septembre 24, 2020

Le Violon Rouge

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Titre Original : The Red Violin

De : François Girard

Avec Samuel L. Jackson, Jean-Luc Bideau, Jason Flemyng, Greta Scacchi

Année : 1998

Pays : Canada, Angleterre, Italie

Genre : Drame

Résumé :

En 1998, à Montréal, le « Violon rouge » est mis aux enchères. Personne ne connat vraiment l’histoire de cet instrument fabriqué par le maître italien Bussoti. Au XVIIe siecle, ce dernier créa le violon parfait pour son futur fils. Hélas, celui-ci meurt à la naissance, emportant la mère. Bussoti, fou de chagrin, vernit son violon avec le sang de sa défunte femme afin de lui conférer son âme. Des lors, le « Violon rouge » traversera les siècles, provoquant l’adoration, la folie ou la mort des personnes en sa possession.

Avis :

Je souhaite dire un très grand merci à une amie qui m’a fait découvrir cet excellent film totalement méconnu et passé à la trappe avec les années. Je vais donc revenir sur « Le violon rouge » qui est un film que j’ai trouvé original et prenant, un film mystérieux qui m’a fait voyager à travers le monde et qui m’a passionné jusqu’au final où chacun pourra se faire son opinion.

1998 à Montréal se tient une vente aux enchères assez particulière puisqu’on y trouve que des violons. Sur toutes les pièces de la vente, il y en a une qui sort du lot. Un violon d’une extrême perfection. Un violon qui résonne comme une légende. Perdu pendant des années, il a refait surface. Construit par Nicolo Bussotti dans les années 1600, ce violon rouge va traverser les époques et passé de main en main offrant à chacun de ses propriétaires un destin aussi tragique que magnifique.

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« Le violon rouge » est le premier film de François Girard, réalisateur canadien méconnu (depuis il n’a fait que « Soie » en 2009 avec Keira Knightley et Michael Pitt) et pour un premier film, le réalisateur fait preuve d’une belle ingéniosité et d’une sacrée audace, nous offrant un film à la fois original, qui sort de ce que l’on a l’habitude de voir, et un film terriblement ambitieux, car à travers le destin de ce violon pas comme les autres, nous allons traverser pas moins de quatre siècles de musique, d’histoire, de coutumes, de guerres et d’amour.

L’une des premières choses qui me vient à l’esprit quand je pense à ce film, c’est la qualité de son scénario et l’impeccable montage du film. L’intrigue du film est excellente. Hormis le fait qu’on suive ce violon sur toutes ces époques, le film dégage quelque chose de très mystérieux, un peu comme une malédiction. Un fardeau que beaucoup de propriétaires de cet objet de légende vont subir contre leurs grés. Et pour illustrer cette malédiction, dont on sera le pourquoi qu’à la toute fin du film, le réalisateur va nous offrir une très belle leçon de montage, puisque le film ne va pas arrêter de faire des allers retours entre le passé et le présent. Et le plus génial, c’est qu’à aucun moment, malgré la complexité du film, on est perdu. Le film est totalement fluide, on passe d’une époque à l’autre avec beaucoup de simplicité et de classe aussi. Tout s’enchaîne, on comprend tout, on suit tout et tout est passionnant. Ce montage est juste incroyable, il m’a complètement bluffé et ça fait du bien de voir quelque chose de la sorte.

J’ai aussi eu un gros coup de cœur pour la musique de ce film, qui fut récompensé par l’Oscar de la meilleure BO cette année-là. Alain Dostie a composé ici une petite merveille pour nos oreilles. Une musique à base de violon qui peut s’écouter en boucle. Cette musique sait comment ponctuer la moindre émotion des personnages et du parcours exceptionnel de cet instrument.

Le film jouit d’un casting international et est même joué dans pas moins de cinq langues par les différents comédiens qui vont s’offrir où bien trouver ce violon. C’est un film qui m’a fait découvrir de très bons comédiens. Les grosses têtes d’affiche sont très bien comme Samuel L. Jackson (Qui se paye deux répliques en français, c’est à noter), Jean-Luc Bideau, Jason Flemyng, ou Greta Scacchi, mais j’avoue que ceux qui m’ont tapé dans l’œil sont des acteurs qui m’étaient inconnus. J’ai eu un coup d’amour pour la comédienne italienne Anita Laurenzi qui joue avec beaucoup de charisme une cartomancienne. L’actrice est incroyable dans ce rôle, qu’elle tient avec beaucoup de retenue. Et c’est avec plaisir que je l’ai vu parcourir tout le film, puisqu’elle fait partie des scènes où l’on revient inlassablement pour en apprendre un peu plus sur la vie future de ce violon. Il y a aussi le petit Christoph Koncz, qui joue un tout jeune violoniste de Vienne qui est éblouissant. Le petit garçon est aussi touchant qu’il joue parfaitement du violon.

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« Le violon rouge » est donc une très belle surprise et je remercie énormément ma copine qui me l’a fait découvrir. Cette chronique lui est donc dédiée.

« Le violon rouge » est un film que je recommande fortement pour son originalité, pour son montage, pour ce parcours incroyable et pour ses acteurs secondaires parfaits. Je suis plus que ravi de l’avoir découvert.

Note : 18/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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