau est qu’il semble tout droit sorti du skeud des années 2000. Il fait relativement vieillot. Par la suite on pourra aussi reprocher au groupe de faire un peu trop dans la chanson facile, celle qui pourra passer facilement à la radio. Through Oblivion semble être l’exemple parfait, même si sur le long terme le titre passe très bien et s’avère assez touchant. Seulement, il faut reconnaître qu’au niveau des riffs, c’est un peu la gueule de bois et ça n’avance pas. Heureusement, le refrain est ultra efficace. With Eyes Wide Open, on ressent là aussi une légère prépondérance au morceau facile et très accessible. Le problème, c’est que l’on a l’impression que In Flames vend son âme sur l’autel du commerce et c’est un peu déroutant. Tout comme Dead Eyes mais qui a le mérite d’utiliser de manière intéressante son clavier et dure surtout plus de cinq minutes. On pourra tout de même se rattraper sur l’aspect haché de Siren Charms, qui est un morceau intéressant musicalement et un poil moins vocalement.

Au final, Siren Charms, le dernier album de In Flames est relativement intéressant même s’il semble bien inférieur aux précédents skeuds. Plus accessible, avec des titres plus doux et surtout plus pop, le groupe semble essayer de se renouveler mais cela risque de dérouter pas mal de fans. Néanmoins, on retrouve des morceaux très efficaces et qui valent le détour, montrant que le fantôme du death mélodique est toujours présent.

  1. In Plain View
  2. Everything’s Gone
  3. Paralyzed
  4. Through Oblivion
  5. With Eyes Wide Open
  6. Siren Charms
  7. When the World Explodes
  8. Rusted Nail
  9. Dead Eyes
  10. Monsters in the Ballroom
  11. Filtered Truth
  12. Become the Sky

Note : 14/20

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Par AqME

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